ET
Le 3 février » la ville fut autorisée par le Roi à reprendre ses anciennes armoiries. Dans le même mois, la Mairie permit rétablissement d'un bateau de bains. Le 4 mars, la cour pré v6tale fut installée: MM. Baron y président; Baschor, grand prév6t; et Bernard, procureur du roi , prononcèrent » dans cette circonstance » des discours en harmonie avec les faits qui se passaient sons nos yeux. Le 4 avril , fut plantée la oroix de mission de la cathédrale. Le 16 avril, la Mairie renouvela la défense faite aux mariniers de fréquenter la salle des commerçants à Thôtel de la Bourse; il j avait quelque chose d'aristocratique dans cet arrêté; mais, à cette époque, la haute bourgeoisie, représentée à liantes par les administrateurs, s'efforçait de lutter contre le progrès et d'anéantir tout vestige de la Révolution de 89. Nous devons dire , à la honte de la révolution de Juillet , qu'elle a maintenu cette défense , et qu'il ne s'est pas trouvé nn seul marinier qui eût assez de courage civil pour ne tenir aucun compte d'une ordonnance tout-à-fait contraire à ce sentiment d'indépendance et d'égalité qui a été le principal mobile de nos révolutions. Le l.«' mai , notre ville rédigea une adresse au Roi an sujet du mariage du duc de Berrj; dans la même séance, elle décida l'acquisition de terrains destinés à agrandir les cimetières de Miséricorde et de Saint-Jacques. Le 5 août, elle fit replanter deux croix sur l'emplacement où Ton
présQme qoe Saint-Donatiea et Saint-Rogatiea ont reçu le martyre. Le 17 septembre, elle fit Tendre comme inutiles beancoop de papiers des archires ; dans le nombre se trouraient sans donte les procèsverbanx des fêtes républicaines ; l'ingénienr Fonrnier les avait mis en ordre, comme on pent s^en assurer , en consultant ses écrits ; mais il importait trop à quelques-uns des grands royalistes de Tépoqne de déchirer leur passé, pour que ce monument de faiblesse et de honteuses tergiversations pût être conservé.
Le 30 septembre , M. Louis de Saint-Aigoan fnt nommé maire , MM. Barbier, Roger, Levesque, delaTullayeetPetit-Desrochettes, adjoints. Avec cette Mairie commença un nouveau système: M. de Saint-Aignan était émigré et gentilhomme, mais il avait du patriotisme, comprenait son époque , et désirait trop vivement Tapprobation publique pour se faire le soutien d*nne cause impopulaire et d'un régime tyrannique. C'est à lui que nous devons Torganisation du Comité de Salubrité , institué en 1817. H ne se composait alors que de trois membres, MM. Fonré, ilocteur-médecin ; Hectot et Le Sant, pharmaciens.
La même année (1817) , M. Aubert fut autorisé à établir à JNantes une agence d'affaires , et M. Durand un moulin sur bateau , an p<mt de la Belle-Croix. Larectification du numérotage des rues fut commencée. Enfin , le 2 novembre , le duc d'Angoulême entra dans nos murs.
Le 13 août, eut lieu la délimitation des divers arrondissements de la ville, imprimée depuis avec la synonymie des rues. Le 11 septembre, la Mairie arrêta la construction du pont de Chézine, me de l'Entrepôt. Le 29 , la démolition de la Grande et de la Petite Boucherie fut commencée.
Le 9 février , M. de la Tnllaye fut délégué par le maire pour rechercher dans les caveaux de la cathédrale le cercueil du dernier duc et le cœur d'Anne de Bretagne , qui devait s'y trouver dans une boite d'or ; mais il n'en restait aucun vestige. Le 13 mars, la Loire déborda de 16 pieds 11 pouces. Le 5 mai , M. Cailliaud donna au
Alnsée d*histoîre natorelle une momie et des échantillons de minéranx recueillis par lai en Egypte. Le 3 jnin, la mairie établit près de la prairie de Manves-, ponr prévenir les accidents , nne embarcation montée par deux maîtres nageurs. Le 6 juillet , elle acheta de M. Albert la romaine située à Téperon de Tlle Feydeau, et ta consacra au pesage des foins. Le 24, eut lieu rinstallation de M. Levesqne en qualité de maire. Le 7 septembre , une ordonnance de police prescririt de constater les décès par un certificat de médecin. Le 27 , révoque , M. d'Andigné , fut reçu à Nantes par les autorités civiles et militaires^
Le i4 février , l'église de Notre-Dame de Ghézine fut érigée en succursale. Le 27 , la Mairie envoya une adresse an roi , à l'occasion de la mort du duc de Berry. Le 11 avril , elle décida Télargissement de la rue de THéronnière. Le 18 mai , elle fit assurer les propriétés communales contre Tincendie. Le 12 juin, elle acheta Tancien Hôtel des Monnaies. Le 24, elle protesta contre les prétentions dn Préfet, qui voulait usurper la police municipale. Il résulte d'un recensement fait en août , que la ville renfermait 68,427 habitants , dont 16,608 garçons, 21,589 filles, 11,085 hommes mariés, 11,085 femmes mariées , 3,136 veufs, 3,488 veuves et 1^436 hommes aux armées. Le 31 août , les plans et devis de la Halle-anx-Toiles furent approuvés. Le 1.'' octobre 1820, la naissance du duc de Bordeaux fut célébrée par une fête spontanée.
Le 6 avril , la mairie fit l'acquisiflon du logement des Sœurs de Saint-YIncent-de-Paule. Du l.«' au 3 mai, elle fêta, par des réjouissances publiques, la naissance du duc de Bordeaux. Le 29 juin , elle décida de faire démolir les maisons du terrain de Saint-Saturnin , ponr y construire une place. Au mois de septembre , elle établit un concours pour les demi-bourses au Collège. Le 6 novembre, M. Levesqne fut réinstallé en qualité de maire ; MM. Barbier , Petit- Desrochettes, de La Tullaye , Bemard-des-Essards et Doucet, forent nommés adjoints. Le 27 novembre > la ville décida Télargissement de la rue de la Verrerie.
M. d*Andigné monnit le 2 février ; on lai rendît les honneurs fnnèbres osités en pareilles circonstances. Dans le courant de jnillet, la Mairie s*occnpa virement de trouver près de THôtel-de-YiUe un local pour y construire un musée de tableaux. Le 4 octobre , un atelier de charité fut établi an Jardin des Plantes , dans le but de le niveler. An mois de novembre , Télargissement de la me des jCapacins fut arrêté. Le 7 décembre^ M. Micolon de Guérines fut installé en qualité d*évdque j en remplacement de M. d'Andigné.
Le 3 février , la Loire déborda et s'éleva de 18 pieds 2 pouces. Le <5, la mairie arrêta la construction de Taile ooest de THôtel-de-YiHe. Le 18, elle décida qa*nn repère serait établi en amont du pont d'Aiguillon. Le 8 août , elle mit en adjudication la construction de r Abattoir. Le 14 septembre > la statue de Louis XYI fut inaugurée sur la place du même nom. Le 19 septembre , la duchesse d*Angoulôme passa dans nos murs. Le 20 septembre, une troisième école de petites filles fut instituée. Le 7 octobre, la Halleninx-Toiles fut commencée sur les plans de Tarchitecte Grncy ; et, vers la fin du même mois, la ville acheta la rneUe dn Sanitat, pour prolonger la rue Penthièvre.
La mairie refusa l'autorisation d'établir à Nantes une salle de Tentes avec criées publiques. C'est ainsi que, pour être utile aux marchands et pour empêcher la concurrence de les ruiner^ elle s'opposait à son développement et proclamait instinctivement une grande vé-rite. Le !.<' mal , MM. Boubée et de La Tullaye fils neveu , remplacèrent MM. Barbier et de La Tullaye père, en qualité d'adjoints. Le 29 mai , la ville fut autorisée à vendre l'ancien hôtel de la Monnaie.
Le 11 jnin 1824, don Miguel passa à Nantes; il voyageait sous le nom de duc de Beira.
Le 4 septembre, la ville arrêta l'élargissement de la me du Calraire. Le 17, on apprit la mort de Louis XVIII. Le 1.** octobre, la
mairie décida de prolonger la rae Kervégan. Le 29 septembre , le roi appronra les conrentions faites par la Tille avec les ponts-etchaossées , an sujet des travaux du canal de Bretagne. Le 24 novembre , la mairie autorisa la construction d*un bateau de bains sur le quai Turenne. Le 13 décembre, elle arrêta Télargissement du quai d'Aiguillon.
Le 31 janvier, la mairie rendit publique TordonnaDce du roi qui lui permettait de contracter un emprunt de 800 mille livres. Le 18 février , elle acheta le terrain situé à Textrémité du Cours Henri IV pour y construire un muséum. Le 1»«' mars, elle décida de faire planter des arbres sur la route de Rennes et les autres voies publiques. Le 21 , elle s'occupa de faire élargir la rue du Calvaire. Le 29 mai , eut lieu la fête du sacre de Charles X ; Télargissement de la rue Kervégan date de la môme année, ainsi que le premier cours de mélapkute professé p«r M. Bigot Larivîère.
Le 11 janvier, M. Levesqne fut installé maire pour la troisième fois; ses adjoints furent aussi conservés. Le 27 mai, le préfet, M. Alban de Villeneuve , ajouta quatre nouveaux membres au comité de salubrités et, de plus, il étendit à tout le département cette utile institution. Dans le mois de novembre , les courtiers obtinrent le privilège de sortir et d'entrer librement dans la salle du Commerce aux heures de bourse.
Le 3 février , la ville arrêta Talignement de la rue Charles X , aujourd'hui rue d'Orléans. Le 20 février fut enregistrée une ordonnance du roi , qui permettait d'acheter plusieurs terrains dans cette même rue.
Le 10 mars, la mairie publia un arrêté très-sévère an sujet d'une mission qui allait commencer, comme si des mesures de police pouvaient servir à soutenir un culte et à lui donner de l'éclat ; comme si ce n'était pas au contraire le meilleur moyen de faire appel -aux perturbateurs que de les défier en quelque sorte dans un placard.
Le 7 aTiil , h mairie fit réparer les pnits publics. Le 11 , elle mit en adjadication les trayanx d'établissement d*one école de petites filles. Enfin , le 31 décembre , elle mit en adjadication les trayanx dn marché couvert , près la Halle aux Toiles , et publia an règlement de police poor cette halle.
Pendant tonte Tannée 1827 les traraox de bâtisse forent très-ac* tib; H. Bemard-des-Essards » anqnel, il noas semble, on n'a pas rendu complète justice , leur imprima un Tif élan ; ce n'étaient partout qu'édifices en construction. L'hôtel Ghardonneau , situé rue dn Calvaire» fixait surtout les regards. Nous regrettions, en 1832, que cet édifice ne reçût point de destination spéciale ; mais , depuis cette époque , la Société des Beaux-Arts s'y est établie.
Le 14 arril, la rille enregistra l'ordonnance qai lai permettait de faire les acquisitions nécessaires pour ouvrir la rue Boilean. Le 14 mai^ elle s'occupa de compléter 1 alignement de la rue Grébillon. Le 23 juin , la duchesse de Berry arriva dans nos mars. Le 25 juin , eut lieu rinanguration de l'église de Notre-Dame, an bout de la rae Penthièvre. Les 28 , 29 et 30 juin , des fêtes signalèrent de nouveau le passage de la duchesse qui posa la première pierre de l'écluse de l'Erdre.Nous nous sommes assuré nons-mème que la composition des quadrilles dans lesquels elle dansa a été consignée sur le registre des délibérations de la mairie. Le 30 août> l'administration municipale reçut l'autorisation d'acheter l'anden emplacement de la Collégiale , pour j construire un nouveau marché aux légumes.
Le 9 février, le nivellement de la rue des Cadeniers fat arrêté. Le 25 mars, eut lieu l'adjadication de la grille du Cours Henri lY. Le 17 avril, la mairie décida de faire démolir un grand nombre de maisons en Biesse, en Vertais et me Dos-d'Ane. Le l.«' juillet, l'Abattoir commencé le 10 avril 1826 , sous la conduite de M. Démolon et sur les plans de M. Malary , se trouvait achevé. Dans le courant de juin , le pont Charles X fut livré au public. Le 4 juillet , les dames de Saint-
Yincent-de-Paole forent aatorisées à coDstrnire leur chapelle. Quelques personnes des classes riches s*étant mis dans Tesprit qu'elles pourraient, par des souscriptions et la fondation d^nne sorte d*anmônerie à Saint^ Jacques , supprimer la mendicité, un arrêté de la mairie^ du 10 juillet, vint appuyer leur essai ; mais le mal avait, dans les Tices de nos institutions , des racines trop profondes pour être guéri par un aussi léger palliatif. Le 18 juillet, le Jardin des Plantes fut lirré au public. Le 11 août, la mairie arrêta Télargissement de la rue de la Barillerie. Le 16 septembre , elle résolut Tacquisition des boutiques du Bouffay , sur remplacement duqnel elle Tonlait faire construire un palais de justice. Le 7 octobre , elle fit interdire le pont de la Gasserie, remplacé depuis par un pont suspendu. Le 2 norembre» elle procéda à l'adjudication du pont en fer pour TArche-Sèche qui conduit au Musée. L'hirer de Tannée 1829 fut extrêmement rude, et surtout très-long. La débâcle des glaces occasionna quelques avaries et submergea un moulin à blé situé sur la rire droite an-dessous du pont de la Belle-Croix^
Le 8 mars, la mairie procéda à la reconnaissance et à nnventairê du Musée. Le 17 juin , elle transerivit une ordonnance du roi qui lai permettait d*emprunter -300 mille francs. Le 18 juillet, la prise d*Alger fut fêtée par un Te Beum et une illumination. Il est bon de rappeler qoi'k cette époque , les libéraux , à Nantes comme alllenlrs , blâmaient fortement cette entreprise, qnl sera sans doute aussi utile que glorieuse pour notre pays ; tant il est rare , en effet , de voir les hommes d'un parti approuver les actes de leurs adversaires !
BUDOBTS.
A ce qui précède noos ajouterons , comme complément, quelques extraits des comptes des recettes et dépenses de notre ville, à partir de 1818 , époque depuis laquelle la mairie a publié constamment cha* que année, deux mémoires, Tun sons la forme de projet (le budget) i Tautre comme compte définitif.
En 1818, les receltes extraordinaires étaient
éyalnées ï 8,055 fr. 96 c.
Les recettes ordinaires à la somme de. . . 753,729 88
Formant un total de. ....... . 761,785 84
An tabfeaa des recettes extraordinaires, on voyait figurer 3,555 fr. 96 c. d'excédant du budget précédent , et 4,500 fr. , produit présumé des amendes pour contraventions aux droits d'octroi. Les recettes ordinaires se composaient ainsi qu'il suit :
Centimes additionnels 12,309 fr. 96 c.
Patentes 1,000
Amendes de police 500
Fermage des maisons et usines communales. . 12,972 25
Pensions et rentes foncières 479 67
Rentes provenant de biens aliénés 188
Droitsdepesage,mesurage et jaugeage. . . . 3,600
(Produit brut. 797,745 24 c. ]
Frais de perception. 112,745 24 ( 685,000 Produit net. 685>000 )
Droits de location des places aux Halles. . . • 4,000
Idem.^ax marchés IMOO
Expédition d'actes administratifs on de l'état
civil 600
Ferme des boues 11,780
Ferme du langue jage des porcs 1,900
Excédant présumé du rôle de la contribution personnelle 4,000
Amendes de la garde nationale 4,000
753,729 fr. 88 c.
Les dépenses sont portées dans le môme budget àr 758,913 fr. 43 c. ; savoir : 691,978 95 pour les dépenses ordinaires, 66,934 48 pour les dépenses extraordinaires. Au tableau des dépenses on voit figurer les chifires suivants, qui en forment le total.
Frais de bureaux et employés de la mairie. • 38,581 fr.
Receveur municipal 8,000
,8 commissaires de police 18,200
A Reporter. . . . 64,781 fr.
536 XIX.« SIÈGLB.
Report 64,781 fr. 00 c.
Agents de police » etc 6,550
Gardefr-champétres 200
Abonnement avec l'état ponr remplacer la contribution mobilière 150,000
10 p. 0^0 da prodoit net de Toctroi. , . • 53,500
Logement da président de la coor d'assises. . 600
Contribution des biens commnnaot 1,800
Entretien da mobilier de la mairie 900
Id. des horloges 800
Id. des payés 12,000
Id. des halles et marchés 800
Id. des promenades 1,600
Id. des aqaedncs, ponts et fontaines. . . 800
Id. des antres propriétés communales. . 2,000
Id. des chemins yicinaux 3,000
Eclairage de la yille 38,000
Pompes à incendie 2,000
Traitement de Vinspecteor des pompes. . . 900
Id. de rinspectenr-yojer 1,500
Salaire d'un piqneur des trayanx publics. . . 600
Entretien de la salle de spectacle 2,000
Loyer d'un bureau pour les officiers de port. . 200
Garde nationale et dépenses militaires. . A
Soldes de 24 tambours , 2 trompettes, 2 adjudants. > 25,800
Habillement des tambours , etc )
Fonds accordés aux hospices . 206,000
Trousseaux des enfants abandonnés 14,000
Bureaux de charité et de bienfaisance. . . . 26,000
Atelier de charité 4,000
A la disposiiion du maire pour aamônes. . . 4,000
Pensions diyerses 5,822 fr. 95 c.
Entretien du collège lySOO
Bourses communales 12,675
Entretien de la bibliothèque 300
Achat de liyres et abonnements d'ouyrages périodiques . 500
A Reporter. , , . 645,128 fr. 95 c.
Report 645,128 fr. 95 c.
Traitement du bibliothécaire 1,800
Gages da concierge 600
Entretien dn Haséam d'histoire naturelle. . 300
Traitement dn conservateur 1,500
' Gages dn concierge 600
Recherches minéralogiqnes 600
Ecole de dessin (lojer et entretien). . . . 550
Traitement dn professeur 1 ,500
Conservation des tableaux et statues. . . . 300
Subvention dn théâtre 15,000
Denx rentes viagères pour tableaux vendus à
la ville 3,500
Culte 5,600
Fêtes publiques 4,000
Dépenses imprévues 8,000
 la disposition dn Maire 3,000
Total 691,978 ir. 95 c.
Parmi les dépenses extraordinaires, nous trouvons les suivantes:
Restauration de la halle neuve 6,000 fr.
Constructions an Collège Royal 2,000
Réparation dn Pont-Maudit 3,600
Renouvellement des tuyaux de pompes. . . 2,800
RéparaUon de Thorloge 2,000
Il convient maintenant de passer en revœ les principanx articles
du budget de 1831 , pour les mettre en quelque sorte en regard de
ce qui précède.
Recettes extraordinaires.
Elles ont varié (mais toujours en s*accroissant) suivant la quantité plus ou moins grande de terrains dont la ville pouvait disposer, et suivant les bonis des exercices antérieurs.
Recettes ordinaires.
Les droits de pesage se sont légèrement accrus, mais en oscillant; les octrois sont esUmés 930,000 fr. bruts , et 808,000 nets. Ils n'é- Uient portés qu'à 700,000 en 1818.
538 XlX.e SIÈCLE.
Dépenses portées au budget de 1831.
Les frais de bareaa de la Mairie liront guère yarié, et s^élèvent k 50 centimes par habitant. Le recerenr manicipal , payé dans le priaeipe 8,000 » pais 10,000 fr. » dans ces dernières années, se tronve réduit depuis juillet 1830 à 5,300 fr. La police coûte en tout 27,050 fr. ; Farchitecte, porté à 2,400 fr. sous la Mairie de M. Levesqne, ne l'est plus qu*à 2,000. La contribution mobilière était remplacée par un abonnement sur Toctroi , que Ton a malheureusement supprimé. Les dépenses de TAbattoir sont à 9,800 fr. Les frais de traitement des filles publiques ont monté successivement à 10,800 fr. La rille est obligée de payer 7,700 fr. pour faire enleyer les boues , qui ran^rtaient jusqu*à 12,000 fr. , avant qu^on employât le noir animal comme engrais. Les bâtiments communaux et le spectacle sont assurés contre Tincendie pour 5,442 fr. 25 c. La garde nationale , tombée dans Toubli et rétablie depuis notre Révolution , coûte en tambours et trompettes 18,900 fr. Les frais de corps-de-garde sont portés i 10,000 fr. L'hospice et les enfants trouvés reçoivent 210,000 fr. Le bureau de charité absorbe 44,000 fr. Sous la Mairie de M. Leresque , des sœurs de charité furent introduites pour soigner et raédicamenter les malades ; elles ont reçu d*abord 6,000 fr. d'établissement , puis 5,000 fr. par an , puis 8,000 fr. Il serait à désirer qu*on les remplaçât par un service mieux entendu de médecine et de pharmacie. Les achats de livres pour la bibliothèque sont réduits à 1,000 fr. : c'est une mauvaise économie. Une place de sculpteur de la ville avait été créée par la Mairie de M. Levesque, elle était de 1,200 fr. On pourrait peut-être employer ces fonds en commandes de statues et d'une manière plus utile aux arts. L'indemnité du théâtre , portée de 15,000 ^ 30,000 fr. , sous cette Mairie , est réduite â 15,000 fr. G*est une dépense inutile ; ceux qui vont au théâtre doivent le payer ; il est injuste de tjalre contribuer les pauvres aux plaisirs des riches; il est prouvé, d'ailleurs, que le drame, la comédie et le vaudeville se soutiendraient sans dotation , et que 30,000 fr. même de dotation ne suffisent pas pour faire marcher ces genres et l'opéra réunis. Le jour où le théâtre sera devenu un lieu d'enseignement pour le peuple t et un moyen de le moraliser, l'on aura le droit d'employer ses deniers à en payer les frais. L'entretien dû Jardin des Plantes coûte
4,000 fr. par an. Le secours de 2,000 fr. à la commanaoté da Refoge a été snpprinié.
On doit rendre cette justice à M. Leyesqne et à ses adjoints , qn'ils ont constamment fayorisé Tinstmetion ; d'un côté (ce qni était beanoonp à cette ^oqne) ils ne détruisaient pas Técolè mutuelle ; de l'antre « ib fondaient 3 écoles de petites filles , et dotaient de 6,000 fr. par an Fécole des frères. Les mêmes administrateurs ont fait exécuter des travaux considérables , mais à grands frais et avec peu de discernement : c'est ainsi que T Abattoir , par suite de sa position , se trouve privé d*eau. On doit leur reprocher aussi les dotations faites à plusieurs églises ; les frais d*un culte ne devant jamais être que volontaires ou prélevés que sur ceux qui le pratiquent.
Nous ferons observer, en terminant ce chapitre, qu'il serait important^ chose qui n'a jamais lieu ni pour les comptes du gouvernement , ni pour ceux des administrations municipales , qu'ils oflrissent chaque année un état de situation , d'après lequel on connût exactement l'actif et le passif; nous renvoyons , du reste, au tableau ci-joint, les personnes qui désireraient suivre la marche des revenus et des dépenses de la ville de Nantes de 1818 à 1830.
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