‹ Histoire de Nantes (volume 2)Chapitre 34 sur 64 · XVI.' siècle et la terreur politique de 93 » et l*on se · texte numérisé non relu

XVI.' siècle et la terreur politique de 93 » et l*on se

fatalité s'est opposée jusqu'à ce jour à rabolition de la peiee ém

Le roi commua ta condamnation du comte de Chalais poar qui concernait les suites du supplice , mais il ne loi fit poiat ^ÊÈmià la torture. Les amis du comte espéraient cependant encore; et, le but de );agner du temps , ils firent cacher le bourreau. Malt b dinal n'était pas homme à laisser échapper son ennenL Ua sérable, qui devait être eiécuté, reçut sa grâce , à la taire l'office de l'eiécuteur. Peu au fait de rhorrible ionction s'était chargé, il leva la hache et la laissa retomber sans tuer la henreui comte de Chalais ; un second » un troisième ooap rent pas davantage. Alors un long murmure des spectatenn fînta, h son trouble, et ce ne fut qu'au trente-cinqaième coop de la tête du patient roula séparée du tronc.

Ainsi fut terminé, dans cette ville, par le cardinal de long drame historique commencé par Louis XI , lonqne » voyage à Redon, il venait à IVantes étudier les fbroea du Bretagne, et les moyens de mieux détruire la pniasanoe indépendant des feudataires de la couronne. L^nn prépara de nouveau l'ancienne unité française au détriment d saux ; il brisa leur aristocratie et la remplaça par nne ritable ; l'autre, à 160 ans de distance » acheva son œnrre et solida tout-à-fait l'unité française et la monarchie. Tons laa employèrent la terreur comme moyen d'arriver an bnft; deux ne frappèrent que rarement et toujours les tètes lee pins La vie morale des empires serait-elle donc loamiae an président à la vie organique des hommes ? Ici» noua TOjooa, singulier hasard , Tenfantement de l'unité territoriale et de gouvernementale en France commencer et finir à Kantea, à intervalle de 160 années; et, pour que le rapprocbement complet encore , c'est par des douleurs cmelles qne cet s'annonce et s'achève.

En 1626, la guerre de religion recommença dam le de rSantes. Le roi demanda des secours à la TÎlle , et laa canons nommés les douze apiUres. L'année snirante , Nantes se précautionner contre les surprises des hagnenots.

Le duc de Guise demanda de nouveau les douze apôtrea.

dépoUtion se rendît à h Rochelle , auprès du roi , qui se contenta de receroir 12 mille livres, cent habits et cent paires de souliers. En 1628, Nantes envoya an siège de la Rochelle des pelles et des pioches, et douze beaux navires qui arrivèrent en mars devant la place.

Le cardinal de Richelieu avait montré beaucoup d'habileté et de fermeté dans sa conduite à Tégard des protestants ; ils furent traités bien plus durement sous l'administration du cardinal Mazalin. — Sans cesse on leur suscitait de nouvelles querelles ; chaque Jour c'étaient pour eux, dans tous les actes publics de la vie, des difficaltés imprévues à résoudre , des outrages nouveaux à essuyer. Ici» on leur disputait leur église; ailleurs, il y avait contestation pour le collège on le cimetière ; rarement ils obtenaient quelque chose des autorités, qui semblaient leur accorder des faveurs, quand è peine elles leur rendaient justice.

Lonis XIV devait maintenir Tédit de Nantes : l'humanité le commindaît , Téquilé lai en faisait un devoir , la politique ne permettait pas de faire autre chose; mais les prières du clergé , les insinuations des jésuites , et les perfides conseils de Le Tellier et de Louvois lui firent oublier la foi jurée. D'abord (ce fut en 1669), le roi supprima, dans tous les parlements , les chambres mi-parties , et l'on ne soufirit, dans celui de Paris, qu'un seul conseiller réformé. Bientôt on défendit aax réformés d'épouser des filles catholiques ; ils furent exclus des emplois et des corps d'arts et métiers. Cependant les calvinistes résistaient avec courage. C'est ainsi qu'à Nantes ils firent signifier au procureur-syndic les arrêts rendus en leur faveur. Le premier, du 21 août 1663, défendait de les contraindre à tendre le devant de leurs portes le jour de la Fête-Dieu ; le second défendait de leur enlever leurs enfants avant l'âge de puberté , sous prétexte qu'ils désiraient être catholiques ; le troisième ordonnait de les recevoir aux arts et maîtrises , après le chef-d'œuvre fait. En 1681, le roi permit que les enfants des protestants fussent admis, dès Tâge de sept ans, à changer de religion, et quelques-uns furent enlevés de force à leurs parents. Enfin , l'édit de Nantes fut rapporté en 1685, par une nouvelle ordonnance, qui proscrivait le protestantisme , bannissait ses ministres , et dépouillait les réformés des droits de citoyen.

Ogée , qui semble approuver en partie la révocation de l'édit de Nantes , ajoute cependant à son récit les considérations suivantes:

XYIL* SltoLB.

« Au lien , dit-il , de ramener les calvinistes nu sein de Péglise par la douceur et la persuasion , de leur inspirer de in paraissant plaindre leur erreur et s*intéresser à lenr sort , on multiplia les injustices k leur égard , on les pooMi à et on les força de cette manière k fuir lenr patrie. LonTOiSt empêcher ces émigrations, fit garder les frontières , et prisons des fugitifs qu^on saisissait. Ces précautions ne tenir dans le royaume une multitude de familles qoi avec elles leur argent comptant et leur industrie. L*. rAnglelerrc et la Hollande se peuplèrent de Français, qni lenr goût et leurs arts chez les étrangers, qni s'enrichirent des de la France. Le nombre des fugitifs était de pins d*i On en arrêta plusieurs qui , attachés sur des galères on dans des prisons , n'en étaient pas moins des citoyens rÉlat. Ceux qui demeurèrent , furent persécutés par les avec cette férocité qu'inspire à des fanatiques la dilTérence di i^ ligion. Ces malheureux, poussés ii bout, prirent dans la siitehl armes sous le nom de Camisards ; mais, trop faibles ponr réstain, ils ne voyaient de tous côtés qu'un affreux précipice , la faHit h mort ou les fers.

» Le fameux Fléchier, depuis évéque de Nîmes, Tint alors à par ordre de la cour, prêcher la controverse ; n^ayant pn, son éloquence , convertir les calvinistes , on enroja des vivre à discrétion chez ces sectaires. A la voix de apOtres, il se fit beaucoup d'abjurations; mais on ne rit version sincère. Enfin , on s'est peu à pen accontumé à les les fréquenter et à les aimer. »

Ce langage , tenu an XVIII.e siècle , par un auteur doal Ridépendance n'est pas le plus grand mérite, nons bien les protestants ont eu à souffrir par suite dei religieuses. Les honnêtes gens verront toujours un crime daas b révocation de Tédit de IS'anles , et les hommes politiques (aiBi établissons cette division qui ne devrait pas avoir lien) regraUBMl long-temps encore une décision de bon plaisir , qui a prifé h France de ses enfants les plus capables et les pins dérouéi.

XVn.« SIÈCLE. 305

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