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Saint-KicolaSfSiint-Sitiirnio, Sainte-I Denis , Saint-Léonard , Siint-Similien, Ssint-Clënent el 9 nalien. Nais , outre les églises qne nous Tenoks de eiler , i encore Saint-Svmphorien accolée au cimetière Satal-Simni Joie près rH(ttel-de-Villo , Saint-Jnlien snr la fosse , etc., i naires ilout l'un jionr les missionnaires, et de d'Iiommes et de filles, en sorte q|ne prCtm , kbbés , i };icu9es formaient onvinw le centiëmed'iine popolalioa i habitants.
En rc(;anl des inslitalioni religienseï, dods ] consirnctions i;ucrri6res qui protégeaient Nantes. Les m la vieille ville . les autres la fille neure dn HarefaiT. ] commençaient an cbateanj elles se dirigeaient vers l'Evin I vant les mottes Sainl-Pierre et Saint-André. On troan tour du Duc, puis celles du Doyenné de Salnt^Laorenl et i bâties en 1^00 , et placées snr l'espace planté d'aiiires qai t angle au-dcvanl de la maison Marion : plu loin , le '. demi-lune Saint-Pierre , un peu avant d'airÎTef k la place I Après avoir laissé le Cours Saint-Pieire, alors plara des I trouvait la tour de l'Evéché et celle de Gn^ àe Thoaa la tour de Pierre-de-DrcDx , élevée seize ans pins tard , alors toute récente ; enfin l'on descendait 11 l'Erdre en ■ du Trépied cl celle de Chanvin , qui étaient encore de 1 dn Papegault el le bastion Saint-André, qui dataient < puis la grosse tour sur laquelle on lisait cette tiscriptîoii I Pr6s de cette tour était une glacière ; Ik le nnr de ville ■ coude et suivait In rivière jusqu'au Port-Commuoean , i était défendu par la tour dn Moulin ans Hamois. Entre In i Petits-Uurs et celai du Port-Communeaa se trouvait la t balëtrie. Au pont des Petits-Murs les forUfications | rive droite de l'Erdre. ici on rencontrait d'abord la ioudell el celle de llaut-le-Pied ; puis, plus en avant, le pont , bj tonr de Sauveloat, qui dataient de 1237. Entre c« | Sainl-INîcolas se trouvaient les tours de Grinind, de Cotk illl Saiiit-Kicoias , construites dans le même temps. Auprès dn HM actuel des Etrangers commençait vne donve proFiHide el nafli d'eau , appelée donve Saint-IN'icolas ; elle occnpiit me fMia il b
Royale et de remplacement actael de la Halle-aux-Grains et de
I de la Pérouse , de telle façon que la rue de Gorges était en
aorte on quai. Dans cette douve, vi^-à-vis la rue Saint-!M-
9 autrefois du Dourgmain, se trouvait une île formant demi-
.el ]urotégée en arrière par les tours de Pierre et d*Alix-de-Dre-
I qoi défendaient aussi le pont et la porte Saint-Nicolas ; de là
l*à la Loire il y avait deux angles , dans le premier on voyait
Goichard , bâtie en 1227 comme les précédentes ; et , dans
de la Loire et de la douve Saint-I\icolas> au coin du quai
actuel y celle de Chevigné, construite en 1472. Le dessin que
09 donnons montre quelle était la disposition de cette partie
[Mlib qui a si complètement changé de face, et nous dispense
4pns de plus long» détails. Du château â la tour Ghe vigne
rfroavalt la tour des Jacobins , le Port-Hailiard , le Bastion-
, la tonr de la Monnaie > la tour Saint-Jacques, la porte
inditoe on de la Poissonnerie , la tour de la Prévoté , la tour du
lUt le Râteau ou Grille de TErdre à son embouchure dans la
, le pont du Râteau, la tour Sainte-Catherine , et celle de Bar-
liV fortifications â la moderne , construites en partie par le duc ^ttercœur, commençaient au Port-Gommuneau pour finir à Tex- IM de la douve Saint-Nicolas ; elles consistaient en six bastions , de l*Erdre, celui de Rennes , celui de Vannes, le bastion de m y celui du roi, et le demi-bastion Saint-Nicolas. Elles enlient la Motte Saint-Nicolas , Sainte-Elisabeth , la rue des Hauts- ^'JNtés, la rue Dubois allant de TËrdre à Saint-Similien , la rue du ^ Vattre , parallèle à celle-ci , la rue de Bourgnenf , la rue Moquechien 4CceUe de Bel-Air.
( ^' Four mieux connaître notre ville an commencement du dix-hni- '. Mmh siède , Il faut y entrer en quelque sorte ; c'est donc dans les ïiéaolres particuliers que nous achèverons de Tétudier. Nous lisons -ce qui soit dans un voyage du temps :
» Bientôt snr notre gauche , en descendant la Loire , nous aper- % cevons Saint-Sébastien dont il est question aux livres de Rabeé lais, Téglise en esl encore en grand renom, et les Nantais, pour » pestes et autres maladies contagieuses , y viennent en procession
» brûler un cierge mince , qni en embrasse la circonféreatt. Ml
i> est long. Dès le détour de la prairie de MaaTes , nous
» devant nous les ponts avec leurs maisons qni panlsseat d dl
I) au milieu des masses touffues de saules et de peaplienyCis
i> prolongent l'espace de trois-qnarts de lîene. Sar la droite al h
» ville , bâtie en amphithéâtre , le Ghàteaa » les divenes iBrtil»
» tions , la tour neuve du Bouffay qui porte si lëgèwBMit ■
» dOme et ses belles moulures en plomb » les maisons grisHm
» leurs toits d'ardoises, la longue flèche de la Collégiale , h
» drale qui s'élève majestueusement an mlliea d^iue ceMatè
M feuillage que lui forment les jeunes arbres de la balte
» enfin la rivière de Loire avec ses nombreax naTirea ^d
» ou déchargent sur les quais leurs cargaisons ; tout
» forme un coup-d'œil le plus ravissant qne j*aie jamais Ta mi^
» cun pays. C'est merveille de voir comme sur notre bateaa
» veut en jouir et se complaît eu explications. Bientôt
» sur le canal Saint-Félix: à droite est le Chitean, ft* gaaAsh
» partie de TIle^Gloriette , nommée préede la Magdeleiney
» nous le moulin Grognard et la Sansaie (Feydean) , dont ks
» s'étendent de chaque côté comme deux bras. Noos
» arrière le quai des Jacobins , et nous voici an Port<
» Le cœur bat en mettant le pied k terre de songer qne Hm ■
» trouve dans si ancienne ville de France « la pins coi
>i peut-être , et la capitale de notre province p qni toiyonis
» tenir indépendante d'aucun vasselage et ne fut jamais
» long-temps par conquête. Mon hôtellerie était la Cioix-Tcrti,
» sur la route de Vannes , dans la ville neuve , et j*ens à Ira
» pour y arriver une bonne partie de Nantes , la me de
» la place du Bouffay dont les arbres sont abattus et faisaimt as-
» trefois l'avenue du Château , la rue de la Poalaillerie» oeUs^
» Belle-Image , les Changes, la rue des Halles , le pont des
M la rue de Sauvetout ou de la Boucherie , le pont de
» et la place Bretagne
» Je désirais visiter les lieux les plus intéressants 9 et je a'ac- » cordai ce plaisir. Près de la rue de la Boucherie , Ton me MS- » tra une maison , dans laquelle la duchesse Anne a » dit-oa 9 » temps habité. A THOtel -de-Ville 9 je vis les portraits des
XVlI.o SIÈCLE. £37
i m de Nantes, exposés en quelque sorte à la reconnaissance publique. I » Malheureusement, la plupart ayant été gens de bassesse et de M poltronnerie envers les fq-ands seigneurs , afin d^en obtenir des » lltiea et des pensions sur les octrois , ils ne méritent que mé- » pria poor leur lâcheté et leur vilainie à dépenser , en présents m nobles , les deniers du peuple. Le maire actuel , M. Proust, digne successeur de ses devanciers , dit hautement qu'il faut flat- •lar le comte de Toulouse ,. gouverneur de la province , et le marqoia de Molac , gouverneur de la ville , parce que cela plaît aux konmes d'illustre naissance , de se faire protecteurs des grandes cUéaetde la bourgeoisie. Au surplus , cette manière dépenser, si .aliène lui a pas profité en estime, lui a procuré d'être fait maire héréditaire , au mépris de toute justice , et d'avoir sa part dans le revenn de la ville (1).
» Pappris toutes ces choses en promenant , et bien d'autres encore , comme la dépense de plus de mille livres tournois , payée par la mairie pour un service à noble dame marquise de Molac. Il est beau sans doute d'avoir plus de 100 mille livres tournois de reveno , comme cela a lieu pour la communauté de JNantes ; mais on est bien marri d'en voir employer grande partie à solder du vin le jour des rois , de belles régalades à l'installation des maires et des échevins , des gants et bouquets à la Fête-Dieu , et des cadeaux ! ceux qui n'en ont aucun besoin , comme les gouverneurs et les rois de France ; aussi les Nantais qui sont un peu ladres , mais du reste bons payeurs, se plaignent-ils de ce que la mairie doit, lorsqu'elle devrait être très-riche à pouvoir bâtir de beaux édifiées pour embellir la ville. Ce serait cependant utile , car les rues y sont étroites et sans apparence ; Nantes n'est pas grand, et l'on s*7 perdrait aisément , ce n'est que venelles et détours , c'est à peine si quelques monuments , comme la cathédrale , fixent l'attention. Du reste, c est une ville déplaisir et d'ouvrage pour le peuple » et surtout pour les ouvriers ; ceux-ci ont un lieu nommé la Danse » deêJDametf vis-à-vis le bastion^ et au bas de la Motte Saint- André , n OÙ Us se divertissent fort , pendant les soirées d'été. Les marins
(i)La ville a payé , depuis, 86/213 Uv. à la Teove de M. Proust , pour reotrer dans le droit d'élire les flaires. Ce serait aujourd'hui plus de 258,000 francs.
n n'y vont guère, maissonvent les commis-négociants et » qui s'y prennent quelquefois de belles passions on de
» J'ai remarqué que nulle part les pavés n^étaient en bonéM;! » en coûte cependant , chaque année , 6700 livres tonmoto {^Êfm- » dliui environ 24 mille francs) pour les entretenir , ainsi ^ b
portes et les ponts. Il n'est plus, do reste , permis de » sur la voie publique , trapes , perrons , chissis , étanz , » etc. , et les maisons qui menacent ruine sont abattues snr b » en vertu d'une vieille ordonnance qui vient d*étre
» Je ne saurais trop louer la manière dont la police eit Hift » JVantes , auprès des autres villes de France. Crainte qne les v^i- » geurs ne soient trop rançonnés , il y a dans chaque hôteifaris ■ » maximum afllché au lieu le plus apparent , sur lequel ou » consulter pour le paiement de sa dépense. Les échevins ▼ » les hôteliers gagnent, mais honnestement et sur le noHln«iii » de faciliter la visite de la ville ani étrangers. Cependant b vbul >» chère dans un lieu si proche de toutes les denrées ; mab » aux droits du roi , à ceux de Monseigneur Tévâcine et aux » la mairie ou communauté des bourgeois , comme ib V\ qui en surchargent le prix. Aussi le vin de Bordeaux se fSuiH sous la bouteille , celui d'Anjou 6 sous et 6 deniers ; caW II Nantes 3 sous , et ainsi des autres objets de consoMSlba. b » ville est éclairée pendant les trois mois d'hiver au mojeudsh^ » ternes. Chacun est tenu de balayer le devant de sa maison , tt lu » communications pour les lettres sont très -commodes. Toushi » mardis et samedis, à 6 heures, il y a coorrler pour Parb et villes de la route, et pour la Picardie, le Banphinë , la la Hollaude , etc. ; les retours sont les mardis et sainedby à i » heures du matin. Il y a en outre quatre courriers qui partant SBsn » chacun deux fois la semaine pour les antres routes. L^héisl éB » postes est rue de Briord. La nuit , le service da guet pevmcft fm Ton doroïc sans inquiétude ; Nantes est d'ailleurs pabibb. Oêêê assez étonnante , le service des incendies est bien organisé^ d cependant la ville n*a pas encore de pompes. Dans le dernier dscu /» accidents , des manœuvres appelés Lamhaiiet , qui ri » assez grand nombre de Tévéché de Saint-Brienc et » communes de Lamballe , Moncontour , Plœuc et Plaintei» » tioguèrent par leur activité.
9 Je ris , avant de quitter Nantes , tirer la qnintaine de l'évêque. » (Test vieille coutume et droit seigneurial , dans tout le comté, que » le tir de cette quintaine. Les jeunes mariés de Tannée sont tenus . 9 k certaine époque , de venir briser une lance en bois contre un » poteau à leur seigneur ; et , s'ils manquent , les assistants ne se » font faute d*en faire des gorges chaudes et de rire tout leur saoul; • car c*est signe, à ce qu'ils disent, que le tireur n'a point fait » bon choix au jour de ses noces, et (qu'il n'a point trouvé sa m fiancée en tel état qui lui eut été fort avenant. En général , la » quintaine se tire à cheval , en trois courses , dans chacune des~ » qnelles on frappe de la lance contre le poteau du seigneur ; quant 9 à celle de l'évéque , elle se tire en bateau , et c'est par ma foi un » divertissement fort agréable que les vassaux procurent ainsi, non- '9 seulement à Monseigneur , mais encore à eux-mêmes etauxétran-
9 gers. »
Je ne terminerai pas cette espèce de statistique sans dire un mot des institutions qui existaient à cette époque et du revenu de la communauté. Très -considérable dès 1700 , il montait à plus de 100 mille livres tournois, équivalant à près de 400 mille fr. d'aujourd'hui. Les octrois en formaient la presque totalité. Ils se percevaient sur les marchandises qui entraient à Nantes , d'après un tarif qui /l'avait guère varié depuis 1598.
Les objets de droguerie et d'épicerie payaient 3 liv. par charge (la ckarge était de trois cents livres) ; ceux de mercerie , 1 livre ; les étoffes de toile et de laine , 1 liv. ; le coton en balle, 6 sous par charge ; la cémse et les teintures, 6 sous; les viandes fumées, 5 ; le goudron, la iprosse toile écrue, 1 sou par pièce; la chandelle de suif, 5 sous; les coirs de Buénos-Ayres et de Russie, tannés ou non tannés, 3 sous pour
10 peaux; la quincaillerie, 10 sous par charge; le savon elle salpêtre, 6 ; le selylO sous par muid nantais; le sucre raffiné, 1 liv. par charge; terré
00 brut, 12 sous; le vin du dehors, 12 sous par pipe; le vin au débit,
1 son par pot , quand il était du cru , et 2 s'il n'en était pas.
Tous les navires au-dessus de 3 tonneaux venant à Nantes , soit du haut, soit du bas de la Loire , payaient 5 sous; il y avait encore des droits de sortie des marchandises, de pavage, et plusieurs autres: enfin, des rentes au nombre de 44> dont quelques-unes méritent d'être citées. Le moulin Talensac était affermé 110 liv. , les halles du
84» XYII.* SIÈCLK.
BoafTay^ 1020 liv.; la maison joignant rHôtel-de-Yille , 4W Er.zk moulin de la Sanisaie » 450 ; la Cohue (halle) aux poiMOM, M; h boutiques adossées à Téchelle du palais, 400 Ut. ; le draild^ap
et étalonnage des mesures , 500 liv.
Tous les corps d'arts et métiers avaient lean réglemeati liers» qui établissaient, l.<> qu'il fallait être catholiqi sa profession ; 2.o un fonds commun pour payer deux les, dont une pour les défunts ; 3.<> la défense, âi cens qai m\ reçus maîtres, d'eiercer; 4. « les conditions delà mutrin el ods de l'apprentissage. Il y avait aussi un maximam pour le frislili journée de plusieurs d'entre eux.
Les élections des maires et des échevins étalent faites par las art^ bics. Dans le principe, il fallait avoir été échevin poar dnTmir ihi: mais en 1700, cet usage était tombé en désuétude. Les éctoftai, I leur tour, nommaient les députés aux États, leurs choii souvent dictés par les grands seigneurs. Ainsi nons preuves de Travers, une lettre de M. de Molac, qui deamlalh communauté des bourgeois, de nommer son homme d*abiie,OifB fut fait; l'élection des maires n'était pas toujours ratifiée par bilii et toujours elle était influencée. Celle des jnges-ooosnls mieux; tous les commerçants étaient électeurs. Pour de consul, il suffisait d'être commerçant; et, pour devenir d'avoir été membre du tribunal. La Chambre de Gom posait de tous ceux, quel qu'en fût le nombre , qai avaient consuls.
A la fin' du XVIL'' siècle, les propriétés n*étaient paa dans l'évéché de IVantes, comme elles le sont aajonrd*tai; ■ y trouvait de très-grandes terres, et ce serait oublier nn important que do ne pas mentionner les principales et les leurs propriétaires.
La terre de Châteaubriant , la baronnie de Derral et la rie de Chantoceaux, appartenaient à un Bourbon.
Le duc de Coislin possédait son duché deCoislin, 1 de Pontchàteau et la Roche-Bernard.
M.'"^ la duchesse de Lesdiguieres possédait Tanden dncMde dont Machecoul était le chef-lieu.
La baronnie â*Aiicenis appartenait ao doc de Gharost.
La terre de Glisson se trouvait entre les mains du comte d*Avangoar.
Le marquisat de Blain était la propriété du duc de Rohan.
Après ces grandes propriétés, on citait encore, an commence- ■Mot do Xyin.« siècle, la terre de Gonlaine appartenant à M. de Rosmadec.
Les terres de Donges et d'Assérac appartenant au marquis d' Assène de la maison de Rieux.
Celle du Fougerai appartenant au marquis de Crequi.
Le manuscrit que nous avons consulté pour écrire ce qui précède, signale les maisons du vicomte du Pouldu et du comte de Tomrnemine, comme les plus distinguées de Tévéché nantais. La première était issue de la branche du Gué de Tille , de la famille dei Rohan ; la seconde , dont le nom se retrouve souvent dans les jintuUeê de ta Bretagne^ était la branche cadette des seigneurs de la Honandais. — Après ces familles historiques , on citait encore à Hantes, vers 1700, les de Sesmaisons , dont il y avait deux branches^ jouissant d*une vieille réputation de vertu, qui les faisait mardber de pair avec les plus grands seigneurs ;
M. de Crapado , de la maison de Lohéac ;
M. Dupré d'Orvault;
M« Dubois d*Avaugour; [. de Chevigné ; de la Muce Ponthus.
Toutes ces familles et quelques autres, qui peuvent nous échapper , étaient originaires du pays.
Lorsque à cent quarante ans de distance, et après trois révolutions qui ont détruit l'ancien ordre de choses pour y substituer le gou- ▼emement de la bourgeoisie , Ton arrive à jeter un regard en arrière , le cœur saigne en voyant que la cause du peuple ait si peu gagné , et Ton se garde de répéter des lieux communs sur cette vieille noblesse qui a si souvent compris sa mission comme un protectorat paternel. — r^oms célèbres , parchemins, titres héraldiques, armoiries , tout cela n'est rien , ne sert à rien pour celui qui ne brille ni par sa capacité , ni par sa vertu. Mais quelle puissance un nom respecté donne à Thomme qui a le bonheur de le porter! Cherchons Jdonc dans ce qui précède un double enseignement; voyons
xvn.- sificLS.
la terre inréodée k cpielipifli propiiétaïrea el I«« snccédaDl les unes anx antres antonr de l'iiuniobile cfeftieM li»' lincor. Rappelons-nons l'économie locisle de répoqDe. b <■■,•, rorvée , la taille el les preitationa lana nomlire vailleursi que du moins le manoir féodal becAurait mieux, lorsqu'ils succombaient sona le pvôA» du travail Puis, de tous les noms anciens, si recpecti^s du prnplc liourgcoîsîe , si en honneur même dana la notiloM;, cbockoM bien ont survécu. Voyons ensuite lea oonu noD*eani ptactel* (les autres : que leurs droits soient exbîbéi l'xact nous donne leurs titres actuels. Ont-iU lé|;lliin^ lear par son usat;e? Lent éleva lion Tient-elle de ser^tcn» rrndasM ou de basses usurpations ? Y a-I-il dans li pensée àv rem tpà ln| tcnl quelque désir d'eOacer les vieilles familles par an pli amour du pajs et de l'humanité , par de plas ^rand» «ertioa !i la civilisation , par un plus noble usage de 1» rirhusM- d 4c b :>3Dcc ? Cette élude , que tout citoyen doit faire . rend jme lu passé , sévbre pour le présent , el donne h rc\i véritable intelligence des hommes, l« rraie icien«i de l'I
DE.S ARTS PEKDAST LB XVII.* SlfeCU ST AV i DU XVIII'.
Les églises de Sainte-Croix , de l'Oratoire «t de» Jaciihi» l| liennent, par leurs façades, k celte période que ainu é (uellemenl.
Aux époques organiques de la vie des penpl«» , lorufiM li lout entière est animée d'une seule pensée et marrbe au n lorsqu'il y a une foi commune inspirant tons les airics Miciaei.l cliitcctnre est le premier des arts. La scniptan les moyens dont l'archilccte fait usage pont dunnor i certaines parties de son œuvre , pour embellir les *! la fois dans son travail l'unité d'ensemble «l de ronoi multiplicité d'effets. Mais, lorsque la croyame vient i i lorsque chaque homme , au lieu de s'inspirer de la pensée a se réfufjie dans son for intérieur pour denaniler i «a | taire dus règles de conduite, aussitôt l'indivirlualumo s^ beaux-arts ; l'archilecture , qui ne vit que par le grandlM
■aadrie , s'efface , la scalptare et la peinture apparaissent alors avec d*a«taiit plus d'éclat , qu'elles peuvent lutter avec un art dégradé.
Cet idées ne sont pas purement spéculatives: nous en trouvons la OOBfimuition dans le passé , et nous avons vu de nos jours les néo-cattlriiqBety les saint-simontens et les fouriéristes embrasser avec ardeur cette opinion. Les disciples de Fourier, plus que tous les autres , Ottt atUcbë une grande importance à Tarchitectonique , qui a souvent dié le sujet de leurs écrits.
G*est k ce point de vue qu'il faut se placerpour juger les églises dé Sainte-Croix , de l'Oratoire et des Jacobins. Leurs façades n'ont rien de religieux , et les intérieurs du XYII.' siècle ne le pu davantage. La renaissance de Tart grec a complètement flacé la pensée catholique.
ÀBCHITBCTUEB CIVILE.
•' ' Les châteaux de Chassais et de la Seilleraie , grand nombre d'hôtels d de nalsons bourgeoises de Nantes appartiennent au XYII.' siècle él Ml commencement du XYII^.
'•'Ia château de Chassais, ancien séjour des évôqrues de Nantes , wf^ttn fien de pittoresque , cependant M. Hawke l'a dessiné pour CQÉripiéteren quelque sorte l'histoire de l'art à Nantes , par les monu- ■wnsti de cette ville. Chassais, aujourd'hui, appartient à M. de Bondy, €*eel mie habitation très-agréable , située à deux lieues de Nantes ,
êm Saiate-Luce.
Le château de la Seilleraie, appartenant autrefois à la famille d^Harronis , est aujourd'hui la propriété de M. le marquis de Becde- Hèfie. Ce château est beau , très-vaste , c'est une véritable demeure ^ndère. Depuis M. d'Harrouis, les nouveaux possesseurs, l'ont considérablement augmenté et embelli: on y remarque le vestibule, l^eacalier, une galerie de tableaux dont le nombre peut s'élever h 600; plusieurs salons ornés de portraits; une chapelle richement décorée. —Le jardin, dessiné par Le Notre , en 4680, a été réparé par le propriétaire actuel , qui a fait mettre le parc à l'anglaise , et constraire le temple qui domine toute la contrée.
L'hôtel de Becdelièvre, situé à Nantes, rue de Briord, appartient â la môme époque , les escaliers en sont très-remarquables ; son architecture simple et sévère fait honneur au bon goût du président de la Cour des Comptes , qui le fit construire.
Nous signalerons encore rUôtcl de La Tallaye , dam U ne 5éKt- Dame, près la place Dumouslier; Thôtel Rosmadec, me de bG«niune , dont le bel escalier est terminé par des scalptores «a màt bosse qui ont dn mérite ; une maison située sor la place da IhInu-Vin, et sur laquelle la date de la construction se troareii
PEINTUBE ET SCULPTURE.
Il est rare de trouver, dans la vie d'une ville et d*
une succession non interrompue de cinq bommes se Mgaiil ■
4|uelque sorte de père en fils la noble mission de donner
des vertus publiques et privées, et de prendre Tinitialife
toutes les améliorations à introduire dans la cité quMIs haUtsaLb
faniillo de Becdolièvre mérite, sous ce rapport, une mentioa
spéciale. Les cinq premiers présidents de ce nom , qui ont
vcmenl dirigé les travaux de la Cbambre des Comptes , n*onl fmÊt
seulement des magistrats intègres , des censeurs souvent aévèni|M
les folles dépenses de Messieurs les municipaux , nous leur éras
t'nrore Tinipulsion que les arts reçurent k Nantes k rëpoqneqalBM
occupe. Ils appelèrent successivement dans cette ville leshaaM
les plus distingués. Leurs salons , ouverts k toutes les céUMMlf
virent fouler leurs riches tapis par les grandes illustrations h 0
siècle si fécond. Madame de Sévigné , Le IVotre , Le Brun, K^ali
Petitot et d'autres encore, ont habité Thôtelde Is me deBnnltf
la Seilleraie.
Madame de Sévigné a daté quelques-unes de ses lettres àt 9t château , auquel son souvenir ajoute un noavean mérite. CeA éih quVlle disait à sa fille, en lui parlant de M. d'Harronis , le digmA de Tancieii maire de IVantes :
« M. d'Ilarrouis veut , je crois, vous écrire» tant je le troaTesnttiB* siasmé de vous : je Taime , comme vous saves» et je me diffrtià l'observer. Je voudrais «pie vous vissiez cet esprit supérieark tes les choses qui font Tocciipation des autres , cette hu (*t bienfaisante , cette âme aussi grande que celle de T me parait un vrai modèle pour faire celles des rois, et j combien nous estimons les vertus morales : je snis assurée M. d'Ilarrouis mourait, on ne serait non pins en peine de m iaMf qu'on ne Ta été de celui de M. de Tnrenne. »
lit collection de tableaux de ce chftteaa renferme des Van-Dyck , des Le Brun, des Mignard, parmi lesquels nn portrait de M.«« de SéTigné en Diane chasseresse , donné par elle-même à M. d'Harronis; cm j remarque encore les portraits des cinq premiers présidents de la Chambre des Comptes , un Petitot du plus grand prix; enfin beauooup d*œu?res des autres artistes des règnes de Louis XIV et de Louis XY. Le vestibule est orné de peintures représentant Apollon chassant h Pfuit , le Crépuscule et l'Aurore ; les figures sont plus grandes que natare. Bans le dôme de la chapelle se trouve Thistoire de la Passion. A Nantes, dans Thôtel de Becdeliëvre , on voyait aussi des taUeaoxde mérite. Le plafond du salon de cet hôtel était de Lemoine; une poutre dorée le divisait en deux : d'un côté Vénus et les Amours ; ût Tantre, Minerve et les attributs de la science. Une grande peinture de Hichel Comel décorait le même salon : elle représentait le comte de Tonlouse en grand-amiral , entouré de toutes les divinités de la mÊOtt qui venaient lui rendre hommage.
Qaelqnes-nnes de nos églises possédaient, avant la révolution , des Idrieaox de grands maîtres : à TOratoire on remarquait deux tableaux de Le Sueur , Tun représentant une Descente de Croix , l'autre la GooTersion de Saint-Paul ; mais le plus beau des tableanx de cette église c'était un Massacre des Innocents , dont l'auteur nous est inemmo. Le tableau du maître-autel des Jacobins représentait Saint- Flrançois-de-Paule marchant sur les eaux , son manteau lui servait de voile. Une autre église possédait nn tableau du Poussin , représentant Moïse faisant jaillir l'eau du rocher.
bibliogrâphib.
Les écrits publiés à Nantes, ou par des Nantais , au XVII.« siècle , ■*offirent rien de remarquable ; nous allons cependant citer les principaux ouvrages et leurs auteurs :
L'Espine , gentilhomme du Croisic , a laissé un poème imprimé à Liège , intitulé : ia Parure des Dames.
Gabriel Hullin a publié, en 1616 , un traité de la nature et usages des marches séparantes les provinces de Poitou , Bretaigne et Anjou.
Odet de la Noue fut > comme son père, écrivain et gnerrier ; nous avons de lui des poésies chrétieunes (Genève , 1594) , et deux ouvrages intitulés , l'un : Description de la Tyrannie et des Tyram
UO X\1I.« SIÈCLR.
Boaiïay, 1020 liv.; la maison joignant rHôtel-de-Yille , 4M ET.;k moulin de la Sanlsaie, 450; la Cohue (halle) aux poÎMont, 3B6;h boutiques adossées à Téchelle du palais, 400 liv. ; le droit d*ap
et étalonnai^e des mesures , 500 liv.
Tous les corps d*arts et métiers avaient leon réglemeato liers, qui établissaient > 1.^ qu'il fallait être catholique sa profession; 2.^ un fonds commun pour pajer deux mi les^ dont une pour les défunts ; 3.o la défense, h ceux qui n*i reçus maîtres, d'exercer; 4.» les conditions delà mailiiae et de Tapprentissage. Il y avait aussi un maximam pour le frii^h journée de plusieurs d'entre eux.
Les élections des maires et des échevins étaient faites par lea blés. Dans le principe, il fallait avoir été échevin poar deveair mais en 1700, cet usage était tombé en désuétode. LesdchefiMvà leur tour, nommaient les députés aux États, leurs choix souvent dictés par les grands seigneurs. Ainsi nous troa preuves de Travers , une lettre de M. de Molac , qui dewÊMmib k b communauté des bourgeois, de nommer son homme d*aliaiio,CifB fut fait; Télection des maires n'était pas toujours ratifiée par h ni, et toujours elle était influencée. Celle des Juges-consala mieux ; tous les commerçants étaient électeurs. Pour dnrmii j consul, il suffisait d*ôtre commerçant; et, poor deveair d'avoir été membre du tribunal. La Chambre de Commerce ss posait do tous ceux, quel qu'en fût le nombre, qoi avaient été consuls.
A la fin du XVII.' siècle, les propriétés n'ëtaieot pas dans Tévéché de IVantes, comme elles le sont anjoonnM- «■ j trouvait de très-grandes terres, et ce serait oublier un important que de ne pas mentionner les principales et les leurs propriétaires.
La terre de Châteaubriant , la baronnie de Derral et la rie do Chantoccaux, appartenaient à un Bourbon.
Le duc do Coislin possédait son duché de Coislin, les do Pontchàteau et la Roche-Bernard.
M."« la duchesse de Lesdiguieres possédait Tancien duché ds dont Machecoul était le chef-lieu.
La baronnie d^Ancenis appartenait au doc de Gharost.
La terre de Glisson se trouvait entre les mains du comte d*A- ▼aiigonr.
Le marquisat de Blain était la propriété du duc de Rohan.
Après ces grandes propriétés, on citait encore, an commencement du XVni.e siècle, la terre de Gonlaine appartenant à M. de Rosmadec.
Les terres de Donges et d'Assérac appartenant an marquis d' Assérac de la maison de Rieux.
Celle du Fongerai appartenant au marquis de Grequi.
Le manuscrit que nous avons consulté pour écrire ce qui précède, signale les maisons du vicomte du Pouldu et du comte de Toomemine, comme les plus distinguées de Tévéché nantais. La lumière était issue de la branche du Gué de Tille , de la famille des Rohan ; la seconde , dont le nom se retrouve souvent dans les jâmuUei de la Bretagne j était la branche cadette des seigneurs de la Honaudais. — Après ces familles historiques , on citait encore à Hantes, vers 1700, les de Sesmaisons , dont il y avait deux branches > jouissant d*nne vieille réputation de vertu, qui les faisait marcher de pair avec les plus grands seigneurs ;
M. de Grapado , de la maison de Lohéac ;
H. Dupré d*Orvault ;
H« Dubois d*Avaugour;
M. de Ghevigné ;
M. de la Muce Ponthus.
Toutes ces familles et quelques autres, qui peuvent nous échapper , étaient originaires du pays.
Lorsque à cent quarante ans de distance, et après trois révolutions qui ont détruit Tancien ordre de choses pour y substituer le gouvernement de la bourgeoisie , Ton arrive à jeter un regard en arrière , le cœur saigne en vojant que la cause du peuple ait si peu gagné, et Ton se garde de répéter des lieux communs sur cette vieille noblesse qui a si souvent compris sa mission comme un protectorat paternel. — IVoms célèbres « parchemins , titres héraldiques , armoiries , tout cela n'est rien , ne sert à rien pour celui qui ne brille ni par sa capacité , ni par sa vertu. Mais quelle puissance un nom respecté donne à Thomme qui a le bonheur de le porter! Gherchonsjdonc dans ce qui précède un double enseignement; vojons
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XVn.* BlfcCLL
et lu e*atnilm M
la terre inféodée ï quelques propriétaires
succédant les unes aux latres autour de rimikiobtlc diSlca* 4ti^ (inenr. Rappeloas-nous l'écouoniie tociale de l'i^poquc. la itnM rorvée , la taille et les prestationa siiu nombr» ini|i(Mées mx vailleurs, que <lu moins le minoîr féodal ierooraîl alors ik Ml mieux, lorsqu'ils succomba ieut sons le poida du lr.i«ail ou das m Puis, de tous tes noms anciens, si reapecléa du proplr et dt I Iwnrguoisio , si en honneur mdme dans la nobli>sM; , clirrckon a ■lien ont survécu. Voyons ensuite les nouu ni>u«i;aui plarésKtH des autres : que leurs droits soient exhibés , et r|u' exact nous donne leurs titres actnela. Ont-ils lé(,-itiiné leur l pat son usaj;e? Leur élévation rient-elle de aerxif^^ rvpdosai MU de basses osorpations ? Y a-t-il dans la pesséo de ctia\ qui \t)^fl^ lent quelque désir d'clTacer les vieilles fimîlk's par au pl« t amour du pays et de rhumanilé, par de pina grands services m 'd la civilisation , par nu plus noble usage de It rir:h<r»c i>t de b | sancc ? Cette <!tudc , qoe tout citoyen doit filre , rend juste ca le passé , sévère pour le présent , et donne t «lui qui s'kb ort^ véritable intelligence des hommes, la vraie acience de ITiiatnlm
DES ASTS PEKDinT LE XVII.' SltClM IT AV OOtHÊttUMMÈl DW XTIII«.
Les églises de Sainte-Croix , de l'Orattrire et des JaruMaa «| tiennent, par lenrs façades, à cette période que ntiu» étodioi (ucllemcnl.
4ux époques organiques de la vie des peopks , lurMfue \m « tout catitsrc est animée d'une seule pensée et marrho au mAae lorsqu'il y a une foi commune Inspirant tons les scips soeiaui.rir^ chitccture est le premier des arts. La scnlptun^ et la petnluv ■ les moyens dont l'architecte fait usage pour ilunniT de la vit | certaines parties de son atnvre , pour embellir l<.^4 détails d réonif ■ la fois dans son travail l'nnité d'ensemble et de r«ac«fUMi il % multiplicité d'effets. 3Iais, lorsque la croyanct^ vient k i lorsque chaque liomme , au lien de s'inspirer de la pontée r se réfutjie dans son for intérieur pour demander ï ta ralMM Molaire des règles de conduite , aussitAt l'individualisme ) beaux-arts; l'architecture, qui ne vil que par le grandlote et te-
Xni.* SlfiCLE. 343
kblo , s'efîaco , la sculpture et Ib peintnre apparaissent alon avec JMtaDl plus d'éclat , qu'elles peuvent lutter avec an art dégradé.
^rCes idées ne sont pas purement spéculatives: nous en trouvons la
L^Oofiiinalion d.ms le passé , et nous avons vu de nos jours les néo-catholiques, les saint-simnniens et les foariériates embrasser avec ardeur cettR opinion. Les disciples de Fourier, plus que tons les autres , (Hit atlaclié une grande importance i l'architectonique , qui a souvent ité le sujet de leurs écrits.
C'est ï œ point de vue qu'il faut se placerpourjugerlcs églises d« Sainti'-Croi»; , de l'Oratoire et des Jacobins. Leurs façades n'ont oortes rien du religiem , et les inlôricurs du XVII.' siècle ne le «ont pss davantage. La renaissance de l'art grec a «Huplétement olîacé h pcnséo catholique.
AfiCKITBCTUHB CIVILE.
Le« ctaAteanx de Chassais et de la Scilleraie , grand nombre d'hfttels Vt do maisons lionrgeoises de Nantes appartionnenl an XTII.* sièclu et au ciimtiu^ncement du XYIII*.
Le château ite Chassais, ancien séjour des évéqnes de Nantes , n'ot&e rtL-n di; pittoresque , cependant M. Hawke l'a dessiné punr compléter eu quelque sorte l'histoire de l'art à Nantes , par les monuments de cette ville. Chassais , aujourd'hui , appartient ï M. de Bond}' , c'est une hnliitation Irbs-agréable , située li deux lieues de Nantes , en Sain te- Lu ce.
Le ch.lU-iiu lie la Seilleraie, appartenant autrefois h la famille (l'Harruuis . est aujourd'hui la propriété do M. le marquis de BecdeliAvr». Ce cliâloau estbean, très-vaste, c'est une véritable demeure princiËre. Depuis M. d'Harronis, les nouveani possesseurs, l'ont considérablemeat angmonté et embelli : on j remarque le vestibule , l'escalier, une galerie de tableaux dont le nombre peut s'élever ii 600 ; plusii^urs salons ornés de portraits ; une chapelle richement 4ric»rte. — Le jardin, dessiné par Le Notre, en 1680 , a été réparé pM' le propriétaire actuel , qui a fait mettre le parc A l'anglaise , et eonalraire le temple qui domine tonte la contrée.
L'hMel de Becdelifevre , si tué â Nantes , me de Briord , appartient i la mâme époque, les escaliers en sont trfes-romarqnables ; Mm' trchitectore simple et sévère fait honneur an bon goàt du président de la Goni des Comptes , qai le fit constraire; -
Noos signalerons encore Thôtel de La Tallaye, dau U ne IIHr^ Dame, près la place Dumoustier; Thôlel Rosmadec, me de bC«inunc , dont le bel escalier est terminé par des scalptnics m iHÊit bosse qui ont du mérite ; une maison sîtaée sor la place 4i !■!au-Yin , et sur laquelle la date de la constraction se troare
PEINTURE BT SCULPTUHB.
fl est rare de trouver, dans la vie d'une ville et d*i une succession non interrompue de cinq hommes se Mgaiil m «(uelquo sorte de père en fils la noble mission de don; des vertus publiques et privées, et de prendre rinitialivt tontes les améliorations à introduire dans la cité qoMls habitaLb famille de Becdelièvre mérite, sous ce rapport, nne meatioa spéciale. Les cinq premiers présidents de ce nom , qui Mt vcment dirigé les travaux de la Chambre des Comptes , n*OHl fvtl seulement des magistrats intègres , des censeurs sooYent les folles dépenses de messieurs les municipaux , noni encore Timpulsion que les arts reçurent k liantes k rëpofM^ occu])e. Ils appelèrent successivement dans cette ville les les plus distingués. Leurs salons , ouverts k tontes les r&— mi. virent fouler leurs riches tapis par les grandes illustratioas il • siècle si fécond. ]>ladame de Sëvigné , Le Notre » Le Bnin,B|pBif Petitot et d'autres encore, ont habité Thôtelde la me deMwK la Seilleraie.
Madame de Sévigné a daté quelques-unes de ses letlns h > château , auquel son souvenir ajoute un nouveau mérite. Ceit éih qu'elle disait à sa fille , en lui parlant de M. d*Harroni8 , le di|^ A de Tancien maire de ISantes :
« M. d'ilarrouis veut , je crois, vous écrire, tant je le tronve siasnié de vous : je Taime , comme vous saves* et je l'observer. Je voudrais que vous vissiez cet esprit snpérienrk tes les choses qui font Toccupation des antres , cette h et bienfaisante, cette âme aussi grande que celle de T me paraît un vrai modèle pour faire celles des rois, et j combien nous estimons les vertus morales : je sais a M. dllarrouis mourait, on ne serait non plus en peine de son iaMf qu'on ne Ta été de celui de M. de Turenne. »
Lt collection de tableaux de ce chMeaa renferme des Yan-Byck , det Le Bran, des Mignard, parmi lesquels nu portrait de M."« de SéTigné en Diane chasseresse , donné par elle-même à M. d'Harronis; on y remarque encore les portraits des cinq premiers présidents de la Chambre des Comptes , un Petitot du plus grand prix ; enfin beaucoup d*œn?res des autres artistes des règnes de Louis XIV et de Louis XV. Le vestibule est orné de peintures représentant Apollon chas- MBt h I^uit, le Crépuscule et TAurore; les figures sont plus grandes ipw nature. Bans le dôme de la chapelle se trouve l'histoire de la ^^ Vastion. A Nantes^ dans Thôtel de Becdeliëvre , on voyait aussi des -: faUeaaxde mérite. Le plafond du salon de cet hôtel était de Lemoine; i;.^«Be poutre dorée le divisait en deux : d'un côté Vénus et les Amours ; f--^ Pantre, Minerve et les attributs de la science. Une grande peinture :•' 4e Hicliel Comel décorait le même salon : elle représentait le comte ^'4e Toolonse en grand-amiral , entouré de toutes les divinités de la ^r«Mr, qni venaient lui rendre hommage.
Qv^lques-unes de nos églises possédaient, avant la révolution , des ; ^taUeaox de grands maîtres : à TOratoire on remarquait deux tableaux r'4e Le Snenr, Fun représentant une Descente de Croix, Fantre la :! flenveraion de Saint-Paul ; mais le plus beau des tableaux de cette ii église c*était un Massacre des Innocents , dont Fauteur nous est inmmmn. Le tableau du maître-autel des Jacobins représentait Saint- .flnnçois-de-Paule marchant sur les eaux, son manteau lui servait '. de ToUe. Une autre église possédait un tableau du Poussin , repré- ' eesUnt Moïse faisant jaillir Feau du rocher.