‹ Histoire de Nantes (volume 2)Chapitre 38 sur 64 · FIN DU BÈ65E DE LOUIS XIY · texte numérisé non relu

FIN DU BÈ65E DE LOUIS XIY

JLiBS dépenses annuelles de la ville, pour Tentretien des ponts, des qoais » des portes et des parés , s'élevaient h 6600 on 6700 liv. qu'elle était autorisée à prendre sur les deniers de Toctroi. Ce chifire est curieux, si on le compare an chiffre actuel.

L*année 1701 nous rappelle un tremblement de terre qui eut lieu dans la nuit du 20 au 21 janvier.

En 1706, un affreux ouragan porta l'épouvante dans tout Févéché; les marais salants furent détruits; un navire de Paimbœuf, soulevé par les vagues et par le vent , fut lancé dans un jardin à Bouges ; un antre navire fut jeté sur la prairie à Nantes; le bois des Récollets fut déraciné , et de nombreux dégâts de toute espèce laissèrent un profond souvenir dans l'esprit de ceux qui en furent témoins.

En 1708 , un édit du roi ordonna au propriétaire du bois de Lanluy d'affranchir Tile de Ghézine. On construisit , sur le ruisseau du môme nom , une chaussée et un pont pour communiquer de la ville à THermitage.

La ville acquit cette année la charge de lieutenant-général.

L'année suivante le froid fut extrêmement rigoureux à Nantes , comme partout ailleurs. En 1711 , il y eut une grande inondation : nue partie des ponts de Pirmil fut enlevée. Suivant le devis de Thevenon , ingénieur de la province , les réparations urgentes à y faire , montaient à 85 mille liv. Un arrêt du conseil-d'état ordonna de lever une moitié de cette somme sur la ville et les faubourgs , l'autre sur le reste du diocèse.

En 1712 , la ville défendit de nouveau de faire des constructions avançant en saillie sur la rue , et de bâtir en bois. Cette ordonnance était le complément de celle qui défendait de ne rien établir sur la voie publique.

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En 1713, il fat défendu de faire el de vendre de rean-de-fie it marc de raisin. Un édit de la même année accorda les pririlë|Ci it la noblesse aux maires et aux échevins ; mais ils deTaient p^ycr en jouir. A cette époque , où le trésor se tronTait obéré , TÉUt ar(;eDt de tout, et spéculait avec raison sur la sotte Tanité àt ^eois enrichis.

Le mouvement qu*ane plus grande habileté avait impriné li commerce de 1500 à 1700, ne se ralentit pas aa XV m.' siècle ; Ton fit même , à cette époque » qaelqoi hasardées , qui prouvaient refleryescence des imaginations. D si»* blait que, pour faire fortune, il ne fallftt qa*acheter et vendre. 97 asvires se dirigèrent, en 1715, sur nos colonies; mais* an nlBVi leurs produits ne trouvèrent pas de débouchés , bien que le ni sll permis de réexporter 10 mille barriques de sncre en franchise. Uiri marche la prospérité des peuples , d'oscillations en oscillatiani d «récoles en écoles , lorsque rien ne règle les spéculations.

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