‹ Histoire de Napoléon BuonaparteChapitre 13 sur 38 · LIVRE XXV · texte numérisé non relu

LIVRE XXV

Séance du sénat présidée par Marie-Louîse.— Sénatus-con^ salte qu! ordonne une levée de deux cent quatre-vingt mille hommes.— Retour de Buonaparte à Paris.— Sénatos>consulte pour utie nouvelle levée de trois cent mille liommes.— Ouverture de la session du corps législatif par Buonaparte.— Discours qu^il adresse k ce corps.— Coin* missions nommées par le sénat et par le corps légbiatif , pour prendre connaissance des négociations entamées avec les alliés.- État de ces négociations.— Déclaration dite de Francfort.<^-Rapport» des deux commissions.— -Courroux de Buonaparte contre celle du corps législatif. — Emportement auquel il se livre en présence de toute sa cour.— Il annonce l'invasion des alliés.- Organisation de la garde

. nationale de Paris.— Scène, que joue Buonaparte en présence des officiers de cette gardé.- Traité de Yalençay.— Ferdinand VU et les in£ins recouvrent leur liberté.— Démarches faites près du pape, par ordre de Buonaparte. —Sa Sainteté est conduite dé Fontainebleau à Savone, puis remise aux troupes autrichiennes* ^

^ La rupture survenue entre la France et FAutricbe ne fut portée à la connaissance des français que par les hostilités ; mais la tournure dé&vo^

LIVBE VINGT-CINQUIÈME. 269

raUe que les opérations militaires prirent pour Buonaparte , après Ta^taque de Dresde , ayant paru nécessiter une nouvelle levée d^hommes, on assembla le sénat, le 4 octobre , etOn lui commua niqaa les pièces relatives à la guerre contre VAw triche et contre la Suède» a Cette cpmmunica»- » tiôn , déterminée par les lois de Tétat et ki » volonté du souverain y dit M. Cambacérès , n*a » été retardée que par des accidens imprévus. >> Quels étaient ces accidensPCe fui ce qu^on ne jagea pas à propos de spécifier.

Parmi les prorogatives attachées k la régence déférée à Marie-Louise y était la faculté de présider le sénat. Cette princesse en usa te 7 octobre^ Si Toa S'était persuadé qu'une démarche si extraordinaire produirait de Tentllousiasme , l'erreisiufift complète. On^ plaignit Marie-Louise , et on bl&ma généralement le discours- inconvenant qu'on loi fit prononcer.

« Sénateurs , difr-elte , îesprincipales puissances » de rSùPope, révoltées des prétentions de VAnh > gteterre, avsaent , Tannée dernière, réuni leurs «» armées aux nôtres pour obtenir la paix dtt

* nicmde et le réta^issement des drobde tous Lus

* peuples. Aux pt^emièl^es chances de la gaerî% ,

* des passion^ assoupies se réveillèrent. L.'Ati«-

* fifeterre et la iUissie^ ont entraîné la Prusse et % l'Mtriche dans leur cause. Nos enivemis r^ux^

27^ . hlVKZ

« Toute TEorope marchait avec aous i) y a un » an, dit^il ; toute TEurope marcke aujourd'hui » contre nous : c^est que l'opioion du moade est » faite par la France ou par T Angleterre.- Nous jt aurions donc tout à redouter san» Tënergie et » la puissance de la nation.

» La postérité ^lira que si degrandeiscircons^ » tances se sont présentées, elles n'élaient pas » au-dessus de la France ni de moi, i>

La France ne pouvait résister k tomle TEuropc, que le despotisme^, Textravagamie et^ rarabitioA d^un seul homme avaient* armée contre elle ; et cet homme sV^t réellement trouvé au-dessous des circonstances y puisqu'il à pu survivre à sa gloire.

Le sénat s'empressa de donner à Buon^arte de nouvelles preuves; diç sqq dévouement , ou plutôt de son att^cheqxent à une c^£& qui, p^c les avantages qu'elle Lui procurait* était lais^nnne propre. Il auto;*i^9, le 1 5 novembre v une noiuyelle levée de trois cent mille hommes à preo^lfe^sur les conscriptions des années précédentes(i.)u

^ (i) Buonaparte tiat , à Sâirit-Goud, le ii novembre, uti conseiUd^étàt extraordinaire. La séance s^ouvrît par la ipctore du décret sur le» itaposilions; Ettcr n^occasîona qu'une légère discussion, pendant laquelle Buoaaparte prétendit que les contributioiu ne devaient point avoir de.bor-.

Les motifs àgk seRatas-coosulte farent développés dans un long discours par M. Regnaolt de Saint*

nés, qu'elles pouvaient» suivant l'urgence des -cas « »^élever à la moitié; «t que s'il y ava^ des lois qui dissent le contraire, citaient des lois mal faites. On lut ensuite lé projet de ^enatos-consulle qui mettait à la disposition du lAihistre dû la guerre trois csnt mille hommes. 11 le fit atoii litk pro&nd silence dans rassemblée. Un des conseillers lo» plus touNH geux articula ces mots : « Sire | te saliit de Tempire, «.« • %» Uo autre blâma , Comme alarmante ,. Tç^pression de/ron^ tihres envahies , qui était dans le considérant : « Pourquoi? >' sWie Buonaparte ; il vaut mieux dire ici toute la vérité! » Wellington n'est-il pas entré dsnslfe midt3 Les russes ne » menàcent-ils pas le nord ? Les autricfai<nl')'l'es'liavtttÀtSy « ne iDena<»etit-4ls pas Test ? Wellington est en ;'Fraiipf; ! » Quelle bonté ! ( oui |, sans doule , mais pour celui-là. seul > dont les extravagances Vy avaient att^'é), jH on ne $?est " pas levé en masse pour le chasser. • . • . . ' ^ •

» Tous mes alliés m'ont abandonné 1 Les bavarois m'ont

* trahi» Ne sont-ils pas venus se placer sur mes derrières

* pour me couper la retraite : aussi comme oh les a'ixiàssa'- '^ crés! Nop, point de paix que je n'aie brûlé Munich., l/ii » triumvirat s'est formé dans l^nord , le même qui a par-

* tagé la Pologne. Point de paix qu'il ne soit rompu. Je de-

* QUQde trois cent mille hommes. Je formerai un camp Je

* cent mille hommes à Bordeaux , un pareil à Lyon et un

* autre à Metz. Avec la précédente levée , et ce qui me

* reste, j'aurai un million d'hommes. Mais je veux dçs libm-

* mes faits ( où pouvait-on les trouver ?.) et point de ces

* jeunes conscrits à eocpmbrer les hôpitaux ou à expirer sur

Page 1