‹ Histoire de NantesChapitre 16 sur 47 · IX. e lABTIEB · texte numérisé non relu

IX. e lABTIEB

Les inscriptions suivantes, placées sur le tombeau de la reine Anne à Saint-Denis, furent copiées sur vélin et placées au chœur des Carmes de Ffantes , dans un encadrement:

jétMo êolutis MDXIII die lunœ IXjanuamf

inntile. — En 1525, lanooTelle cathédrale, commencée en 14^, se trouTant pen arancée, et les trayanx marchant très-lentement, fante de fonds, le chapitre ent recours à nne émission d^indnlgences quMl sollicita du Saint-Père et parvint k obtenir ; cette ressource, si puissante dans les siècles précédents, ne fut pas d*an grand secours : il est yrai que Tannée était malheureuse , le Ué cher et rare , k tel point que la Tille fit poursuivre et ramener au port des bateaux chargés de grains.

En Tannée 1527, les seigneurs d*Oudon (Jean et Julien de Maiestroit) furent punis de mort sur la place du Bouffay , après avoir été convaincus de faux monnoyage, d'extorsions et d'assassinats.

Albert-de-Morlaix raconte ain^i ce fait:

tt L*an 1526 (vieux style), la maison et seigneurie d'Ondon en ce diocèse fut aussi dissipée, par vu malheur déplorable ; car lean et Inlien de Malestroit, enfans de Guillaume et de Françoise de la Noë, dame de la Noë en Goulaines , forlignerent de la vertu de leurs anoestres , tyrannysans tellement leurs subjets , qu'ils en furent tirez en iustice: mais enfin maistre Louis Droiiet, natif d'Ondon, aduocat au priué conseil les accorda : depuis ils reprirent leurs brisées , et voulurent contraindre leurs subjets de prendre la fausse monnoye qu'ils fabriquoient en leur tour d'Oudon ; et comme vu crime attire Tautre , s'estans trouuez au cimetière des Jacobins de Nantes (c'est où est de présent la donne du chasteau derrière leur couuent) , anec le seigneur de la Mttce-Pont-Hus , sur quelques paroles picquantes ils mirent la main à Tépée et le tuèrent, puis se saunèrent dans leur chasteau d'Ondon : ayant esté accusez des susdits crimes , le roy François fit commandement au duc d'Estampes d'aller mettre le siège douant la tour et chasteau d'Ondon , ce qui fut exécuté , et y furent pris et rendus aux prisons du Boufi'ay à Nantes , et depuis condamnez k mort par Monsieur Guillaume THuillier , commissaire du roy , pour faire le procez aux faux monnoyeurs qui se trouueroient en Bretagne , et leurs biens confisquez an roy , qui vendit la terre d'Ondon à Hessire Raoul de lueh, seigneur de Molac et de Prttauronx, pour la somme de 8000 escus. »

Deux ans plus tard, le roi, pressé d'argent, et désireux de ménager le peuple, s'adressa au clergé du diocèse. Le pape, de son côté , lui faisait pareille demande ; mais nos prêtres s'en tirèrent en gens habiles : ils répondirent au roi que le Saint-Père s'opposait à

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