MAISONS UNIES A LA GOMMANDERIE DU VIEIL-AITRE. CJ
bétail. II hérite des particuliers qui meurent sans enfants légitimes '. La Commanderie a quelques biens et quelques droits féodaux à Essey-la-Côte, à Giriviller, à Moriviller* où elle possède sur ses sujets droit de haute justice ; ces sujets n'étaient que i5 en 1769. A Xermaménih elle possède un gagnage, quelques menus droits à Leyr et à Villers-lès-Moivrons*. A Art-sur-Meurthe 5, elle est seigneur en partie, tient les plaids annaux le lendemain de la Noël et donne l'investiture au maire choisi par les habitants. Elle prélève des redevances sur ses sujets directs. A Einville-aux-Jards ^ et à Amenoncourt ?, elle possède droit de patronage et nomme directement le curé. Il lui revient un huitième dans les dîmes de Goviller et dans celles de Vitrey, une petite part dans celles d'Ognéville *.
A Lunéville, il y avait autrefois une commanderie SaintrGeorges qui avait remplacé une ancienne maison de Templiers. Elle fut supprimée au cours du xvn* siècle et le Vieil-Aître hérita de ses biens. En vertu de cette succession, le commandeur de Nancy posséda à Lunéville l'immeuble où, en 1724, Léopold installa une Charité et pour lequel son fils François paya une indemnité assez forte. Il obtint aussi une série de terres sur le ban ; d'autres sur le ban de Huviller dit Jollivet ; la ferme de Pessincourt sur le territoire d'Einville, dont jusqu'alors il n'avait qu'une partie ; des droits considérables à Laneuvevilleaux-Bois'. Sur ce village, il partagea avec les seigneurs de Parroy et les comtes de Réchicourt les droits de justice haute et basse ; il est seul seigneur sur le ban voisin de Hagis ", où il établit un maire et divers officiers, et où il lève de nombreux droits. Enfin il acquit les grosses dîmes à Bonviller, moins le sixième qui revenait au curé d'Einville, à Raville et à Bienville-la-Petite ", moins le sixième au curé de Raville, le tiers des dîmes à Crion et Sionviller".
La Commanderie de Cuite-Fève, aux environs de Rosières, avait été de même réunie d'assez bonne heure à celle de SaintJean du Vieil-Aître et les deux corps de biens s'étaient confondus ''. Quelques autres commanderies ont été réunies à celle de Nancy, au moins pour quelque temps. Il en fut ainsi, de 1629 à 1738, de la commanderie de Virecourt'*.
I. Vennezey, canton de Gerbéviller. Le commandeur nomme le curé de Vennezey ({ui dessert aussi Essey-la-Côte.
a. Les trois communes, canton de Gerbéviller.