IX. • SlfiCUS
par nosdhs Légats quelque sainte relique appronyée de celles que TOUS possèdes , afin que par icelle nostre pays soit illustré. »
Albert-de-Morlaix fait précéder la réponse du pontife par les réflexions suivantes :
K Voilà la teneur de la lettre que le roj écriuit au pape, en laquelle on Toit asses combien ce bon prince estoit obéissant et affectionné à Téglise, magnifique et libéral en ses presens. Cette ambassade entra dans Rome fort pompeusement et fut bonorablement reçeuë des Romains, et dans peu dç iours eut audience. Les ambassadeurs logèrent rhes Flavius , beau-père du roy Salomon , et ayans expédié leurs affaires à souhait, s'en retournèrent en Bretagne, apportans au roy yn bras de S.^-Léon , pape, et la lettre du pape de telle substance:
» A très-cher et très-ay mé fils Salomon, kot des Bretons, et à tous ses fidèles sujets , Adeibn, pape par la grâce de Dieu, salut. Sçache rostre excellente Majesté que nous anons employé sept iours entiers à prier Dieu qu'il Iny pleust nous inspirer de vous rendre vue response digne de vostre magnificence , lequel temps expiré , nous et tons les Romains perseuerans en jeûnes et oraisons , il nous a semblé bon à nous et à nos trois cardinaux , de vous envoyer quelque portion du corps de Saint-Léon, pape et martyr, d'autant que c'est TU grand présent. Sçachez donc (Très cher fils) et tous les fidèles qui habitent vostre pays , que nous auec l'authorité des nostres , vous enuoyons vn bras dudit Saint-Léon , pour seruir de rempart et deffense à vostre royaume. C'est ce très-fort Léon , auquel les Romains ayant par enuie creué les yeux , et coupé la langue , l'vn et l'autre luy furent miraculeusement rendus , par vue gracespéciale de Dieu; en sorte qu'il preschoit plus éloquemment qu'auparavant : et , partant , nous voulons que tous ceux qui habitent vostre pays depuis la Loyre jusques à l'Occident qui auront fait voeu d'aller à Rome, et par empeschement d'&ge , de sexe , ou de personne , ne le pourront accomplir, soient absous de leur vœu , à condition de visiter trois fois l'an cette relique. Nous envoyons aussi à nostre frère l'archeuéque Festihian , le Pallium que lui demandez , auec son priuillege. »
Devenu tout à fait pieux , Salomon voulut rétablir dans leurs
fonctions les évéques simoniaqnes chassés par Nominoë ; mais les
nouveaux prélats conspirèrent sa perte. Voulant leur échapper il se
réfugia dans un cloître , oti des Français lut crevèrent les yeux.
Sur la fin du règne de Salomon , Actard , qui avait abandonné la
ville de liantes , od le» irruptions des Normands ne lui permettaient pas de vivre en paix , fut nommé archevêque de Tours par réieclion du peuple et du clergé. Hermangarius lui succéda dans notre ville. Cet évéqne parvint à découvrir, dit Travers , un ancien coffre dans lequel on conservait quelques mèches des cheveux et de la barbe des apôtres S.^-Pierre et S.^-Paul; il les recueillit et les enferma dans une croix d'argent avec une légende.
La mort de Salomon ayant été le signal des guerres civiles dans toute la Bretagne, Ton vit alors les Normands chercher à s'emparer du duché, tandis que Gharles*le-Ghauve, qui ne se croyait plus lié par ses anciens traités , se présentait à Nantes à la tête de son armée. L'on attribue à ce inrince les premiers ponts que nous ayons eus sur la Loire. On lui attribue aussi une ordonnance d'une grande portée politique, et qui dut puissamment contribuer à compléter l'organisation féodale, puisqu'il prescrivait à tout homme libre de se choisir un seigneur. Cette ordonnancé a fait naître naturellement la forme de vasselage , appelée recommandation , on plutôt , elle a im* médiatement régularisé ce qui existait déjà sous ce rapport. A cette époque , oii le plus fort faisait trop souvent la loi , les faibles trou* vèrent très-commode de se lier , par des paiements fixes et réguliers appelés salvamenta , à de plus puissants qu'eux , pour avoir au besoin l'appui d'une vaillante épée. Les couvents surtout recoururent à cette assurance de l'époque , et s'abonnèrent avec des seigneurs voisins qui devaient leur prêter secours. Aussi les Chartres de leurs monastères nous ofirent^Ues des traces de cet usage.
Quant aux terres allodiales, elles durent nécessairement disparaître depuis , entièrement , puisque l'ordonnance de Charles-le-Chanve en contenait implicitement l'abolition.
Nous remarquerons, en passant, que cette ordonnance, qui faisait si bon marché des droits et de la liberté de tous , fut acceptée sans réclamation , parce qu'elle était réellement utile dans ce temps de brigandage et d'anarchie.
Il est juste d'accorder aux idées chrétiennes qu'elles ont puissamment contribué à l'amélioration physique , morale et intellectuelle du peuple ; mais, pour peu que l'on étudie avec conscience le moyenâge , on est forcé de reconnaître que , trop souvent , le clergé a contribué à maintenir les abus dont il pouvait profiter, spéculant sur les croyances des masses , lorsqu'il y avait possibilité pour lui d'en
Urerpaiti. Sous les règnes dTripsoë et de Salomon , l'on s'inquiétait TÎTement de rapproche de la fin da monde ; aussi trouvons-nous dans les pièces du temps , grand nombre de donations qui commencent ainsi : Mundi lermino appropinqvanle (la fin du monde étant proche). — La teneur de ces donations nous montre ensuite qu'il était d'habitude de donner h la fois et la terre et les cultivateurs qui Texploitaient : ici , ces cultivateurs sont distingués en habitants hatUatorei , et en manants nuxnêntês ; ailleurs , il en est de désignés sous le nom d'esclaves numcfpii; ce qui prouve que les trois classes de vilains , dont nous avons parlé , existaient au Vin.® siècle , et que le clergé ne se souciait guère , une fois admis à la propriété , de modifier un ordre de choses contraire à l'esprit de l'évangile , mais dont il tirait bénéfice. Quelques lignes de l'une de ces pièces méritent d'être citées comme servant k faire connaître le latin de l'époque et l'un des modes de fermage du temps.
Rêddiium supra dietœ terrœ Bit de avena mod. Decem de frumento acte modiiet de Sieio duodecitn modii panes 52 unu4 perçus valens duodedm denarios , porcuUus valens dues denarios due muUenes et duo açni in manaheda duodeeim denarii.
Le rendement de la terre susdite est de dix mesures d'avoine , de huit uJésures de froment, de douze boisseaux d'orge, de 52 pains, d'un porc valant douze deniers, d'un petit pourceau valant deux deniers , de deux moutons , de deux agneaux et en monnaie de douze deniers.
Les cartulaires de l'abbaye de Redon contiennent , dans l'exposé des donations , une foule de faits curieux qui sortent de notre sujet , quelques-uns prouvent qu'au IX.« siècle la vigne était cultivée dans le Morbihan, près 4le Malestroit; d'autres, que certains seigneurs avaient des droits de pâture pour leurs chevaux , de nourriture pour leurs chiens; d'autres, qu'il existait un grand nombre de chaussées sur rOust et les autres rivières de Bretagne.
La fin du LX.« siècle ne fut pas plus heureuse pour notre ville que les années précédentes : après plusieurs années de guerres civiles, pendant lesquelles les Normands ravagèrent le pays , l'évoque Landeranus demanda à l'empereur la permission de se retirer , tous les étés à Angers, avec son clergé et les trésors de son église.
Cependant , Alain , dit le Grand , Fan des descendants de Gonan Mériadec , étant devenn dac de Bretagne on plutôt roi de Bretagne» pour me servir de Texpression du peuple, les choses changèrent de face. Quinze mille IVormands , chargés de dépouilles, traversaient la Bretagne pour s'embarquer; Alain les attaqua près de Guérande, puis ensuite près de Qnestember ; la victoire fut si complète, quUi ne s'en sauva pas quatre cents. L'évêque de Plantes put alors rentrer dans sa ville , où il mourut le 5 février 886 ; ses restes furent inhumés dans Téglise de Saint-Donatien , à l'occasion de laquelle s'éleva un procès entre le chapitre et divers particuliers, procès qui ne s'est terminé que par transaction, et an bout de 92 ans.
Fulcrius ou Foucher, abbé de Redon, fut le successeur de Landeranus ; pendant les neuf ou dix ans qu'il tint le siège épiscopal de Nantes , il se montra très-habile à réparer les désastres causés par les invasions des Normands ; il répara la cathédrale qui tombait en mines , l'allongea et l'augmenta considérablement. Devenu riche par les gratifications des seigneurs et du duc , il voulut s'occuper de reconstruire les fortifications de la ville ; mais voyant que ce serait Irop coûteux, il se borna à faire entourer de murailles la cathédrale et les parties les plus voisines. Cette enceinte, oU le peuple et le clergé pouvaient au besoin se retirer et se défendre contre les IVormands, commençait à la cathédrale, renfermait l'évéché et les regaires, descendait par la rue Saint-Denis, entrait au haut de la rue Saint-Gildas, aujourd'hui rue des Carmélites , d'où elle arrivait à la maison du doyen, et finissait à l'église, enfermant ainsi les paroisses de Saint- Jean et de Saint-Laurent ,> c'est-à-dire tout le canton dans lequel les anciens statuts du chapitre concentraient les chanoines, et dont ils leur défendaient de sortir, sans ôtre accompagnés d'un serviteur ou d'un clerc de l'église. Ces travaux , à la suite desquels Nantes put jouir de quelques années de repos , furent suivis de la réunion au diocèse de l'archidiaconé , occupé par le compétiteur d'Actard, et dont l'évoque de Vannes voulait s'emparer. Ainsi se termina le IX.' siècle, léguant un grand nombre de tristes souvenirs aux générations qui devaient suivre.
MJ^ÈYÈQxrE Foncher et le duc Alain moururent au commencement du X.* siècle : le premier en 906, et le second en 907; leur mort fut le signal du retour des Normands dans le comté Nantais. Le Band nous a conseryë à ce sujet quelques débris de notre chronique , que nous sommes heureux de pouvoir citer :
« Si assaillirent les dits Normans la cité de Nantes qui n'avait en » celni temps nul défenseur , sinon petits hommes demeurés des pre- » miëres pestilences et la prindrent , fors le Château qui pour la peur » d*eux a voit été fait auquel tous les citoiens fuirent, fors ceulx qu*ils » avoient ja pris ou occis, affin quUls se peussent mieulxdeffendre ; mais 9 ils ne leur purent résister , toutefois celui jour se deffendirent-ils » vertueusement et se sauvèrent jusqu'à la nuict ; si s'en retournèrent » les Normans grandement las à leurs navires , quand le soleil fut » couché, afin qu'ils mangeassent et se recréassent espérant le » lendemain le dit Château prendre avec ses defiendants. Mais les » Nantois, épouvantés pour la grande multitude d'eux , prindrent les » ornements de l'église et tontes les choses qu'ils purent emporter et » s'enfuirent chacun où il put, et alla l'éveque Adalard et les clercs en » Bourgogne , et les Normans au matin descendirent de leurs nefs » armés et retournèrent au Château, mais ils n'y trouvèrent rien. Si 1 entrèrent en l'église et emportèrent à leurs nefs les dépouilles et » les ornements qui y etoient demeurés , puis mirent le feu à la cou-» » verture de l'église et la brûlèrent et aussi derompirent les murs du 3) Château, en après montèrent les Normans par Loire. »
La Chronique de Nantes raconte ensuite comment les Normands poussèrent leurs ravages jusqu'à Orléans , et elle continue ainsi :
« Lesdits Normans descendirent de là jusqu'à Bièce , une ile située » près les murs de Nantes et ainsi qu'ils y séjournèrent survindrent » autres Normans auecques grand abondance de nefs qui leur deman- 9 dèrent la moitié de toute la rapine leur Ôtre distribuée , autrement » ils feroient bataille contre eux , auxquels les premiers moult centristes » répondirent qu'ils ne leur en bailleroient nulles ains se deffen-
fiO X.« SIÈCLE.
» droient d'eux et adonc prindrent les nefs et les despoilles et par le » fleuve de Loire s'en allèrent en la Basse-Bretaigne et ainsi demoura » la cité de Nantes vide et sans hiibitants , de sorte par long-temps ; » car les Normans espérant la retenir en leur puissance , ainsi Top- » pressoient afin que les citoiens par crainte d'eux ne retournassent » l'habiter.
» Qaand lesdits IVonnans furent ainsi descendus par Loire, ils » assaillirent les Guerandois qui d'antre part s'armèrent contre eux » pour leur résister» et en occirent lesdits Guerandois grand multitude 9 et adonc s'en allèrent lesdits Normans ainsi chassés par les Gue- » randois. »
A la suite de ces malheurs, les principaux chefs se retirèrent avec la famille ducale en Angleterre » tandis que les autres habitants s'établirent dans les diocèses voisins.
Jusqu'en 936 , les comtés de Rennes et de Nantes furent ravagés par les Normands , dont les hordes désolaient la France ; ils se portèrent aussi du côté de la Basse-Bretagne ; mais ils y furent vaincus et contraints de se retirer. Pendant tout ce temps, la ville, qae le comte Robert, frère d'Eudes, roi de France, leur avait abandonnée comme propriété , resta déserte.
En 936 , Alain-Barbe-Torte , fils du comte de Mathuédols et de la fille d'Alain-le-Grand , revint d'Angleterre à la tête de quelques guerriers. Pendant trois ans , il n'eut pas assez de troupes pour tenter un coup décisif; aussi se boma-t-il à harceler les Normands, les attaquant à l'improviste , et lorsqu'ils se trouvaient en petites troupes ; mais en 939 , fort de l'appui des Bretons qui l'avaient reconnu pour duc , il résolut de chasser de la Loire , les seuls qui restassent encore en Bretagne, avant qu'ils eussent accompli leur projet de s'établir à Nantes et de s'y fortifier. Prenant avec lui un petit nombre de cavaliers , il chevaucha » dit la Chronique , jusqu'à la cité de Nantes « où il trouva les Normans logés au pré Saint-Aignan (1) » en grand multitude, si combattit Alain contre eux; mais lesNor- » mans prisant peu sa force le chassèrent jusqu'à la sommité de )> la montagne , où Alain résidant grandement las et travaillé souf-
(t) Cette prairio occupait les mes aclaelles de la BariUerie , de la Casserie, la rue d'Orléans , la Plac« Boyale et le quartier de Saiote-Catherioe.
» frant soif merreilleiise , comoiença à plorer griefrement et par » humbles inières appeler l'aide de la benoiste vierge Marie , mère de » notre Seigneur ^ qu^elle Iny daignât oarrir une fontaine d'eau dont » Iny et ses chevaliers abreuués reprinssent leurs forces. Lesquelles » prières oyes par la vierge Marie , elle luy ouvrit à son vouloir une » fontaine qui encore est appellée la fontaine Saincte-Marie, de laquelle 9 luy et les siens suffisemment rafraischis et récr^^z t recouvrèrent » leur vertu et retournèrent vaillants à la bataille. Si assaillirent fer- » mement les IHorraans et lenr résistant aigrement , les occirent et » detranchèrent fors ceux qui s'enfuirent. »
Après la victoire > le jeune duc des Bretons entra dans la ville que les habitants avaient abandonnée depuis près de trente ans : les rues étaient désertes et n'oflraient partout qu'une effrayante solitude. 41ain s'avança vers la Cathédrale pour y rendre grâce au ciel de sa victoire; mais il n'en restait que les murs, noircis par la flamme: des ronces en défendaient l'entrée ^ et, pour y pénétrer, il lui fallut se frayer un chemin avec son épée , encore teinte du sang des ennemis, Nantes était reconquis, mais tout restait à faire. Après avoir examiné sa position avantageuse , Alain résolut de s'y fixer, et, pour le mettre à l'abri d'un coup de main , il fit rétablir les anciennes fortifications du château (1) ; il y ajouta une tour que l'on appela la Tour- Neuve; puis il fit creuser un fossé profond avec une chaussée en terre depuis cette tour jusqu'à la Haute-6rande*-Bue , qui a porté longtemps le nom de rue de la Chaussée. Alain-Barbe-Torte doit être regardé comme le second fondateur de Nantes. Au bruit de ses exploits , les seigneurs et les anciens habitants se hâtèrent de venir repeupler une ville qui leur offrait l'appui de ses murs, la protection d'un chef puissant, et par suite l'espoir d'une vie tranquille. Le duc la divisa en trois parties : gardant pour lui la première , il donna la seconde à quelques-nns de ses lieutenants , comme récompense de leurs services , et la troisième au clergé. Nantes fut ainsi partagé en trois fiefs : celui du duc s'appelait fief de la Prévoté ou Gentil-Fief; c'était le plus considérable. Ne trouvant pas encore la ville assez peuplée , et comprenant qu'il serait d'autant plus puissant et plus
(1) Il faut entendre , probablement , par le mot châtean , les fortifications cooslrnites dans le siècle précédent par Tëvéque Foocher.
riche qa*elle renfermerait plus d'habitants , Alain , dn consentement du roi de France , en fit nn lieu d'asile pour les serfs et les coliberts. Cette autorisation, qui fut, d'après Le Baud, une récompense de services rendus au roi Louis d'outre-mer , procura un demi-afiranchissement h un grand nombre de paysans (1). Sous le règne d'Alain-Barbe- Torte, l'évéque Hoctron fit démolir, dit notre Chronique, une tour qui encore estait demeurée des anciens édifices de ["église de Nantes , pour ta convoitise d'utie pomme dorée qui estait sur ladite toury dont il fut moqué et deprisé par le due Alain et s'en retourna à Saintr-Paul oik premier il avoit esté ordonné. Ce fait , que l'on ne peut révoquer en doute , porterait à admettre qu'au X.« siècle il existait encore quelques restes de l'ancienne cathédrale d'Erheremus ; car le passage ci-dessus de la Chronique de Nantes ne saurait s'appliquer qu'à la tour carrée qui se trouvait au-dessus du chœur de cette église.
L'on attribue au duc Alain l'érection d'une nouvelle église ou plutôt la restauration d'une ancienne basilique , connue depuis sous le nom de Collégiale de Notre-Dame. L*on y voyait encore , avant la révolution > un tombeau placé dans la muraille de la nef, un peu andessous de l'autel de la paroisse, sur lequel on lisait cette inscription qui était probablement la copie d'une antre plus ancienne (2).
jilani cognomento Barbe-Torte
Bretonum ducis illustrissimi
Justiciœ cuUoris acerrinU
Pagonorumprofligatoris infectissimi.
Hujus basilicœ magna cura et impensa restauratoris
Munificentissimi Domi militiœque strenuisnmi
Monumentum Lux Diu iatere nonpoiest,
Alain fut le restaurateur de la nationalité bretonne ; sons son règne, la Bretagne et le comté Nantais reprirent leurs anciennes limites. Le comté Nantais se trouva borné par la Vilaine , la rivière d'Oudon , le Laion , l'Evre , le ch&teau de Pierrefite et le Lay .
(1) Le nombre des coliberts était alors très-coosidérable en France , par «Dite de la vente des eaptifs des Normands.
(2) Cette inscription était écrite an pincean , en lettres gothiques , eioepté la dernière ligne \ elle paraissait assez récente ainsi que le tombean.