‹ Histoire de Napoléon BuonaparteChapitre 14 sur 38 · IV · texte numérisé non relu

IV

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.ï<^p-'d''»geif,q»i, après avpir raçpelé la séance présidée pârl^arierLoaiW , parié d€ la défection des saxons et de celle de la Bavière , et célébré le dévouement général des ifrânçais pour repousser une invasion , s'exprima ainsi : « Quelle serait no- ; |re>ituation, si les ennemis qui sont déjà sur quel- "quïçs points d« nos frontières et qui les- menacent li'iin fwtre côté , pMétraientsurhptre territoire? Qttdle paix nous rerterait-U à espérer , que la paix de Tesclavagé ott U paii d«s tombeaux ? Par quelles insolentes et 'avilissantes conditions, ces pulv ,wnce?.que leurs intérêts divisent et qui ne sont 4»ai(ffi qwe; P»r leurs resseptimens, se vengeraient- ,ellM.dè.l¥clat de nps succès, de l'humiliation de leurs aé&ites, 4lf5 lànécessitié qui leur a feit sousr ' ctteé les traités qu'elles; ont violés^ et même deU , générosité qui' ïesi a consentis? lugez-ett-, que la , ^. . , " ', /"^ -^^ . • i

*» if? routes- .!. je ne puis compter que sur les habilani •'dea'anci'enop krançe!-^^ un conseJUer, îl fautque

,f Holladde^ .... p+ui,"i '" ' "»" >= ? «• •"* ■ • "

V m il ifaut <}e l'élan , il fâiit qiié tout le monde marche. . . '■ Vous «tes les chefe de la nation , c'est k vous à lui donner

• rélan. On parle de paîx ; je n'entends que ce mot de pair; ■«"tandis que toùldevrail retentir du cri de guerre. » Après

cette harangue , iiispiréê pàV la fiireùr et le dépit , le projet 'de sénâtus-consuUe fut approuvé et là séance levée.

VINGT-a«iQUIÉME. ' 375

Fraoceen^e aTec 110119 «m^s^leorsi parce que DOS eimemb ont osé « à Bresde* devant nos aranées reunies , menaçantes , victorieuses ? Ce congrès , espoir du monde qui , comme celui de W est* phalie, en 1 648 > pouvait seiil balimcer et r^ler les intérêts de rEttrope, a été r^té malgré les instances réitérées du cabinet français (i). Ses ap-* psrens préparatifs n'étaient que le moyen dé<:e^ Tant, sous lequel on cadiait les apprêts effec* tifs d'une confédératiojni générale. Les prétendus plénipotentiaires il^étaient en effet que des agens chargés d'arrêter le pUn de la campagne déjà ré^ solae , et non des ^usabassadeurs préparant les projets d'une pait désirée , des hommes passionnés qui en appelaient aux armes et i la force ^ au lieu d'en appeller & la justice et à la raison , des bommcss décidés d^avance à ne rien discuter et prétendant dicter une capitulation y au lieu de débattre un trait^^t • • • •

« Que feraient^ils , poursuivit le conseiller d'état, s'ils avflaeni franchi le Rhin ou fJSscaut , les Alpes ou les Pyrénées ? » Pour rép<mse , il rappela le partagé de la Pologne» Un tel langage; s^s doute y n^ avait rien de conciliaiit ^ et nouf

(0 Nous avons démontré ^récjéfleiiHBent toute U fausseté ie cctic fU^tioa»

ne tarderons pas à faire connaître TtiFet qa'il a produit sur les monarques ligues contre Baonaparte. >

Le sénat décréta en même tems que la levée de de trois cent mille hommes, que les membres de la quatrième' série du corps législatif ^ dont les pouvoirs étaient expirés , continueraient leurs fonctions tant que durerait la session . dont Touvèrtut*é devait se faire le 19 décembre ; au lieu du 2, jour auquel eUe avait d'abord été fixée. Enfin, un troisième séaatus-consulte porta queTem* pereur nommerait de plein droit à la présidence dû corpis législatif , et que le sénat et le conseiM^état assisteraient aux séances dites impériales. Le motif de cette dernière clause était de flatter les députés par un appareil plus imposant; mais ils y furent li^oins sensibles qu'à la perte de cette prérogative «n vertu de laquelle' ils présentaient des candidats pour leur présidence.

Au jour fixé V Buonaparte se rendit en grand cortège au palais du corps lé^latif. S'étant assis surson tr&ûe , il dit;

«c Sénateurs , conseillers - d¥tat , députés des »départemens au 'Corps législatif.

» D'éclatantes victoires ont illustré les armes » françaises dans cette campagne. Des défections » sans exemple ont rendu ces victoires inutiles; ^ tout a tourné contre nous. La France mèm^

VINGT-flKQUlÈME. 277

» serait eh danger , sans l'union et Ténergle des » français.

» Dans ees grandes circonstances , ma première » pensée acte de vous appeler près de moi. Mon » cœur a besoin de la présence et de raffectioa » de mes sujets. .

» Je n^ai jamais été séduit par la prospérité » ( on peut en juger par ses autres discours ) ; » l'adversité me trouverait au-dessus de. ses at- 1» teintes.

» J'ai plusieurs fois donné la paix aux na- » tions lorsqu'elles avaient tout perdu ; d'une » part de mes conquêtes , j'ai élevé des trônes » pour dcS" rois qui m'ont abandonné.

» J'avais conçu et exécuté de grands desseins '> pour la prospérité et le bopheur du monde. Mo- » narque et père, je sens ce que la paix ajoute » à la sécurité des trônes et à celle des familles.

* Des négociations ont été entamées avec les puis- » sances coalisées ; j'ai adhéré aux bases prélimi- » naôres qu'elles ont pfésentées. J'avais donc l'es- » poir qu'avant l'ouverture de cette session , le » congrès de Manheim serait réuni^ mais de nou- '^ veaux retards, qui ne sont pas attribués à la » France, ont différé ce moment que presse le vœu » du monde.

» J'ai ordonné qu'on vous communiquât toutes

* les pièces originales qui se trouvent au portc:

?7^ UVBE

» feuille de mon âëpartemefit des affaires etran- ^> gères. Vous en prendrez connaissance par Tin- ^ termédîaire àfané commbsion. Les orateurs de )) mon conseil vqqs krojekt conn^tre ma volonté » sur cet objet.

» C'est à regret que je demande à ce peuple )) géii^éreux de nouveaux sacrifices ; maïs ils sont » commandés par ses plus nobles et ses plus chers » intérêts* J'ai dû renfwc^r mes armées par de * nombreuses levées . . ^ . . . Un accroissement

^ dans les recettes devient indispensable

^ Nous ferons face à tout sans emprunt , cpii con^ y) soitiime Tavenir ( etTaFrièré? ) , et sans papîer^- Ji monnaie, qui est le plus grand ennemi deTor* » dre social.

^ )) Je suis satisfait des sentimeos que m^ont )» montrés / dans celte circonstance , mes peuples » d'Italie.

» Le Danemarck et Naples soat seuls restés » fidèles à mon alliance. » Le roi de Danemarck venait enfin de s'en détacher par un ailmsticc conclu le i5 décembre 18 1 3. Quant à IHà^at Murât, il est probable qu'il nëgociaili alors avec l'Autriche.

» J'ai reconnu la neutralité des dix^neof can« » tons suisses. )>

Un décret rendu par Buonaparte , coiif<SHrmément à la promesse qu'il venait de fake , auto«:

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lîsa le sénat et le corps législatif à nommer une commission e&traordinaire* Le séàat fit choix, de MM. deFontanes, deTalleyrand, de St-Mai^an» Sarbé-Marbois et de Bearnonville. Les commis*, saires du corps législatif furent MM. Rajnouard » Laine, Gallois « Flaugergues et Maine-de-Btran. Tous les kommeS ne voient pas des méhieS yeux; la manière différente dont les comnais^ires respectiâ envisagèrent les démarches fiutes pow traiter de la paix , en fournit b preuve. M. de Fontanes déclara ^ dans un rapport qu^il fit m% sénat , « que , dès qoe Tespérance d^une négo-< ciation avait paru possible , Fempereur Tavait saisie. »

La commission du corps législatif fit , dans la séance secrète du 2S décembre f son rapport par i'organe de M. Lalné ; rimpression en fut ordonnée le 30 , à la majorité de deux cent Cinquante^ trois voix contre cinquante et une. Cette pièce se lie trop à Tbistoire de Buonaparte , pour que noua poissions nous dispenser d^en citer les passages lea plus remarquables. Mais, pour les rendre plu^ intelligibles , il convient de rapporter d^abord la substance des négociations auxquelles Napoléon ^vait fait allusion dans son discours d^ouverture.

Le ministre de France ^ près des ducs de Saxe ^ M. le baron de Saint-Aignan , ayant été considéré tomme prisonnier de guerre , avait été arrêté a

28o in^x

'Wcymar, p«b conduit à Francfort où était le quartier-général des monarques alliés. Dans une conférence qu^ eut , le 9 novembre , avec leurs plénipotentiaires , il fut invité à rapporter au chef

^ du gouvernement français , que ces mêmes monarques avaient résolu de ne faire qu^une paix générale ; *que la France devait conserver ses limî-

^ tes naturelles., qui étaient le Rhin , les Alpes et les Pyrénées ; que le principe de Tindépendance

, de r Allemagne serait une condition indispensable du traité ; qu'il en serait de même de Tindepe»dance de TËspagne et du rétablissement de son ancienne dynastie ; que T Autriche aurait « du côté de ritalie , une frontière qui serait un objet de négociation; que cette dernière coptrée serait gouvernée aussi d'une manière indépendante, et que la même chose aurait lieu pour la Hollande ; que r Angleterre , qui s'était réunie aux allies , éiaJLt prête à faire les plus grands sacrifices pour conclure la paix sur de telles bases et à reconnaître la liberté du coùimerce et de la naviga» tioh , auxquelles la France avait droit de prétendre ; que si ces principes étaient agréés par le gouvernement français , on pourrait déclarer neu-^ tre tel lieu , situé sur la rive droite du Rhin , qui serait jugé convenable et où les plénipotentiaires de toutes les puissances belligérantes se réuni-» raient aur*le-chainp 1 sans ^ue, cepeqdaiiti i^

VINGT-CraQUlÈME. 28 K

négociations suspendissent le cours des.operdtions, nûlitaires. . . , .

M. de Saint- Aignàri ayant porté ces proposa-. fions à son gouvernement, M. Maret écrivit j le 16 novembre, au comte de Metteniich , pour lui annoncer que son n()aî(re désirait que la.viUe.de Manheim fôt assignée pour la tenue d'un congres, où il enverrait , comme plénipotentiaire , M. de Caulaincourt , Idrsqu^on aurait fait connsdtre le jour où l'assemblée s'ouvrirait. .

Le prince de Melternich (rempereur d'Autriche venait de conférer ce tîtfe à cet habile ministre ) , annonça à M. Maret , dans sa réponse en date du 25 novembre , que les hautes* puissances alliées étaient prêtes à entrer en négociation , aussitôt qu^eîles auraient la certitude que Tempereur des français acceptait les bases générales qui avaient été indiquées , mais dont il n^était fait aucune mention dans la lettre de son ministre. Ces mêmes puissances désiraient donc que Napoléon s'expliquât à ce sujet.

Quelques jours après la date de cette lettre, c'est-à-dire , le i*'. décembre , les alliés publièrent , à Francfort , la déclaration suivante.

^ l|e gouvernement français Vient d'arrêter une lîouvelle Itgvée de trois cent mille conscrits : les moUfe d.a sénatus-consuUe renferment une pro-

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Vocation aux puissances alliées. ISU^s se trouvent appelées à promulguer de nouveau , à la face du monde y les vues qui les guident dans la présente guerre , les principes qui font la base de leur conduite , leurs voeux et leurs déterminations.

» Les puissances alliées ne font pdint la guerre à la France , mais à cette prépondérance hautement annoncée , à cette prépondérance que , pour le nialheur de TSurope et de la France , Pempcreur Napoléon a trop long-tems exercée hors des limites de s#n empire*

» La victoire a conduit sur le Rhin les armées ^lliées^ Le premier usage que LL. MM. II. et RR. ont fait de la victoire , a été d^ offrir la paix à S. M. Tempereur des français. Une attitude renforcée par Taccession de tous les souverains et princes de TAllemagne , n^a pas eu d^fluence sur lès conditions de la paix. Ces conditions sont fon« dées sur Tindépendance de Fempire français » comme sur Tindépendance des autres états de TEurope. Les vues des puissances sont justes dans leur objet , généreuses et libérales dans leur application , rassurantes pour tous , honorables pour chacun.

w Les souverains alliés désirent que la France soit grande, ferle et heureuse , parce que la puissance française forte et grande , est une des bases fondamentales de Tédifice social. Ils désirent que

VlNGT-CINQVliME. ^83

k France séit heureuse , que le commerce fran-. çais rouûsàe^ qiie kd ail9> çed btenfait& de la paix , refleurissent , parcq qu^un grand peuple n^r saurait dta-e tranquille quVutaiit qu'U est heureux. Les puissances confirment à l'empire français une étCRdue de territoire que n'a jamais connue la^ France sou& ses rois (i), parce qu'une nation va-, leureuse ne déchoit pas pour avoir , à son tour, éprouvé des revers dans une .lutte opiniâtre et sanglante, où elle a combattu avec son audace accoutumée.

» Mais les puisisances aussi veulent être tranquilles. Elks veulent .un état de paix qui, par une sage répartition das forces , par un Juste équilibre, préserve désormais leurs peuples des caJanûtéssans nombre qui, pendant vingt ans, ont pesc sur l'Europe.

^ Les puissances alliées ne px>seront les armes flue lorsqu'elles auront atteint ce grand etbienfai- «ant résultat , ce noble objet de leurs efforts. Elles ne poseront les armes que lorsque Tétat politique ^e l'Europe sera de nouveau raffermi , que lorsque des principes immuables auront repris leurà

(0 Ce pissage nous paraît fttre une preuve convaincante ^e les alliés ne pensaient pas encore au rérablissemenl de la n^îson de Bourbon en France.

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droits sur de vaines pirotestations , et qae la sain*^ teté des traités aura enfin assuré à l'Europe une paix véritable. » •

Ce fut seulement le 9 décembre , que le prince de Metternich reçut une réponse à sa lettre du 25 novembre. Cette réponse était datée du 2 et signée par M: de Caulaincourt ; elle portait que son maître adhérait aux bases générales et sommaires, communiquées à M; de Saint - Aignan , qu'elles entraîneraient de grands sacrifices de la part de la France y^mais que Napoléon les ferait sans regret, si par des sacrifices semblables , l'Angleterre donnait les moyens d'arriver à une paix générale et honorable pour tous.

Le ton dubitatif de cette réponse semblait plutôt annoncer le dessein d'éluder toute négociation , que le désir de parvenir à une pacification j et ce fut probablement ainsi que la commission du corp# législatif en jugea.

« Si , dit le rapporteur , les déclarations des » puissances étrangères étaient fallacieuses , si les » monarques alliés voulaient nous asservir, s'ils » méditaient le déchirement du territoire sacré » de la France , il faudrait , pour empêcher no- » tra patrie d'être la proie de l'étranger, rendre » la guerre nationale. Mais , pour opérer plus sû^ » rement ce beau mouvement qui sauve Jbes em:

VIKGT-CUffQVlËME. a85

*f> pires ; n^ert-il pas d&irable d'unir étroitement » la nation et son monarque ?

» C'est un besoin dlroposer silence aux enne- » mis sur leurs accusations d^agrandissemens , de » conquêtes, de prépondérance alarmante; puis- 3» que les puissances alliées ont cru devoir rassurer » les nations par des protestations publiquement » proclamées, n'est-il pas digne de' S. M. de les » éclairer par des déclarations solennelles sur les » desseins de la France et de Tempereur ?

» Lorsque ce prince » à qui Thistoire a conservé >> le nom de Grand , voulut repdre de l'énergie ^ » ses peuples , il leur révéla tout ce .qu'il avait fait » pour la paix , et ses hautes coofidences ne fiv- » rent pas sans effet (f)«

» N^jr aurait-'il pas une véritable grandeur à » désabuser les puissances coalisées , par une d^- » claration formelle, afin. de le^ empêcher d'accu- » ser la France et Tempereur de vouloir conserver » un territoire trop étendu, dont ^Ues semblent » craindre la prépondérance ?

n II ne nous appartient pas , sans doute, d'ins- » pirer les paroles qui retentiraient dans Tunivers ;

(0 Ce passage dut extrêmement. choquer Buonaparte, qui, en parlant de Louis XIV, a eu Timpudeace de dire quUl n'en aurait pas voulu poi^r son aide«de-camp.

28€ Lirmx

» mais, pour que cette dédaration èAt ttiici in^ » flùcnce utile , pour qu^eil« fit sur la France Tim- » pression espérée , ne $6rait «il pas i désirer qu Vile 3» proclamât , à rEorope et à la France, la pro* » messe de ne continuer la guerre que pqvr Fia- » dépendance liu peuple français et riptégrité de » son territoire ?

» Que ^1 Tenlpfife français restait seul fidèle 3» aux principes KbérauK que les chefe;des nations » de l'Europe auraient pourtant tous proclamés^ }) fa France , alors forcés k une gueirede nation » et d'indépendance , h une guerre reconnue juste )> et nécessaire , là ' France , unanime da^s son ^ vœu pour obtenir Ja paix, montrerait a^^ore i) au monde qu'une grajidd nation peut tout ce •» qu'elle .veut , lorsqu'elle ne veut que: ce qu^e^ci- > gent soil honneur et ses justes droits*-

)) Mais ce n'est pas asseft pour ranioiei'le peu*- » pie et lé mettre tti état de défense, c'est , d'aîi près lés lois, an gouvernement à proposer les » moyens qu'il croira les plus prpmpts , les plus » surs pour répousset! rennemi et asseoir la paix » sur des bases durables. Ces; moyens seront efifr- 3> caces , si les français sont persuadés que le » gouvernement n'aspire plus qu a la gloire de la » paix ; ils le seront, si les français sont cony> vaincus que leur sang ne sera vers^ que ponr » défendre une patrie et des lois prt)tectrices.

VIKGT-CIKQUlèWfE; nSj

i> Mais ces moto consolateurs de paix et de patrie i retentiraient en vain , si Ton ne garantissait les » institutions qui promettent les bienfaits de Tune » et de l'autre.

» Il paraît donc indispensable à votre commis- > sioQ y qu^en même tems que le gouvernement » proposera les mesures les plus promptes pour » la sûreté de Tétat , S. M. soit suppliée de main-

• tenir Tentière et constante exécution des lois 9 qui garantissent aux français leç droits de la li*-

• berté, de lasâreté , de la propriété, et , à la na-

• tien , le libre exercice de ses droits politiques* » Cette garantie est le moyen le plus efficace

• de rendre aux français,rénergie nécessaire à let|r

• propre défense. »

Les reproches contenus dans ce rapport , quel* que enveloppés qu'ils fassent , «t quoiqu^acoinpa- ^és de fornaes respectueuses, » devaient , il faut en convenir, irriter le plus orgueilleux des hommes. L'état critique où il se trouvait réduit, devait les lui rendre encore plus amers ; mais Ils ri^i^taieflt que trop réels; et le passé avaît suffisamment démontré que ce n'était pas dans la prospérité qu'on aurait pu lui faire entendre le langage de la vérité (i).

(0 L'auteur du Mémorial dç SainU-Hélène prétend le

288 iïVRE

Le corps législatif, dans sa séance du 3o décembre, nomma une commission qui fut chargée delà rédaction d'une adresse à présenter à Buonaparte. Les cinq membres de la commission extraordinaire furent élus. Ils firent adopter, dan^la- même séance, un projet dont le rapport, que trous venons de donner, semble avoir fourni les passages lesplos împortans , ce qui nous dispense d'en faire aucune citation: A la noqyèlle de té qui venait de se passer, il se tint un conseil privé , où râjournemeot du cor^pslégislatif fût résolu. Ce parti était lé moins violent de ceux que proposèrent les flatteurs (i); mai^BiiotiâpaTte ne borna pas là sa vengeance. Le lendemain , i". janvier 'i8t4, H adressa aux dépatés, venus pour lui rendre leurs hom^nniàges, un discours qui est remarquable, surtout par l'impropriété des expressions et qui ne fit que multiplier le npoibré de sès^ ennemis, dans un t?eÀî&<ittiIne " devait point y en avbir à mépriser pour lui.

eôntraîi»; mais les -preuves qu'il fogrni.t ne sont relatives

.qp^ij^es affaires particulières. ' - ■ {i\ ToutParisàsu qu'un Jes conseillers de Buonaparte, qui étaient le plus en taye'ur , M. le côftite .•..*. qui a concouru à la. rédaction des constitutions impériales dans les cent jours, qui , depuis, a été ministre du Roi ^ et s'est ensuite jeté dans l'opposilTon lliérale , proposa alors à son maître de faire fusillex: les membres de la commission, et d'autres mesures non moins violentes.

VINGT-CINQmfeME. ^89

« Je VOUS ai appelés autour de moi pour ùi^e

» le bien , dit,-il , yous aves^ fait le mal ; vous àyess

» parmi vous des gens dévoués à TAngleterre , ài

» rélranger, qui çonrespqadei[it avec le princet

» régent , par Tentreoiise de T^vQçat Desè^. Les

» onze douzièmes parmi vous soiit bons ; le^

» autres sopt des factieux. Retournez dans vos

» départemens ; je suivrai de Toei} ceux qui ont

» de mauvaises intentions. Vous avez cherché à

» m/1;iumiliev* J^ ^^^ un homme qu^on peut tuer,

» mais qu'o^ ne saurait déshonorer. Quel est de*

» lui d^entre vous qui pourrait supporter le Cs^r-

» deau du pouvoir ? Vous avez cherché à ip^

» barbouiller aux yeux de la France; c'est un at-

» tentât. Qu'est-cç que le trône , au reste ? Quatre

» morceaux de bois dorés, recouverts dç velours.

)» Et moi aussi , je suis sorti du peuple ! Je sai3

» qu'il y a eu des abus , et jamais je n'ai spuffert

» ceux que j's^i connus- M. Raypoî:(ard a dit que

» le prince Masséna avait volé une bastide à Mar-

)» seille ; il ^ menti ; le général 9 pris possession

» d'une maison vacante , et le ministre fera in-

» demhiser le propriétaire. Humilie-t-on ainsi ui|

» laaréchal dp France ? Je vous avais indiqué uii

» comité secret : c'était la qu'il fallait représenter

» vos doléances, c'était on famille qu'il fallait

» laver notre lingç et non sous les yeux du pu-

» blic. J'ai été appielé deux fois au ^rône par h

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