XVI.« SIÈGLB. S'il
La maison de la Porte-Blanche , rue Saint-Gildas , ou des Carmélites, ii*appartenait pas encore à la commune, et l'acquisition en fut faite. C*est dans cette maison que se tenait TEcole de Droit.
En 1S51 , sur la nouyelle de l'arrivée du roi h liantes , la ville en- Toya François Vivien à Tours avec 8 écus sols ou 360 sons (au plus 360 fr. valeur actuelle) pour y louer 800 corselets destinés à figurer à rentrée du roi. Une assemblée de ville tenue au château, régla non sans grands débats préalables et mûres délibérations la question du cérémonial. Il y fut décidé que les avocats seraient inrités à se réunir an cortège, en habits décents. On leur laissait le choix du cheval ou de la mule. L'université saisit cette occasion de prendre un costume. On assigna au recteur une chape de satin rouge cramoisi , un chaperon donblé de taffetas bleu ; les syndics eurent une chape de tabis rouge cramoisi , et les supports des facultés de droit de médecine et des arts (car» alors, Nantes possédait une université complète), devaient porter des chapes de damas rouge avec capuchon doublé de bleu. Ce cérémonial était imposé, à peine de privation de droits, privilèges et dmolnments.
En 1552, le roi établit un présidial à Nantes. Ce tribunal jugeait en dernier ressort, au-dessous de 200 livres, les causes qui lui étaient présentées. Les diverses charges qu'il comportait, s'achetaient à prix d*argent, ce qui malheureusement imprimait à ses jugements un caractère de vénalité. — La même année , la ville s'occupa de faire réparer les ponts.
En 1553, la ville et le clergé furent imposés extraordinairement par le roi.
Uannée suivante , Jean Cornichon établit un bureau de postes au nom et avec privilège du roi. Il prenait les lettres , dit Travers , pour Paris et la route. Jusqu'alors les habitants n'avaient pu correspondre arec les autres villes que par occasion ou par messagers exprès ; ainsi l^insUtation des postes existait en France depuis près d'un siècle, lorsque notre ville fut appelée à en jouir.
Trois édits du roi, de 1555, concernent notre ville ; le premier érigea on parlement la chambre des grands jours ou conseil de Bretagne ; le second établit un siège d'amirauté à Nantes ; le troisième érigea en grande maîtrise des eaux et forêts celle qui existait auparavant. La même année , les États se tinrent h Nantes , et la ville leur fit des cadeaux de vin. L'on creusait, à cette époque , le puits de la place Saint-