‹ Histoire de Napoléon BuonaparteChapitre 12 sur 38 · IV · texte numérisé non relu

IV

pêcher la gauche des alliés de se jeter en Bohême; s'ils étaient battus. On négligea , dit-on , de rappeler cette divisioii aussitôt que Blûcher eut forcé l'armée française à battre en retraite ; et ce fut ;seulement le 28 , que l'ordre de rétrograder lui parvînt. Après avoir combattu pendant trois jours contre des forces supérieures , elk arriva devant Lowenberg. Par malheur les ponts avaient été dé- ^ truîts la veille^ et la crue des eaux du Bober ne ! permît pas de les rétablir. De cette division , qui, le 26 , était forte de plus de huit mille hommes, il ne se sauva que quelques bons nageurs : le reste fut pris ou tué* ,

A la nouvelle .de cette défaite ^ Bubnaparte remit le commandemertt>de sa grande armée à Murat^ ou plutôt au maréchal Saînt-Cyr , qui commandait sous lui , et il se rendit à son armée de Silésie. Il la trouva dans la Lusace ^ près de Gorlitz. he 3 septembre , il attaqua les alliés et les contraignit à repasser la Queiss. Blûcher , fidèle à son système de ne livrer bataille qu'assuré delà victoire, refusa d'^engager l'action. D'ailleurs, il prévoyait que les manœuvres des alliés obligeraient bientôt Buonaparte à retourner dans Ici environs de Dresde.

Retraçons maintenant les opérations qui s'étaient faites à la gauche de la capitale de la Saie.

Il s'était livré à Hagelsberg, le 27 août^ un com-

bal où les français , après s'être conduits en héros, avaient succombé sous le nombre. Ils avaient eu quatre mille hommes tués , blesses ou faits prisontfîers*

Le ^8 , les alliés avaient sommé Luckau , où les français avaient un dépôt considérable de munitions de guerre et de bouche. Le commandant effrayé, dit-on , parla chute de quelques bombes, avait capitulé lejsoir même du jour où il avait été attaqué.

Ney, qui avait pris le commandement du corps d'armée jusqu'alors confié à Oudinot , fut battu le 6 septembre à Dennewitz, par le prince royal de Suède. Il eut dix mille hommes mis hors de combat et perdit soixante pièces de canon.

Ainsi les français , à cette époque , avaient déjà essuyé plusieurs échecs qui faisaient plus que compenser celui que les alliés avaient reçu devant Dresde ; ^t cependant l'état des choses exigeait , pour retenir les troupes allemandes qui combattaient sous les drapeaux de la France , qu'ils fussent constamment victorieux.

Le prince de Schwartzenberg ayant appris que Buonaparte avait marché contre Blucher avec l'élite de son armée , s'était porté de nouveau vers Dresde. Le 7 , les alliés avaient occupé Pirna. Buonaparte qui , à la nouvelle Hé ce mouvement , avait quitté la Lusace , les attaqua le 8, et Pirna fut re-

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pris le même jour. L'armée française se porta ensuite en avant. Le i o , elle prit position sur le Geyersberg , haute montagne d'où Ton découvre les plaines de la Bohême. Les alliés s étaient retirés presque sans combattre , afin d'attirer TenneiDi près deKulm. Buonaparte n^ayant pas voulu livrer bataille sur un terrain que recouvraient encore les cadavres de ceux qui avaient péri dans les combats des 29 et 3o août , chercha une autre route qu'il trouva le 11. Ce jour, son avant -garde attaqua le village de NoUendorf , qui fut enlevé à la baïonnette. Tout annonçait une action générale pour le lendemain ; mais , vers le soir , les alliée reçurent un renfort de vingt-cinq mille autrichiens. Alors Buonaparte ordonna la retraite, qui commença le 12. Les alliés franchirent , le i4> 1^ défilé de Peterswald , et ils furent repoussés par le comte de Lobau. Le 1 6 , Buonaparte fit marcher son armée vers Nollendorf pour livrer bataille. C'était aussi le désir des ennemis , qui, dès , qu'ils surent son arrivée , repassèrent les montages. Le 16 , à midi , ils étaient en ligne près de Kulm. Les deux armées , fortes chacune de cent mille hommes, se canonnèrentavec vivacité. L'aile gauche de Tarmée française ayant été renforcée , marcha le 17 contre Taile droite des alliés. Les russes et les prussiens furent culbutés. Il se retiraient en déso.rdrc j^ lorsque le comté de CoUorédo^

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i la tête d'une réserve d'autrichiens , chargea les français avec audace , ^t les fit reculer avec perte de dix pièces de canon et de deux miiie prisonniers. Tel est , du moins , le rapport des alliés. Napoléon, prétendit n'avoir engagé qu^une vive canonnade hors de portée , et qui , par conséquent, aurait fait peu de mal. Mais , n'était-ce que pour cela qu'il était entré en Bohême ? (^UlOÏ qu'il en soit, il derheura à Pima les 19 et 20 septembre. 11 voulait donner le teras d'arriver aux renforts qu'il envoyait à l'armée de Macdonald. te 21 , il se rendît à Dresde , et le 22 à Harthau.

Blûcher s'était attendu à être attaqué, le 7 septembre, dans sa position s:ur la Queiss; Ayant appris le retour de Buona|iarte à Biresdé , il nlarcha contre Macdonald. Le 8 , il passa la Nèisse presque sans obstiiclé. Le i3, il était maître de Ôautzen et dés déiix bords de la Sprée. H prît , à la droite de cfelle rivière , une position avantageuse , où il attendit l'arraé^e française. . Napoléon ne crut pas devoir le faire attaquer ; et lé 24, il rentra à Dresde 1

Ney avait déjà réussi , le 10 sçptenibre , à rallier, dans les environs de Torgaû , les 4^» 7*- et 12*. corps. li avait re^u l'ordre de balayer la rive gauche de l'Élbe. Les suédois furent attaqués' 1627; I^essau fut rejprîs, et les alliés furent pour-^

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suivis jusque dans les retranchemens qui formaient la tête de pont.

Le i3*. corps d'armée , composé de vingt-cinq mille français et de douze mille dahois , avait évacué Schwerin dans la nuit du 2 au 3 septembre. Les français firent halte à Ratzebourg , et les danois marchèrent contre Lubeck. Le général hanovrien, comte de Walmoden, prit position , le 12, à Hagenovv. Davoust, pour faire cesser les alarmes que causaient les excursions dés j)artisans sur la rive gauche de l'Elbe ,. et maintenir ses communications 9 tant avec les places situées sur le Weser qu'avec Brunswick et MagdeLourg , détacha un corps de huit mille hommes , doi)t il donna le commandement au général Pécheux. Une lettre interceptée apprit le secret de cette manœuvre à AValmoden , qui , après avoir chargé le. général Vegesack d'observçr Davoust , réunit l'élite de ses troupes , passa l'Elbe à Dpmitz , dans la nuit du i4t et prit position , le ï5, sur le bord septentrional de la Jetz, près de Dannenberg. Il apprit , là , que Pécheux était à Gorde , sur la route de Lunebourg. Les alliés avaient environ douze mille hommes, 61 les français n'en comptaient pas plus de six mille , à cause des postes, qu'ils avaient été forcés d'établir pour assurer leurs communications. Walmoden , craignant avec raison, de no pouvoir contraindre Pécheqjç à recevoir le con^ ,

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bat s^il lui montrait toutes ses forces « cacha la marche d^une partie de ses colonnes. L^action sVngagea le i6, sur les quatre heures de Tapi^ès-midi. Les français la soutinrent avec vigueur jusqu'à llnstant où ils furent attaqués sur leurs flancs par les corps ennemis dont on lew avait dérobé rapproche. Alors ils firent retraite , ayant eu environ deux mille hommes mis hors de combat. Cette expédition , qui ne coûta que cinq cents hommes aux alliés , consterna les partisans des français. Les habitans de Hambourg en conçurent la flatteuse espérance de recevoir bientôt dans leurs murs les défenseurs de la liberté germanique ; mais leur délivrance était encore éloignée.

Tous ces combats partiels ne faisant que perpétuer îes malheurs de la guerre , les alliés réso* lurent d'y mettre fin par un action générale. En conséquence , Tarinée russe qui s'était formée en V; Pojogjpe, et qui était forte de quarante mille hom- ^n^res ,. reçut J'ordre de se porter dans la Bohême. Le i*'. octobre , elle arriva aux environs de Tœpiitz. A son approche , le prince de Schwartzenberg marcha vers Goramotau , où.son quartiergénéral fut établi le 5. Les alliés continuèrent , le 7 , leur marche vers Leipsick. Murât eut d'abord , près de Froburg , quelque avantage sur le corps de Witgenstein , qui bientôt reçut des renforts Ql contraignit les français à se repKqr sur Borna*

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Buondpartc qui , avons-nous dît , étaît rentré à Dresde le 24 septembre , demeura dans cette ville, ou dans les environs immédiats , jusqu'au 7 octobre suivant , saris qu*6 ri puisse rendre un compte satisfaisant de son iriaction ; mais à la nouvelle que Blucner , après avoir réussi à dérober une marche à Màcdonald /avait passé TElbe, le 3 octobre , vis-à-vis de Wartènbùrg , il avait quitté la capitale dé la Saxe. Daris le mériie tems il apprît aussi que le prihcé royal de Suède avait franchi ce fleuve, le 4 » avec toute son armée. Alors il coucha, le 8, à Wurtzen , lé 9 , à Eulenbourg, et le 10, à Dubèn , ayanjt à sa disposition les cprps. de Ney , de Bertranjd , de Rèynier et de Marmont , ainsi que sa gardé. D'abord il feignît de menacer Berlin; mais bientôt ayant aussi résolu de livrer bataille , il concentra' son armée aux environs de Lelpsick.

Le 12, tontes les armées alliées étaient réunies au nombre de trois cent mille horiimes , a[utrichiens , russes , prussiens et suédois. L^àrméfe française ne se montait qu'à cerit soixante et onze mille hommes. Le i5, Bùonaparte était à Reidnitz vprès de Leipsick , avec sa garde. Mùrat était à AVachau avec les 2'., 5*. e( 8*.. corps. Lé 4*-» réuni au 12*. , était à Liiidenau, Les 3*. et 7*^. étaient en marche d'Eulcnbourg pour se joindre "au 6*. Le 9*. étîut à Leipsick, Le 11*. , qui avait été'fôtt

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maltraitjrén'Sîlësîè , avait été foiidu dans plusieurs autres corps. Le i", et le i4^ étaient restés à Drésdte Le i6*. tenait garnison à* Darttzick, elle i3'. était, à Hambourg avec les xlanois.

Le i6, à' neuf heures du matin, les troupe» françaises fuirent attaquées sur toute leur ligne. A midi , six des attaques de Pennemî avaient été re- . poussées: Napoléon fit alors marcher sa gàfde arec cdntciriqoante pièces de canon ; et les alliés fircntJ avancer ieûrs réserves. Leur cav^alèrie exé* culà, contre la droite des français, une chat'ge qui les contVaîgriît'à quitter momentanément Dœlitàs , qo^unë division de la garde reprit bientôt. Douze cents hommes ^ au nombre desquels se trouvait le comte de Meerfeldt, qui commandait en chef, (urent faits prisonniers. Les cuirassiers français attaquèrent la csrvalerie ennemie , la culbutèrent et en firent un horrible carnage. Enfin , aprèsrhuit heures de combat, les.alliés rentrèrent dans la position qu'ils occupaient avant l'attaque. Ils fujrent plus heureux sur la droite de la Parlha. Blttcher attaqua Marmont avec furie. L'action fut disputée' vivement, et le village deMœckem pris et repris cinq fois. A la fin , les alliés forcèrent les français à se replier sur la jgauche de la rivière. Ou prétend que cette bataille, à laquelle on a donaé le noni de . Wachau , coûta quinze mille

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hommes à larmée française et vingt-cînq mille S

l'armée combiaee.

La Journée du 1 7 fut employée , de part et d^au« tre j à des reconnaissances. Buonaparte , sachant que l^armée russe commandée par le comte de Benningsen venait d arriver à la droke du prince de Schwartzenberg , et que le prince royal de Suède allait prendre portion à la gauche de Bliicher , quitta , le 18 , à deux heures du matin , les plaines de Wachau , pour se porter près de Leîpsick. Sa nouvelle position formait un carré , dont chaque face avait environ mille toises de longueur, et elle était partout , excepté du côté du nord, défendue par des courans d^eau^

Instruits du mouvement fait par Napoléon , les âflliés se rïnrent en marche trois heures après lui , dans le dessein de Tattaquer partout oii ils pourraient le rencontrer. A neuf heures , les armées furent en présence. Blîîcher menaça Leîpsick. Le prince royal de Suède enleva les hauteurs de Tauchk , où était la droite de Ney , qui commandait en chef sur ce point. Benningsen attaqua Macdonald à Holzhausen et le força de battre en retraite. Witgenstein , dont les troupes firent des prodiges de valeur àT attaque de Probstheide, fut vivement repoussé par Victor. Augereau , qui défendait un bois , au centre , s'y maintint toute.

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la journée , malgré la vivacité .des attaques d^ Kleist. Poniatowsky battit à plate- couture le . comte de Collorédo. Enfin , à trois heures de Faprès-midi , Tarmée française soutenaU le combat avec succès contre des forces doubles des siennes, lorsque le contingent saxon , qui était de douzç mille hommes , passa presque tout entier du côté des ennemis , ou plutôt de ceux qui défendaient la cause de T Allemagne , et tourna ses armes contre les français. Gette défection fut d'autant plus favorable aux alliés , qu41s commençaient h fnan; quer de poudre et que les saxons en étaient encore bien pourvus. Les prussiens, encouragés par ce renfort, franchirent la Partba et se rendirent maîtres du village de Reidnitz.

Aussitôt que Buonaparte fut instruit des progrès de Fennemi, il envoyai la cavalerie de sa garde , avec vingt pièces de canon , prendre en flanc une forte colonne prussienne qui marchait contre I^ïpsîck. En cet instant crijiqi>f , jA-^p porta lui-même avec une diyifiioD.d^infanteriç , qui faisait également ^lartie de sa garde, contre Reid* nitz, qui fut enlevé à la baïonnette. Le désordre occasioné par la défection des saxons étant réparé, Buonaparte attaqua le prince royal de Suède, Les français occupèrent le village de Paunsdorf qu'ils avaient abandonné , et le général Bulow fat obligé de se replier ; mais upe forte colonne

de cavalerie étant venue à son secours, Paunsdôrf fut encore repris. La nuit seule sépara les combattans. Les alliés ne firent point de prison^ niers dans cette journée , tandis que Buonaparte prétendit en avoir feit cinq cents. Les combattans étaient en plus grand nombre que le i6, et cependant la perte en hommes , soit tués, soit blessés , fut à peu près la même que ce jour , tant d'un côté que de Tautre.

fiuonaparte ordonna la re Irrité lorsque la nuit fut venue. Il n'y avait , pour toutes les troupes et les bagages , que le chemin de Leipsick à Linderiau ^ défilé de plus d'une lieue , datis lequel il faat passer quatre ponts. Le 19 > à la pointe du jour, les parcs d'artillerie , les bagages et les deux tiers de l'armée eh étaient sortis heureusement. Màcdonàld, ayant sous lui le prince Poniatowsky et Ife général Reynier , commandait les corps qui formaient l'arrière* garde. A dix heures du matin, elle étaii^ncore dans' Leipsick. Le roi dé Saxe , qui , avec toute sa[ famille 4 avait suivi Tarmée française depuis Dresde , se trouvait dans cette ville. Il venait d'envoyer un parlementaire à Tempereùr de Russie pour obtenir une capitulation. Alexandre répondit qu'il fallait ouvrir les portes sur-le-champ et que la plus stricte discipline serait observée; que si les soldats allemands, qui étaient dans la place , voulaient se réunir à

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ceux qui combattaient dans son armée , fis seraient reçus comme des frères , mais que , connaissant bien Tennemi auquel il avait affaire , il regarderait comme suspecte toute proposition qui lui serait faite tant que Napoléon ne se serait pas retiré. 11 ne fut pas dit un mot du roi de Saxe , qui avait irrité les alliés par ses hésitations et surtout par le dévouement qu'il avait paru montrer pour Buonaparte (i). Après les événemens que nous allons rapporter, ce prince fut fait prisonnier et conduit en Prusse.

Macdonald avait à peine vingt mille hon\mes y qui furent attaqués par plus de cent mille , autour de Leipsick. Buonaparte, qui élaît encore dans la place , fit dire au maréchal de se retirer, et ki-méme courut de sa personne à Lindenau , pour voir les dernières troupes passer les ponts avant de se mettre en marche sur Weîssenfelds , où, dès la veille, il avait envoyé le général Bertrand avec un corps de vingt mille hommes, dans le dessein de s'assurer des débouchés de la Saale (2).

(i) Nous avons fait connaître les motifs de ce dévouement. Voyez ci-^levant tom. III ,. pag., i36.

(a) Ce fat la seule mesure que prit Buonaparte , pour assurer sa retraite; ce qui prouve que, malgré rinfériorité de ses forces , U comptait sur la victoire ,' et se proposait de nvircher contre Berlin.

Le grand pont' de Lindenau avait été mine afin de le faire sauter pour retarder la marche de l'ennemi. SeloïT le rapport offitiel , cette opération fut confiée à un colonel de Montfort , qui s'en remit de Texe'cution à un simple caporal de sapeurs. Celui-ci , ayant mal compris Tordre qui lui avait été transmis , fit sauter le pont dès qu'il entendit siffler les balles de quelques tirailleurs, qui , partie à gué , partie à la nage , avaient passé les ruisseau]^ qui coulent entre Connewitz et Lîn- 'denau (i).

Les troupes de Macdonald , qui étaient poursuivies avec la plus grande vivacité , furent au désespoir lorsqu'elles se virent privées du seul moyen qui leur restât d'effectuer leur retraite. 11

(i) Ce rapport , nous le savons 9 a tout Pair d^un conte. On prétend qu'il h'y avait dans lés diverses armées françaises qu'un seul colonel du nom de Montfort, et qu'à l'époque de la reltraite de Leipsick, il était à Mayence. Le colonel et le caporal devaient être traduits devant un conseil de guerre , et rien n'a annoncé qu'ils l'aient été. Nous n'en concluerons pas, cependant, que ce soit ' Napoléon lui-même qui ait fait sauter le pont , ainsi qu'il en a été accusé* Il n'avait pas besoin de recourir à un tel moyen pour mettre sa personne à couvert. Les bulletins des alliés parlent d'un ou de plusieurs ponts rompus par l'armée française; mais ils disent que ce fut l'effet du trouble qui agitait celte armée à l'instant de la retraite.

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fallut, renoncer à tout projet de résistance. On était sur un terrain étroit qui ne permettait pas de manœuvrer , et les boulets des alliés faisaient un carnage affreux en tombant au milieu des colonnes serrées qui couvraient la route. Les efforts qui furent £aiits pour rétablir le pont ayant été vains ^ chacun ne songea plus qu^à sa propre sûreté. La plus grande partie des troupes mirent alors bas les armes. Macdonald passa la rivière à la nage ; mais la plupart de ceux qui voulurent suivre son exemple furent noyés. De ce nombre fut le prince de Poniatowsky , qui , le x6 octobre , avait été fait maréchal de Tempire sur le champ de bataille. H méritait , un sort plus heureux , et surtout de servir une cause plus juste ; mais les polonais croyaient assurer Tindépendance de leur patrie en combattant sous les drapeaux de Napoléon , qui , sUl avait été constamment vainqueur , n^aurait pas manqué de les tirer d^erreur. La perte de Tarmée française dans les affaires.de Leipsick, auxquelles les allemands ont donné, par enthousiasme , le nom de batailles des nations^ fut de quinze mille morts et de trente mille blessés, qui demeurèrent en la puissance des alliés, ainsi que quinze autres mille prisonniers , trois cents canons et neuf cents caissons. Parmi les prisonniers se trouvèrent, sans compter le roi de Saxe, les généraux Lauriston , Reynier , Bertrand et

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vingt. et im ai^ires générjiux , dont aQuf dçs .troupes de la cqnfédéralion du HWn,

Quant aux alliés , ils payèrent très-cher les succès qu'ils obtinreat. Leuf perte totale fut de près de quarante-sept mille hommes , pariqi .lesquels étaient vingt et un généraux et ejayirqn dix-huit cents officiers.

Les débris de Tarmée française se retirèrent par "Weissenfelds. Les alliés la poursuivirent; et le 20 octobre , ils lui enlevèrent cent vingt canotas et lui firent plus de deux mille prisonniers. Bnonaparte précipita ensuite tellement sa marche, que les alliés ne purent le suivre. Il arriva , le 28, à Erfurt , non sans avoir encore perdu beaucoup de ' monde par la fatigue et la désertion.

On fait divers reproches à Buonaparte sur la conduite qu'il tint dans les journées 'mémorables qui terminèrent la campagnede i^i3 et décidèrent du sort de l'Europe. Ces reproches sont d'avoir montré de l'indécision , de n'avoir pas cherché par un coup d'éclat à imposer aux alliés , d'avoir négligé de fortifier la position de Reidnitz , et de n'avoir pas placé les saxons dans des redoutes qu'auraient flanquées la cavalerie et Partillerie de sa garde. Mais la cause la plus réelle de ses revers fut l'infériorité du nombre de ses troupes, infériorité due en partie à l'absence de quatre

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!orps dTarmée qui formaient les garnisons de Bant* dck, de Dresde , de Hambourg et d^aùtres places. Buonaparte passa la journée du 24 ^ E^rfurt. Il en partit le lendemain , à la nouvelle qu^une armée ennemie , composée d^autrichiens et de ba?varoîs , marchait vers Hanan pour lui couper la retraite. Ce nom de bavarois annonce qo^une noutelle défection venait de s'opérer. En effet , le roi de Bavière avait conclu ^ Hied, le 8 octobre ^ un traité^ par lequel il renonçait à la conféd^ifatioit da Rhin , et s'engageait à joindre sun-lë-cbamp ses trocrpes à celles des puissances alliées. Le con« tingent que ce prince avait fourni i Btianaparte avait été mis en observation but les frontières de rAatrîche , à Braunau* Il était commandé par le comte de Wrède , qui , après avoir fait sa jonc-' tion avec un corps de troupes autiiehdennes,^ mar^ cha vers Hanau , ville dont il se rendit mailre le ^octobre. Il y eut, le 29., un combat d^avant-^ garde oà les austro-bavarois furent culbutés. I^edo, Wrède & une reconnaissance , diaprés laqueiUe ^ se persuada faussement avoir à combattre de ^^nte àquatre-vingt mille hommes « tandisrqQ*il ^'j en avait pas alors plus de vingt-cmq naôUé ^'arrivés. Cependant , résolu de payer d^udace , -' plaça son armée devant Hanai^ , et barra en Blême tems la route de Francfort.

Le même jour , trois mille tirailleurs français IV. ,5

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s'emparèrent du village de Bucklagen , et Tâv^nt' garde des alliés, qui l'occupait, se replia en, bon ordre sur son corps d'armée. Lorsque Buonaparte eut reconnu la force de l'ennemi , il résolut d'attendre le reste de ses troupes pour faire une attaque générale. Dès que l'artillerie parut , il fit marcher contre l'ennemi trente pièces de canon. L'infanterie et l'artillerie suivirent ce mpuvement , qui avait pour 'objet de forcer les alliés à laisser libre le chemin de Francfort. Ce projet réussit. Wrède se décida pendant lanuit à évacuer Hanau , qui fut à l'instant même occupé par les française Bientôt il «apprit que Buonaparte , à cause des pertes énormes qu'il avait faites en Saxe, se retirait en toute hâte vers le Rhin. En consc-t quénce, le général bavarois se mit , le 3i , à la tête de 3es troupes d'élite , et il reprit Hanau ; mais il reçut une blessure que d'abord on crut mortelle (i), ce quije&cita la fureur de ses soldats , à tel point qu'ils tuèrent , à coups de baïonnette , tous les français qui se trouvèrent dans cette ville.

La perte des alliés fut de dix mille hommes , dans les journées des 29 , 3o et 3i octobre. Celle des français fut à peu près égale , à cause dès at-

(i) Le comte de Wr^de fut rétabli au bodt de trois semaines et reprit le commandement de Tarmée. ^

iVlNGT-QtJATftlÈM«; . âSg

taques quMls furent obligés de faire contre un ennemi bien posté. Buonaparte fit sonner très-haut un avantage qui paraissait diminuer la honte de ses défaites , et le faisait rentrer en France sous les auspices d^une victoire. Sa retraite n'en était pas moins une déroute. De Leipsick à Hanau ^ et de Hanau à May en ce , le chemin était couvert de cadavres d'hommes et de chevaux , ainsi qùè de chariots de munitions et de voitures abandon^ nées. De cent soixante et onze mille coihbattans qu'il avait comptés , le i8, dans les plaines de Leip-* sick , à peine en ramena-t-il quatre-vingt mille sur le Rhin. Le 2 novembre , il pîassa ce fleuve à Mayence , où il demeura jusqu'au 8 , qu'il par-i tit pour se rendre dans la capitale y où il Arriva le lendemain.

Ij' exemple du roi de Bavière fut bientôt suivi par le roi de Wurtemberg et par tous les autres princes allemands. Ainsi fut dissoute la çonfédéraiion du Rhin , cette absurde conception qui , de toutes les folies de Buonaparte , a été la plus funeste à la France , en lui enleyant i^es anciens alliés , ou plutôt en les transformant en ennemis et en aigrissant contre elle tous les peuples ger^ maniques (i).

(i) Les princes allemands que Buoâaparte avait dépouilléa

26o LIVR?

Baonapart^, dont Tallianq^ ayec rAittricbe était derenuQ très*prol)léinatiquQ , av^U fait partir , U la mai , pour Tltalie , Eugène , qui était arrivé , k i8 , à Milan. l\ n^avait pas été po^ible à ce vice^ Foi de réunii: plqs de quarante- cinq mille bpmine3 9 qui furent répaitis entre trois corps , aui ordres 4es généraux Grenier , Verdifer et Pina L^armée autrichienne, était fortei de cinquante mille hommes et commandée par le bsu^on M Hiller. Les provinces iUyriennes, ^ roqyeiîtare àf la campagn^ , furent le théâtre des opérations militaires , et les français s^ maintinrent jusqu'à la défection des bavarois. Les autrichiens étant akii^ rentrés dans le Tyrol , et Uillêr a'étant porte de Yillach à Trente , Eugène se xetira derrière TÂdige , sans être entamé , ayant , to^t^fois ,

de leurs, état» » s'empress^enl d'y rentrer apr*», la. retrait* des français. Ce fut du champ de bataille même de Leipsick que partit le prince électoral de Hesse ,. poqr aller prendre possession de ceux de son père. Jérôme Buonaparte avait , le 26 octobre, évacaé Cassel , où M. de St.-Priest , à la tête d'ua totfs àù troupes russes , entra leaA. Les ftUiiés pcir^at, au npm. dM roi d'Angleterre, le 4 noiœnabre, poss^essiop de.r^ lectorat de Branswick-Lunebourg; et» À U même. époque, le duc de Brunswick- Wolfenbuttel , cet ardent ennemi de Buonaparte , rentra aussi en possession de ses- états béridi^ taires. Telle fut la fin du royaume éphémère de Westphalie 9 ^ue d^odiéuses spoliations avaient formé*

VIÎîGT-QtJATBIEME. ôfil

perdu six mille hommeft tant par les combats que par la d^ertiôn. Le i5 ivovembre , il eut à €olû« gna t un. succès marqué ; mais les autrichiens étant m&ilres tant du port de Trieste , qui s^ était rendu le i^i octobi'e, que de la Dàlmatie et des bouches du Cattaro , poussèrent vivement Tof* fenàivè , et , le 19 movembire , ils remportèrent un âTâtltege ^ut le tice-roi , auquel ils tuèrent sepjt cents hommes. Le comte dé Nugenjt s^étiaiît embarr^é, le 10, à Triéfetfe, àiir uùe éscâdré anglaise , pour bloquer Venise du côté de là ifler ^ ainsi <|ue pour entrer dans le Pô. Il prit terre ^ le i5, entre les forts de Ôofâ et de Vëland , dont il s^empàta. Le 18 ^ il Occupa Ferrâré ; màU il ne put yj maintenir ique jusqu'au 27. Lé 10 décembre, il entra dans Ravenne» où il organisa uh soulèvement contre les français.

Datis la Dàlïnaiié , enfin , les autrichiens , (à* vorisés' par une iiisurréctiôn , prirent, le 6 décembre , là place de Zara , et , le 218 , lé fort dé Qîsèà.

Il nous reste à es<)uisser les opérations qbl; dm-ant les aimées 1812 et 18 13, eurëbt lien en Espagne.

Buonaparte , en portant la guerre en Russie , nVait pas négligé ses armées dé la péninsule. Ses forces, au commencenient de 1812, y consistaient en ceAt cinquante mille honimes ; mais

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celles des alliés étaient encore plqs considér;abIe$7 se composant . de cent quatre-vingt mille hommes , anglais , espagnols et portugais.

Wellington y que nous avons laissé occupé de SCS préparatifs , passa FAgueda, le 16 juin , et parut devant Salamanque , quHl bombarda vive* ment et qui ^e rendit le aS.-Marmont, qui, d'abord, s'était replié vers le secours qu^il attendait, fut obligé de se retirer au-delà du Douro , le 2 piillet. Bientôt il revint sur ses pas , et , le 16 , il repassa sur la rive g&uche du fleuve. Le 2 1 , Tarmée française traversa le Tormès à Alba. Une grande bataille fujt livrée, le 22, près du village des Arupiles, dans les environs de Salamanque. Marmoiit y fut grièvement blessé et son armée fut battue.

A la nouvelle du mouvement de Wellington ; Joseph Buonaparte avait réuni tout ce qu'il avait de forces disponibles , pour marcher au secours de Marmont ; mab , lorsqu'il apprit la perte de la bataille des Arupiles , il désespéra de se maintenir dans Madrid , ville contre laquelle marchait un détachement de l'armée anglaise , et que des guerrillas menaçaient de toutes parts. Soult reçut Tordre de lever le siège de Cadix, et, s'il le fallait, d'abandonner même l'Andalousie , pour aller à la rencontre de Joseph , qui se proposait de se re- ,tirer à Yalence, En effets il quitta Madrid; s» re^

traite fut inquiétée par des partis ennemis; et il ne dut son salut qu'au général Treilhard , qui fit tête à ravant-garde anglaise.

Le i5 août , Soult-, après avoir levé le siège de Cadix , quitta Se ville, contre laquelle Hill i qui était dans TËstremadoure , avait ordre de se diri-ger. La marche de H411 était combinée avec celle que Wellington, nommé généralissime des troupes espagnoles ^ avait prescrite à Ballesteros. Si ce plau avait réussi , Soult aurait été coupé de Farmée du Nord ; mais il ^manqua par la désobéissance du géi]i.é.ral espagnol , qui refusa de ser* vir sous un aqglaii» (i). /

Wellington entra dans Madridle 1 4 août. L'armée espagnole de Murcie ayant été battue par Harispe , et uncorps^ de troupes britanniques , venu de Sicile, sous le commandement du général Maitlaïui, n'ayant pas obtenu le succès dont on s'était flatté, Joseph Buonaparte put opérer, le 3o septehibre , à Tavarra en Murcie , sa jonction avec Soult. Alors "Wellington , qui s'était avancé jiKqu'à Tolède j tourna ses forces contre les débris de l'armée française , dite de Portugal, qui, pour se réorganiser, sous la protection de Tar-

(i) Les coTihs destituèrent Ballesteros et ordoni^èrent quHl fût renferiçé dans les prisons de Ceuta,

mée du Nord , que commandait le général Caffarelli, s'était retirée à Buiigos. Comme il importait à Wellington de se rendre maître de la citadelle de cette ville , il Tinvestit, le 19 septembre ; mais il ëchoua dans deux assauts qu'il lui livra. Souharo, qui avait pris le commandement de Tarmée de 1 Portugal , ayant réuni toutes ses forces poar diri- 1 gêr une attaque générale, contre l'armée combi-* 1 née, et l'armée de Soult s^approcfaaiit , le géoéral anglais résolut de lever le siège. Il commença, Je 21 octobre , sa retraite vers la frontière ^n Por- \ tugal , qu'il atteignit le 19 novembre. Joseph était rentré , le 2 , dans Madrid, Le j 4 , les trois armées françaises, dites du Portugal^ du Centre et du | Sud , avaient opéré leur jonction à Atba de Tormès. Elles en formèrent alors une de quatre-vingt mille hommes ; mais Soult , qui en eut le commandement, ne put parvenir à entamer Wellington.

Les pertes énormes que la Yetraite de Moskou fit essuyer à Buon^partie , le forcèrent à rappeler d^Espagne , au commencement de Tannée i8i3, une partie de ses meilleures troupes. Soult les suivit et fut remplacé dans le commandement par Jourdan.

L'armée de AVellington , au commencement de Tannée 181 3, se raontaità quatre-vingt mille hommes , dont quarante et un miUe anglais , vingt-cioq

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miite portugais et quatorze mille espagtiols. Le i5 mai , elle prit roffensive en inarchant contre Sala-' manque. L^àrjnee française se i^etira vers Vittoriji , ville aux ^tlvirons de laquelle Wellington lui livra, le 21 juin, une bataille qui décida du sort de TEs* pagne. Les français y eurent quinze mille hommes tués et blessés; on leur fit trois mille prisonniers; et lis perdirent tonte leur artillerie , au nombre de cent cinquante et une pièces , quatre cents fourgons de munitions et la caisse militaire, ï^a route directe de France étant au pouvoir des espagnols , Tarmée battue fut obligée dé prendre celle de Pàmpelune ; et ce ne fut pas sans peine que Joseph Buonaparte parvint à se retirer audelà des Pyrénées.

Wellington avait ordonné une expédition qui devait empêcher Suchet , dont les forces étaient intactes à Valence , de se joindre à 1 armée du centre. Tandis que le duc del Parque , avec des troupes espagnoles et siciliennes, se portait d'Alicante vers le Xuear, sir John Murray s'em* barqua sur Tescadre de l'amiral Éallowel, pour aller attaquer le général français du côté du Nord. Il entra dans TEbre , le 28 juin , puis il assaillit Tarragone. Sachet et Maurice-Mathieu sortirent , l'un de Valence , et Tautre de Barcelone ,. pour inarcher contre lui ; mais il se rembarqua préci-^

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pitamment , abandonnant une partie de. son ar-| tillerie.

Après la journée de Vîttoria , la France paraissait ouverte auf alliés; mais AVellington ne voulut pas y entrer tant qu'il ne serait pas.maître deô places importantes de Pampelune et de St.rSebastien. La première , que défendaient neuf mille français qui s'y étaient jetés après la bataille du 21 juin , fut bloquée pài;gle général Hill. Graham fut chargé de la réduire. I^es anglais ayant perdu deux mille hommes dans un assaut qu'ils lui livrèrent, le siège fut changé en blocus. Soult, qui remplaça Jourdan , amena un renfort de vingt mille hommes , ce qui doubla la force de l'armée française. Parti de Saint-Jean-Pied-de- Port, le 24 juillet, il entra en Espagne parla vallée de Ronce vaux ; mais il ne put débloquer Pampelune. A la suite de plusieurs combats que lui livra Wellington, il fut forcé de rentrer en France. Saint-Sébastien se rendit le 9 septembre, et Pampelune, le 29 octobre. \

A cette dernière date, l'aile gauche de rarméé des alliés avait passé la Êidassoa (7 octobre). Le maréchal Soult avait pris , sur laNivei une forte position, contre laquelle Wellingto^n , depuis le 7 novembre, dirigea ses attaques. Une bataille livrée près de Sarre , le le, força le març^ chai à se retirer sur Bayonne^

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Ce fat ainsi da côté de TEspagne , de TEspagne que Baonaparte avait attaquée avec la plus insigne déloyauté , que commença cette invasion qui le menaçait alors de toutes parts et devait mettre un terme à son inique domination.

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