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dressa une petite chapelle sous l'invocation de saint Jean-Baptiste, où le fermier devait faire célébrer l'office divin chaque dimanche. Pendant la guerre de Trente ans, chapelle et maison furent rasées au sol et longtemps après les terres demeurèrent en friche. Ce n'est qu'au cours du xvm* siècle que ces terres furent de nouveau exploitées ; en 1726, une nouvelle ferme fut construite avec des écuries et des granges par le fermier Balland *, et bientôt le prix du fermage s'éleva. En 1774» ^c coin rapporta à la Commanderie 3,200 fr. *.
A quelque distance de la Bouzule, à la limite du territoire conservé en 1871 à la France, s'élève le village de Mazerules ^ En mai 1 288, le duc Ferri III accorda aux frères de Saint-Jean du Vieil-Aître et de Robécourt* tous les droits qu'il possédait en ce village, en échange de leur concession à la saline de Rosières i. Peu après, Mazerules appartint à la seule (^.ommanderie du Vieil-Aître, et la localité lui demeura jusqu'à la Révolution. Le commandeur y élait bas et moyen justicier, la haute justice étant réservée au duc. Il avait le droit d'y établir le maire, l'échevin, le doyen et le greffier. Il y possédait un cep, c'est-à-dire une prison où il pouvait retenir les délinquants 24 heures. Il y tenait les plaids annaux le lundi après le jour des Rois ; il y jouissait d'une série de droits, corvées, four banal, cens en poules, en cire, en argent. A un quart de lieue du village, la (Commanderie possédait un moulin, et, sur le ban, des bois d'une certaine importance ^.
La Commanderie du Vieil-Altre obtint encore de la générosité de particuliers de nombreux biens et, au début du xiv* siècle, elle hérita de ceux que les Templiers avaient possédés aux environs de Nancy. Les plus considérables de ces biens, de l'une ou l'autre catégorie, sont les suivants. C'est à Cercueil 7 une maison rue Haute, un gagnage consistant en terres arables, chêne vières et prés, des bois taillis. Le commandeur prétendait avoir droit de troupeau de bêtes blanches' à part; mais le comte d'Ourches, seigneur du lieu et de La Neuvelotte, contesta vivement l'existence de ce droit ^ et la Cour souveraine de Lorraine lui donna raison par arrêt du 29 mars 1734. A Vennezey, près de Gerbéviller, le commandeur est seul seigneur foncier, moyen et bas justicier; il nomme le maire et les officiers de justice ; tous les habitants lui doivent i4 deniers le jour de la fête de saint Etienne et i3 deniers par tête de
I. Pieds terriers de la Commanderie. A. D., H, 3o58-3or)7. Lepagf, Les Communes de la Meurthe, article Bouzule (la),
a. Procës-vcrbal d'amélioration, H, 3o54.