BÈ6NB DE LOUIS XIII. — 1610 A
La noufelle de Tassassinat de Henri lY consterna les habitants de Nantes. Les uns craignaient le retour des goerres de religion ; les antres I les persécutions qa'ils avaient subies à une autre époque. — lit Tille ordonna desseirices funèbres et des prières, cpii durèrent trois jours et coûtèrent douze cent trois livres deui sous. — Une députation pavtîl ensuite pour assurer le jeune prince et la régente de la fidélité dflaNantais. Cette démarche leur fut très-agréable, et. ils en témoignénnl toute leur satisfaction par une lettre adressée au bureau.
Ce fut k cette épocpie que le chapitre décida d'écrire en langue mlgaire ses délibérations , et que les églises de Plantes commencèrent à adopter le rit romain. L'évêque, pour faciliter cette mutation, fit im^riraer un propre des saints, accommodé à Tusage de Rome, dans lequel il ne plaça que des saints nés dans le diocèse, ou qui y eussent Tëco. Deux années plus tard , il fit imprimer un processionnal , puis on propre des messes de nos saints > puis enfin le rituel de Paul Y, avec notes et additions.
Nos annales disent qu'en 1610, il n'y avait à Nantes qu'un seul £ahricant d'eau-de-vie.
L^année suivante (1611) , la garde nationale occupait cinq postes, les Changes, Sauvetout, Saint-Pierre, Saint-Nicolas, et la Poissonnerie. Le poste des Changes était seul tenu de faire patrouille; Tûflkier de garde allait prendre le mot d'ordre au château.
n n'y avait pas alors de confiseur à Nantes : des confitures données à MH. de Montbazon , de Rohan et de Brissac avaient été achetées chez les apothicaires.
La place Saint-Pierre , oîi se trouvaient auparavant le cloître des Chanoines et le cimetière de Saint-Pierre, fut consacrée cette année anx réjouissances publiques. On y plaça une colonne portant les aimes du roi , du duc de Yendôme et de la ville , dont l'architecte Belliard avait fourni les dessins.
G^était sur cette place que se tirait autrefois la quintaine du roi.
Les maladies contagieuses reparurent en 1612 : le bureau de ville décida de suite d'ouvrir le Sanitat aux malades; on y plaça les infirmiers et les infirmières que réclamait le service avec un aumônier. Hessire Jean Guinehenc-Duportal fut chargé de cette fonction ; mais
répidémie no fut pas de longue dorée , et bientôt neisire km Johanneau, économe dn Sanitat, prévint l^adminlstntioB qMhatladie avait cessé. Cet économe et Tanmônier montrèrent le zèle , et méritèrent les témoignages de reconnaissance qa*ib du bnrean de ville. M. Duportalfnt attaché pour nne année ai la ville lui paya sa pension , son logement» et lai accorda vii|l de gages par mois , sauf par après à lui pourvoir de piui pense dans les occurences.
Le Sanitat était trop étroit ; la ville acquit quelques clos de la Touche pour son agrandissement. Les nouTeanx la chapelle, les ferrures et la menuiserie Ini coûtèrent 8 à9 livres ; elle tint à ce que ses armes fussent mises sur la dechBi prouver que Touvrage avait été fait à ses dépens. Nous tronfens, le compte des dépenses , que Touvrage de maçonnerie rerint k 4 18 sous la toise, ce qui fait exactement quatre fois moins qn' d'hui , et semble assigner à Targent une valeur quatre fois
— Un Saint -Roch, un Saint-Sébastien, et d*antres raient dans ce compte.
Le Chapitre obtint, dans la même année, de rentrer d ception du droit affecté par Jean Y h la construction de la
— Les jésuites de Rennes et de la Flèche se firent accorisft Tentrctien de leurs collèges, la moitié des droits dn PapegariL
En 1613, la ville fit enfermer de haies vives et de fossés la lation d'ormes de la motte Saint-Pierre. — Elle accorda 80 HmiB cordelicrs pour acheter un nouveau tabernacle. La même aania, rËvéque et le Chapitre firent un concordat pour la nomlnaiisn te cures. — Choisis pour arbitres entre TÉvêque et le Chapitre ils déclarèrent, sur le vu des pièces fournies de part et d'i le Chapitre d'4ngers avait^Mnc/ic/iofi épiscopale dans son et était exempt de la juridiction de TÊvêque ; le parlement de IMif nppelé à juger cette sentence, la confirma.
Il y avait sur les ponts , en 1614 , une pyramide dont il ne n* «lue le souvenir; elle était située à Feutrée du pont de PirmU, dacMé de Yertais, et servait probablement, dit Traven, à indl^nsr ffiée dans laquelle le pont de bois avait été remplacé par nn pont depioR- Pourquoi notre siècle néglige-t-il tous les souvenirs dn quoi les maisons privées les plus curieuses et les monmnenis n'ont-ils pas des inscriptions rappelant les sonTenin qni s*y
xyn.« SIÈCLE. S07
dient. Chaque Wlle devrait tenir à posséder ainsi une histoire lapidaire accessible à tous les habitants. — Une pièce de la même année IMiHiTe qu'il existait alors une forêt à Bout-de-Bois , dans les lieux triTeriés aujourd'hui par le canal de Bretagne; elle portait le nom de Snrél d'Héric.
Sar la nourelle de la prochaine arrivée du roi, le bureau de Tille s^occnpa de lui faire une magnifique réception; elle décida d*aboid de commander deux tableaux au peintre Diard; Tun, de ludt pieds de haut; Tautre» de neuf: le premier représentait le roi à dieval , et Tautre Henri IV en Hercule^ habillé à la française , ayant tfMf 4M pieds un dragon , gardien du jardin des Hespérides , qui lui ptrésêmtê un rameau d*ar chargé de trais pommes. Un théâtre fut constnil à la porte Saint-IVicolas, et Ton j plaça les tableaux du peintre IMiid et d'antres ornements. La ville fit demander au Croisic sept galions équipés, afin de donner au roi sur la Fosse le spectacle d'un ciNBbal naval ; on éleva aussi un château de bois pour simuler une attaque de place forte. Ces premières dépenses montèrent très-haut ; mais la ville, quoique obérée, ne s'arrêta pas en si belle route ; au lieu de songer à payer ses dettes , elle commanda un dais de velours ronge cramoisi , long de sept pieds , avec les armes et les chiffres du roi, des broderies, des clinquants et crépines d'or; plus, dix enseignes nenves : six aux couleurs du roi , trois à celles de la reine et une aax couleurs de la ville. Ces divers objets coûtèrent 2,729 livres 14 sont 4 deniers, moins la façon du dais, qui revint à 600 livres.
Le roi et la reine , marchant sous le dais , entrèrent en ville par la porte Saint-Nicolas où se trouvait un théâtre chargé de musiciens. Ils furent reçus par M. Charette de la Coliniteè, qoi leur présenta trois clefs d'argent doré pesant près de deox aiarcs. Le cortège se rendît ensuite â la cathédrale , où Ton chanta un n Biuat.
Après le combat naval de la fosse , Louis XJII » Sjins pins se gdner, fit don des galions, achetés ou loués par la ville , à l^enaalgae de ses gardes-du-corps , qui voulut bien les rendre pour 800 livres. Ce divertissement donné au roi revenait déjà à plus de dix mille livres. — Les valets du prince prétendirent que le dais sous lequel Louis XllI avait marché , leur appartenait , et la ville , pour le ravoir , fut obligée de débourser encore 320 livres. Mais ce n'était pas tout : il fallut donner une couverture de Chine de 50 écus au comte de Treme , qui prétendait avoir droit de s'emparer des douze tapisseries et des trois
tapis qn\ avaient servi an théâtre de Saint-If looUt , et le i*i|iktè la cathédrale fut ohligé de donner nne indemnité de 6 Bmi ib aumôniers du roi, qui voulaient avoir le cairean et le tapb di|ri»dieu placé à la cathédrale.
L'Histoire ne saurait taire les antres folies faites daaft constance , et nous croyons devoir énumérer tnccewiT verses dépenses cpie la ville dut encore acquitter.
L'artificier du roi reçut 290 livres de récompenge pour ■ tifice, qui fut tiré des plates-formes de Saint-Pierre, et qae jestés purent voir sans sortir du château.
Dix-neuf barriques de vin de Grave, & 54 Iît. la barriqae ; six pipes de vin nantais à 48 livres la pipe ; da vin des Caflariv la somme de 247 liv. 10 sous , et des bouteilles; le tost asÉtartà 337 liv. , furent distribués aux seigneurs de la GoiiTt anBtÉb» semblés à Nantes , ainsi qu'aux gens du roi.
Les confitures présentées aux dames coûtèrent 227 livres etliiiB^
Les gcus du roi reçurent en outre les sommes saiTsntes :
Le fourrier des deux cents Suisses 136 lir.
Les trois huissiers de la chambre dn roi 270
Les archers gardes-du-corps 60
Les six trompettes du roi 19 A %
Les porte-chaises du roi
Les archers de ThOtel du roi
Les gardes de la porte du roi 48
Les valets de pied de la reine 13
Le chef de gobelet du roi
Le même pour vin du roi
L'iiuissier de la salle de la reine
Les porte-chaises de la reine 13 16 s.
L^hnissier de la salle du roi 80
Les héranlts-d*armes du roi 36
Les huissiers du cdnseil-d'état 45
L(ïs chcvaucbeurs de récurie 45
Les (rois musiciens qui avaient joué à rentrée dn roi. 101
Le roi fut enchanté de la réception qn*il avait reçue de ssi INaiilais. Il approuva toutes les dépenses faîtes à son occasioa. la chambre des comptes ne fut point do son avis: elle Toslat cette fois, les enregistrer , mais elle fit prévenir le buresH de vflk d'Ôtre îi layeuir plus économe des deniers nublics.
XYIl.* SIÈCLE. 309
Les fitats de Bretagne cpii se tinrent à Nantes pendant le séjour Louis XUI demandèrent en vain la destruction de la tour de #iniiil« Le gonvemement leur accorda la démolition des châteaux .ée Guerande , de Touffon et de Saint-Mars-de-la-Jaille. Nantes «Vmçi 2,000 livres pour ces travaux.
An départ du roi , la ville lui donna , en face du château , le spectaded'on très-beau feu d'artifice, qu'elle fit tirer sur Teau, à rentrée la nuit. Cette nouvelle consommation de poudre éleva de 1757 lile chiffre de ce qui avait été dépensé pour fêter Louis XUI.
Bb 1615 , les prêtres cédèrent à Messieurs de la Chambre des domptes le privilège de porter le dais lors de la procession , et les léHgieQses du tiers-ordre obtinrent la permission de bâtir dans la oovr de la Chambre des Comptes une chapelle , qui n'existe plus.
En 1616 , on frappait des doubles à Nantes ; Tédifice de la monnaie •e tronvait situé près de Saint-Léonard. La même année , le roi créa boit sergents de ville à la nomination du maire et des échevins. — Le père André-Boulanger- Augustin , connu sons le nom de Petit- Père-André y prêcha le Carême à Saint-Nicolas. La paroisse , pour lui «primer sa satisfaction , lui vota 30 livres an-dessus de ses hono-
En 1617 , les Turcs , dont la marine est aujourd'hui si misérable , enlevèrent trois vaisseaux de Nantes, à l'entrée de la rivière. Les marchands envoyèrent aussitôt des députés à la cour , auxquels se joignirent ceux de la ville ; les uns et les autres supplièrent Louis JUli de faire mettre un frein à la piraterie.
Six pleureurs furent institués par le bureau pour inviter aux enterrements des bourgeois les plus notables. La ville leur fournit des hàbiU de deuil.
A son entrée à Nantes , le comte de Rochefort devait recevoir du bureau de ville 1000 fr. d'argenterie et 1500 fr. de meubles ; mais il préféra recevoir le tout en argent , et Nantes se soumit à ses désiiB.
Lt transformation du cimetière de la cathédrale en une place publique, l'érection sur cette place de la colonne Belliard, l'acquisition par la ville du moulin Contant , l'augmentation du collège Saint Jean , la mort de l'évêque Charles-de-Bourgneuf , et l'établissement des Récollets sur les Ponts , datent aussi de la même année.
L'évêque Charles-de-Bourgneuf , en mourant > fit un testament dont
310 xyn.« siÈGU.
la teneor devrait servir de modèle à toai les hommo ëcfatali : I légua ses riches tapisseries à la cathédrïile. On las tendail nités avant la révolation; en 93, elles ont été Toléss, it croyons qa'il en existe encore anjourdliai. Il donns sa estimée 10 mille livres , aax oratoriens, qai rénssiront blir dans notre cité.
En 1618 , la reine-mère vint à Nantes. — Les la réforme de Sainte-Thérèse s^établirent dans la das. — Les Etats se tinrent à Nantes, et le Imrean de dépenses considérables en dragées et en vins destinés seigneurs cpii en faisaient partie. — L*on bâtit sur l^iie Fi alors la Sanlsaye , une cohuê ponr le poisson , qui m\
En 1619, le chapitre fit travaillera la Cathédrale; la Tan de ses anciens maires ponr assister anz marchés. Sa mentionne Torgne et de nouveaux bitiments , comme lea tions dont le chapitre voulait s'occuper. — La même accorda des secours aux capucins, comme elle en aTalt demment aux récollets. — La chapelle du Sanitat fut cet ouvrage coûta t203 livres. — Des seaux en coir , incendies, furent achetés pour remplacer les paniers d*< dronné dont on se servait auparavant.
IVos archives prouvent qu'en 1620, il existait, sur nie un reste de mur de ville. Un habitant , nommé riirétlns fut condamné h démolir un édifice qu*il avait oomi sur cette ruine. — A la même époque, il eziitait des religieuses tout-à-fait oubliées depuis , comme de ji fraîche les églises, aux époques de Noël et de rBpiphsnis, être en mémoire de Tétable de Bethléem ; d'j lemer des et des rameaux aux fêtes solennelles, de présenter wê vin et quelques bouchées de pain aux communiants dans la de Pâques, ce qui rappelait beaucoup mieux qn*anj(Niid*kai I munion du Sauveur et de ses apOtres. Le jour dn Yendiedi les églises étaient tendues d'étoffes noires seméea de ches , comme Tindiquent les comptes de fabrique.
L*année 1621 nous rappelle quelques faits importants, quels nous signalerons : L'emploi des chiffies arabes. — La Philippe Thibaut , qui fut empoisonné avec des fignes an où il venait de renoncer h Tévèché de Nantes. — La lefée
XVU.« SIÈCLE. 311
de 11 Tille et le jaugeage des barricpies. Le plan de Nantes fat fait par Giiillaame Branet des Bordes, qai dessina, en outre, un bastion qae Ton croyait utile pour défendre la porte du Port-Maillard : il vaCQt 36 livres pour ces deux travaux. — La ville décida , quant au iMigeage des barriques , que la pipe serait de 232 pots ou 464 pintes de Paris, que la barrique serait de 116 pots. Le merraiu des pipes fixé h 4 pieds 2 pouces de long, celui des barriques k 2 pieds 8 L U fut défendu d*employer, dans la fabrication des futailles, ■I kob rouge cossonné ni aubier.
Lat Etats de Bretagne se tinrent k Nantes en 1622; le bureau de ville, Malgré le mauvais état de sa caisse , trouva le moyen de payer des çriklions et des bals aux grands seigneurs ; cette coutume ajoutait poot-ètie encore an mépris de Taristocratie pour la classe roturière. — Les capucins s'établirent à Nantes la même année. — La ville arrêta de j^ésenter 16 candidats pour les élections des maires et 24 pour les ddherins. Les élections pour la nomination des juges dû commerce se feiaaient dès cette époque , beaucoup mieux , puisqu'elles étaient dii,^Un quai fut construit II la Fosse, au prix de 7 livres la toise;
ilgré la différence de valeur de l'argent , il est facile de reconnaître q[a*aujoard'bui nous construirions un semblable quai beaucoup plus chèrement. — Le parlement défendit encore, en 1622, aux cabaretîers, de vendre de la viande ou du poisson cuit , sans doute à la requête des aubergistes et des charcutiers.
En 1623 , la ville eut à payer pour cadeaux faits aux Etats par son baréta» du pain , du gibier , des friandises et 7334 bouteilles de vin. — Les pauvres furent renfermés au Sanitat, et la reine-mère posa la preaûère pierre du couvent des Galvairiennes dans le pré Balline.
L*aiuiée suivante, le quai de la Fosse fat prolongé de 200 toises. La TiUe fit jeter sur ce point les sables qui obstruaient TErdre et le port de la Poterne; les ouvriers furent payés à raison de 6 sous les hommes, et 4 soqs les femmes , ce qui semblerait prouver que l'argent valait 4 à 5 fois plus qu'aujourd'hui.
Le diner d'installation donné en 1624 , à M. d'Harouis de l'Epinai.^ prëaident au présidial , que l'appui des ducs de Vendôme et de Montbaxon fit accepter comme maire, revint à la ville à plus de 1260 livres (aojourd'hui 5040 fr.) sans compter le pain , le vin et le louage de.la ▼aîMeile d'étain. L'abbé Travers s'indigne à bon droit en racontant ces folles prodigalités du bureau de ville. — Cette même année les
maladies contagieuses reparurent. Piètre Dorion iiii]piau à sion, par ordre de la yille, an liyre du docteur Blello, description de la peste avec ies moyen* de fon préeefver. Une verrerie existait depuis assex long-temps dans Ti toine Ribes , qni en était propriétaire , obtint de t'étabKr k h pour fabriquer des bouteilles et de la raisselle blnndie.
En 1626, la ville dépensa en festins 2095 Ht. on 8380 fr.« actuelle ; de plus , elle donna des vins aux gens da roi po«r It do 4070 liv. , qui représente au moins 16,280 fr. — L* des Ursulines , la réparation de la cbapelle de Mîsérleoids«ri sition de la caserne actuelle de la gendarmerie par les rOratoire , dont le collège a fourni presque gratniteawt ft pondant de longues années, les enseignements les mellleaivtt portent à la même année.
En 1627, la ville s*endetta pour faire une brillante wémgÊmm maréchal de Thémines, gouverneur de Bretagne. Jaasys ni il France n^occasionna plus de frais et d^embarras par son eririfr Après lui avoir donné un dîner magnifique k laSaosinifen» la de ville se rendit à cheval à la Fosse , et lui fit aerrir lH)or laquelle rien n'avait été épargné. Arrivé à la porte las , il reçut du maire cinq clefs d*argent ; quatre écbe daient et le conduisirent à Saint-Pierre sons un dais portaient eux-mêmes. Devant le dais marchaient les nières des paroisses. Après le dais, le clergé, les leiiflaniilb chapitre marchaient en procession. Les mes étaient pour le passage du Saint-Sacrement au jour de la F( cortège arrivé à Téglise, on entonna un TeJ^emm^ apiès maréchal fut ramené à Thôtel de Briord. Ses valeta s*i dais, et la ville fut obligée de leur donner dix pistoles ponr la Après cette fastueuse entrée , vinrent des bals et dea MaSt ^ augmentèrent beaucoup la dette de la communauté des La charge de miscur ou trésorier de la ville était électÎTet érigée en office en 1627. — L'année saivante , la Tille il halle du Bouffay, qui lui coûta 12,235 livres, et le Aapitieda Pierre fit commencer les grandes voûtes de la cathédrale.
Une distribution de vin , le jour des Rois , qui coûta SKI un emprunt de 139,631 livres , contracté par la Tille an seize ; la construction du couvent des Ursollaea ; la
riiospîce do THermitage par les Capucins , et la création de leur éUblîssement sur IcinplacemcDl du Cours Henri lY , Tintroduction à Nantes des religieuses de la Visitation , sont de Tannée
Le blé fut très-cher en 1630, et le parlement défendit de le laitier exporter môme d'un diocèse dans un autre. Le bureau do ville obtint d'eu importer à Nantes jusqu'à concurrence de 500 tonneaux. Il fit aussi marché avec un particulier qui devait en fournir 2000 setiers. Au mois d'octobre, le froment s'éleva jusqu*à 18 livres le setier. Le bureau de villo s'occupa de la surveillance et de la police du pain ; mais le peuple , poussé à bout par la misère , et ne sachant à qui s'en prendre , accusa ses magistrats de s'entendre avec les boulangers et de spéculer sur les blés. Quelques émeutes eurent lien à cette occasion: la mairie fut obligée d'employer la force armée pour les réprimer. — L'année suivante , les blés ne baissèrent pmnl do valeur. Le pain de seigle se vendit jusqu'à deux sous la liTie t prix excessif pour l'époque , puisqu'il représente sept à huit sOQSf valeur actuelle. La ville, pour venir au secours des pauvres, pirit 5000 livres à constitut. La disette et la mauvaise nourriture doanèrent naissance à une aflectioB typhoïde , appelée peste par nos duroniqnes. Le Sanitat s'ouvrit encore pour recevoir les malheureux atteints de l'épidémie , et les précautions, pour éviter tout contact arec les personnes qui soignaient les malades, furent redoublées. Par ordre du bureau de ville, une nouvelle ordonnance parut bientôt après l'ouverture du Sanitat ; elle promettait trois sous à ceux qui tueraient les porcs et les chiens errants , et qui les traîneraient dans un charnier creusé sur la Motte Saiut-4ndré.
Eu 1632 , la ville , quoique très-obérée , fit une dépense excessive de vin à la Fôte des Bois; elle acheta, en outre, 40 pipes de vin d* Anjou , qu'elle fit déposer dans les caves de l'Hôtel-de-Ville. — CSette année, l'épidémie, suspendue par l'hiver, reparut au printemps ; le bureau décida de faire abattre successivement toutes les chambres communiquant d'une maison à une autre, comme il en existe encore dans la rue de la Bléterie.
L'on publia la défense en 1635 de mettre en mer aucun bâtiment
sans qu'il fût armé> et le commerce avec l'Espagne fut défendu pour
cause de guerre.
MonsisuB , frère du roi, étant venu à Nantes, le présidial , le cha-
Les principaux habitants de Nantes en furent les instigateurs ; Lovis Xni les punit en destituant le maire et les échevins.
Cette môme année nous rappelle rétablissement d'une poste aux
toltres dont les courriers partaient deux fois la semaine. Les lettres
jAUient taxées : celles d'une demi-feuille > à 2 sous; celles d'une
^JiNiiHey à 3 sous , et les paquets d'une once, à 5 sous. La ville pro-
fLpil des encouragements pécuniaires à l'entrepreneur, s'il parvenait
. àréassir, et lui donna 800 livres de gratification.
L'administration continua aux Oratoriens la jouissance du collège Saint-Clément, où l'on faisait d'excellentes études.
Les Ëtats se tinrent à IVantes en 1638 ; ils accordèrent au roi X millions , et la ville , après leur avoir fait distribuer 6,750 bouilles de vins étrangers , leur donna encore un bal , sur la demande ie M. et M,^^ de la Meilleraie.
L*ëv6que fit cette année un Mandement pour défendre aux religieux
ie quêter sans autorisation ; il leur défendit aussi de confesser, dans
let paroisses , sans la permission des recteurs ; mais le prélat , à son
y fut atta<iué par les boulangers , qui se plaignaient qu'il eût
isformé , sans autorisation , les moulins deBarbin en une papeterie,
et il fut prié l'année suivante , par le bureau de ville > de les rendre
lenr ancienne destination.
En 1640 , la ville fit transporter au moulin Coûtant la fabrique de Ipoiidre qui existait place Sainte-Catherine.
11 n'7 avait pas encore de Bourse ; la ville en fit bâtir une près la 'cbJ^iclle Saint- Julien. ElieBrosset^ architecte^ en fournit les plans et a les travaux , qui coûtèrent 8300 livres. — Cette Bourse existe en partie. L'on en voit des restes dans la cour d'une maison io la rue de la Fosse ^ où se trouve aussi une ancienne chapelle au- 'hui transformée en cave. — M. Hawke a cru devoir conserver n dessin le souvenir de cet édifice destiné à tomber bientôt.
vêque Gabriel de Beauveau érigea, en 1642, en séminaire, la ^^^^<^n de Mal voisine; il suffisait avant, pour entrer dans les ordres ,
retraite de quelques jours chez les oratoriens.
Propre nantais, imprimé en 1639, fut réimprimé cette année par
ins du grand- vicaire Michel Laubin.
bôpital , reconnu pour malsain , fut transporté sur l'île Gloriette. ™^* 4^ la Meilleraie approuva ce changement, promit de donner le
.^ir. XVII. « SIECLE.
loTraîD pour bâtir le nouvel hôpital , et fat reconna pour pi fondateur.
Au jour de IVoël , MM. du bureau se donnaient des boogies ai peiis de la ville: depuis quelques années cette dépense montai liaul, aussi la Cour des Comptes refusa-t-elle de i*approoTer : sur rc refus , modifia ainsi les exigences de la mairie de Ranl accorda :
18 livres de bouj^ie blanche au maire; V2 à chacun des six échevins et syndics; ♦) au j^rcilier;
8 livres de bougie jaune au jugc-prévdt ; f) au lieutenant; 8 au procureur du roi; f) ù chacun des miseurs, contrîVieurs de la ville et des poils.