‹ Histoire de Napoléon BuonaparteChapitre 16 sur 38 · LIVRE X XVL · texte numérisé non relu

LIVRE X XVL

TûQS les princes et états d'Allemagne accèdent k la grande alliance.— Suppression de Facte de médiation delà Suisse, —Plan d'invasion des alliés.-f->Distribution et force de leurs armées.— «La Hollande déclare son indépendance.-*» Reddition de différentes places. — Tableau des forces d^ Buonaparte k la fin de 181 3.— Passage du Rhin par les alliés, qui pénèlrept ensuite dans les départemens de TEst et du Nord de la France.— Buonaparte se met à la tête de son armée.— Combats de St.-Dîzier et de firienne, —Bataille de la Rothière.— Combats de Champ- Aubert ^ de Montmirail et de Château-Thierry. — Bataille d*Ëlogf s ou de Vauchamp.— Prise de Sens et de Nogent. — Combats de Mormant, de Montereau et de Bar- sur-Aube.— Marche de Bldcher vers Paris.— Combat de Craone.— Bataille de Laon«-«- Combat de Reims. — Congrès de Châtillon.-»* Traité de Chaumont.— Combat d^Arcis-8«r-Aube.<*^Buo naparte se porte sur Saint-DSzier.— Les alliés marchen t yers Paris.— Combat de la Fère Ckampenoise.r— Les alliés arrivent à Meaux. — Combat de Yille^Parisil — Départ de Marie-Louise.— Attaque de Paris par les alliés.— Capitula tion de cette ville.— Révolution qui s'y opère.— I^s alliés déclarent quHb ne traiteront plus avec Buonaparte, dont la déchéance est ensuite prononcée parle sénat,— Procla- Qiation du conseil général de la coipmune de Pajris.-<-Buo -

3o2 LÏVUE

naparte continue à se porter vers TEst.-— Combat de Saint- Dizier.— Buqnaparte reçoit Tavis de la marche des alliés vers l'Ouest.— Il retourne sur ses pas^ — Arrivé à quelques lieues de Paris , il en apprend la reddition et se rend à Fontainebleau.— Ordre du jour où il exhale sa fureur.— 11 signe un acte d'abdication conditionnelle que rejètent les alliés. — Il abdique purement et simplement.— Traité par lequel la souveraineté de l'île d'Elbe lui est concédée. —Entrée de Monsieur , frère du Roi, à Paris.— Bataille de Toulouse , et fin des opérations militaires. — Adieux de Buonaparte à sa garde.— Son départ de Fontainebleau, son voyage^ et son arrivée à l'île d'Elbe.

Buonaparte, après avoir confère de nouveau la régence à Marie-Louise , et remis à Joseph , son frère , le commandement de la garde nationale de Paris , quitta , le 25 janvier, cette capitale où il ne devait plus rentrer que comme un conspirateur ; et il alla se mettre à la tête de la faible armée quHl lui avait été possible de réunir , pour tenter dé repousser ^invasion des alliés , qui occupaient à cette époque un grand nombre de départemens du nord et de Test de la France. . ^ '

Après la bataille dç Leipsick et la retraite de rarmée.françalse , les quatre grandes puissances, r Autriche , T Angleterre, la Prusse et la Russie, avaient» conclu une alliance offensive et défensive avec tous les princes et états d^ Allemagne , à

YINGT-SIXIÈME. 3o3

Texception du roi de Saxe, du grand duc de Francfort et des princes d'Isenbourg et de la Leyen. On reprochait aux trois premiers leur dévpuement à Buonaparte. Quant au qi^trième , il est probable qu'il dut son exclusion au peu dHmpor* tance de son territoire. On avait ensuite pourvu , par rétablissement d'une administration centrale, l la garde et à Tentretien des places fortes , à la levée des hommes , à la rentrée des contributions dd guerre et fournitures , qui furent évaluées au produit net d*une année de revenu. Les contingens devaient s'élever à près de cent quarante mille hommes, tant en troupe3 de ligne quVn hndmhr , et sans compter la landsturm ou levée en masse , qu'on s'était réservé de mettre en activité. Ils étaient doubles de ceux qu'avait réglés Pacte qui instituait la confédération du Rhin ; mais du moins ils devaient assurer l'indépendance des états qui s'étaient engagés à les fournit*, tandis que les contingens mis à la disposition de Buonaparte, ne devaient opérer qu'un effet contraire. L'empressement avec lequel les peuples concoururent à l'exécution des mesures qui furent prises en celte importante conjoncture , démontra qu'ils en jugeaient ainsi. «

Après ^voir pourvu à la coopération de l'Allemagne , les alliés travaillèrent à rompre les liens qui attachaient la Suisse à la cause de Buona-

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parle. Le corps helvétique désirait demeurer tran* quille speclateur des événemenâ qu^ tout faisait présager. En conséquence , uae diète «iXtraorâinaire ^ réunie ^Zurich , prononça , le i8 aoTem-

' bre 18 13, \a, neutralité de la Suisse et décrets^ l'envoi sur les frontières d'un corps de troupje^

. chargé de la faire respecter, sHl se pouvait. Des députés furent en fnéoie tems envoyés aux souverains alliés et à Buonaparte , pour les engager à la reconnaître. Buonaparte n'eut pas de peine à le faire ; et il ordonna que les troupes italiennes , qui depuis quelques années occupaient le canton du Tésin , en sortissent sur-le-champ. Cet ordre , que le télégraphe transmit à Polèse , fut exécuté vingt-quatre heures après avoir été donné à Paris. Quant aux alliés , ils jugèrent que la neutralilé de la Suisse ne serait qu'illusoire , et ils envoyèrent MM. de Li^bzestein et Capo-d'Istria , près de la diète , pour lui faire part de leurs intentions. Us ne demandaient pas la coopération^ effective du corps helvétique ; tout ce qu'ils en exigeaient était de ne pas s'opposer au passage de leurs armées; et ils promirent de lui faire recouvrer son indépendance et de ne s'immiscer autrement dans son régime intérieur. Enfin , ils déclarèrent» par une proclamation , en date du 21 décembre, et qui avait aussi pour objet de justifier leur conduite , qu'ils regardaient comme dissoute la forme

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du gouvernement établi par Pacte de médiation , du moment ou un. seul des cantons, confédérés ne voudrait phis s^j soumettre. Il n*en fallut pas da; vantage pour que la pluralité des députés des aurciens cantons , assemblés à Zurick, l'annulassent* Ils souscrivjFcyit , le 29 décembre, un nouvel acte de confédération, auquel les députés. des nouveaux cantons adhérèrent ; mais , Berne , Unterwalde et Fribourg, refusèrent de le reconnaître^ parce qu!il consacrait le pi^incipe de l'égalité entre les dîfCétens états de la Suisse.

Les opérations militaires des alliés avaient été concertées dans un conseil de guerre tenu à Frano^ for^. H y fut arrêté que la grande armée , dite de Bohême > que commandait le prince de Schwartzenberg , et qui était forte de plus de deux cent soixante mUle hommes , autrichiens et allemands, entrerait en Suisse pour envafarir la Franche- Comté et TAlsace et marcher contre Paris , après s'être assurée , le plus promptement qu^il serait possible , de Fimportante position de Langres. Cette armée devait en même tems intercepter la communication de la France avec Tltalie.

La seconde armée , dite de Silésie ; eut ordre de passer le Rhin au--dessus et au-dessous de Mayence , de diriger également sa marche vers la capitale de la France • en laissant des corps de Uoctts devant les places fortes qu'elle trouverait IV. ao ,

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sur son chemin. Celte amiée , qui se composait; pour la plus grande partie , de troupes russes et de troupes prussiennes, comptait cent trente-sept mille combattans, et était commandée parle feldmaréchal Bttîcher;

La troisième armée, dite Tarmécidu nord , qui était de cent soixante et quatorze mille hommes, sous le commandement du prince royal de Suéde, devait agir en corps séparés. Soixante mille hommes /dont trente mille prussiens , aux ordres de Bulow y et trente nplïc russes aux ordres de Winzingerode , devaient pénétrer dans ràncienne France^ Le reste , qui se composait de troupes allemandes , russes , suédoises , hollandaises et anglaises, était destiné à occuper la Holl4nde et la Belgique.

Indépendamment de ces trois armées ,' les réserves se montaient à deux cent trente-cinq mille hommes. JDe plus , une armée autrichienne de quatre-vingt mille hommes, âui ordres du feldmaréchal comte de Bellegarde , devait agir ea Italie; et, enfin, cent cinquante mille hommes, anglais, espagnols et portugais, avaient, comme on Ta dit ci-devant , franchi les Pyrénées, sous le commandement de Wellington!

Ainsi, une massé de j^lus d^un miUioh d^hom-^ mes devait faire sèiîtir à la France les maux que, surtout depuis Tépoque ou les rênes du gouver-

nement avaient été remises entre les inains de Buionaparte , les français avaient fait éprouver à toute FEurope.

Des troupes hollandaises , avons- nous dit , coo* péraîent avec celles des alliés : c'était annoncer que déjà la Hollande était soustraite au joug de** Napoléon. Cette contrée notant occupée que par un petit nom^bre de troupes françaises » les alliés avaient résolu de s^en emparer. Les corps de Bu* low et de Winzingerode avaient eu ordre de s'y rendre en toute diligence. A leur approche , Talarme s'était répandue parmi les administrations françaises ; et , dès le i8 novembre, le gouverneur général , M. Lebrun , duc^ de Plaisance , avait , ainsi que plusieurs autres o0iciers publics , quitté précipitamment Amsterdam , pour se retirer en France^ Une députation d'habitans de celte ville avait alors été envoyée en Angleterre^ pour inviter le prince d'Orange , fils du dernier stathouder, à passer en Hollande , invitation qui ne pouvait manquer d'être accueillie.

Les premiers cosaques étaient arrivés , le la novembre t à ^wol , et , le 24 * à Amsterdam. Le 3o, Bùlow était entré en Hollande par Doesbourg; et le lendemain il avait ^rîs de vive force la ville d^ Arhheim. Le 2 décembre, il avait occupe Utrecht. Le général Benkendorf s'était eniparé de Breda ^ le 12 , et de Gertruydenberg , le i3. Douze railla

3o8 urtà:

' iiommes, sortis d^ Anvers ,. avaionl fiaiîti le 33t ti&c tentative pour reprendre la première de ces places ; mais elle avait échoué.

Le prince d^Orange , avec un corps de troupes anglaises , avait pris terre ^ le 'io novembre , a ' ScbeVelîngen , où on Tavait vu s'ein}>^quer avec son père , en 1795. Le i*'. décembre^ une commission de gouvernement qui siégeait k Âmsterdais Tavait proclamé prince souverain des Pay^Ba», sous le nom de Guillaume P'; et, tclendemakit il avaiit fait son ektrée dans cette TtUe. Les trou* pes qui Tavaient amené concoururent aussi à la délivrance de la Hollande. BientAt.lés français furent expulsés de toutes les places fortes » à resycep*^ tion de Flessingue. Ils conservèrent aussi la flotte du Texel « dont le commandement avait été cent fié à l'amiral We^hud , qui crut ||evoir r^er fi^ dèle à la cause de Napoléon.

A l'époque de la bataille de Lfipsicis* les plat ces fortes principales de la Polo^è et de TAlle^ magne septentrionale étaient tpi^Qur^ occupées par des troupes françaises. Buonapurte ayi|it bisse aa maréchal Gouvion Saint-rCyr , vingt^sep^ mille hommes pour se maintenir à Dresde» Let défaut de vivres contraignit k maréchal à tenter, le 6 novembre , de s^ouvrir on passage au wlieu de$ troupes qui le tenaient bloqoé. Ce die$4ein ayant téchûué y il avait été 6xcé de signer ^ te 1 1 it uaf

€a)^tère^n \ 'M t'ertu de kqudle la garnison de DrMdè I ^rèl éyfmr dépose ses armes v s Vlait m\m «n r6dté y^ûur là France. Panredu à AltenIxQitrg,r Gotiviôn WÇut la Douvelie que le prince djt 8ch^ inirtiBeAbefg aVâit refusé de ratifier la capitulation i'sipth^ le motif que te géàtfral Klènau » qui V^n vait conélué ^ n^étâk pas âutérisé.à adcorder des côti<lit«olfis si lEaiVérables. Oii^ oflrit au mai^éch^A ie le remettre dans là sitnatioA èù il se. trouvait aà moment de la signature de l'acte ; imai&fpêi^ iuàé ptf'ébabtèibênl que la place dé Dresde ne pouvait êWé défendue plus longi^eins.,: il. aima ibieux atceptérdes conditions mdins avdntagëu^ i^ , ^ne â'ei(pt)sér iniitU^ment/aul horreurs de la famine. Ses troupes et les malheureux habitsslns» I) eonbentit dMc à demeurer prîsonfaier de guerre^ avet ses vîiigt-éept titillé hommes et six mille malààts, qui étaient daiis les hôpitaux dé cette villes Àv^t k fltk^é Tannée y les places de Steltin, it Zamoëé» de Mddiîn et de Torfan y se rendît' rent auisri (l>; %;»

*■■ • ** ' •' ' LJ "'' -•• '^ -^- '- > c-»J.i

(0 ^'C général Rapp, commandant de Danlzick^ signa, TeîôlTovemBre, une câpîtiitâtiôtï (pi\ eatieTOft-drcrfle-de Dresde : l'enipereur Alexandre refusa de la ratifier. En conséq,ueQ.cep Ba|^ consentit , le n^ décembre, i ce que les quinze mille hommes de troupes fraqçaises et italiennes ^ qui étaient spusson commandement , sa rendissent prisons

3f6 .\. UTAl^

Baohaparte, au 3i jflécbmbre i3)i4\ âvdit «A^ Core- trois cent miiie hommes scws^les armes; mais trente mille coni^naient , vers l^s l>ouches de P£lbe , un corps tdlobseryatîon ;> les armées d-Es* pagne t réduites à ^ cpiatre^vkigt-dix mille hpmr m^^s, en avaieat cent cintiuante* miUe çn \èie; soùcante et dix miH^Jbomnitfi fWe^t .répandus dans les places de- TCMer^ de TElbe, de la Hoir lande, de la Dalmatie^t de l'Italie ; Eugène^ qui avait ordre de tenir sur TAdige, et craigaaiti non sans raison , de voir Tingrat et insensé Murat , qui , pour coliserver la. cOurpone que Na^r poléoii lai avait mise sur 4a tête ;, ^ était ^pf et à se déclarer contre lui ^ ne pbuvaiti envoyer les trente mille français qull avait dans son armée. U fallait déduire aussi les garnisons jetées ^iUn^.l^ places fortes des frontières de Frapçf , garnis^ons^ qui , toutefois t étaient très-faibles , et les divisions de la jeune garde et des troupes de ligne qu'on .s'efforçait d'oi^niser dans FiAtâ^eur^ Ainsi « j| l'époque qui vient d'être citée , les forces disponibles ne s'élevaient pas à plus de quatre -vingt iPiUe hommes 9 divisés ^ en huit corps d'armée,

niers de gaerre ; et ils furent envoyés en Russie. lies alHà entrèrent à Dantsick, le a janvier i8i4* Ils y trouvèrent treize cents pièces de eanou.

TraGIrSlXIEME. 3l« .

postés le long du Rhin, et dont les commandans étaient les maréchaux et généraux Victor (qui en commandait deux ), Marmont , Morand , .Sebastianit Macdpnald, Maison , Nej et Mortier*

Pour empêcher Bûonaparte de concentre^ 4 tems ses forces disséminées, les troupes de )a grande année op Farmée de B]Ç>,]^éo;ie;i sous. le commandement de Schwartzenberg , .se mirent en mouveipent.d^s le 9 décembre; i;Si3*Da9sla nui^duao , Jes autrichiens passèrentje Rhin,, à Bâle , à LauEfenbourg et à Schaffhouse ,,8ans qpposition de la pari des troiipes helvétiques. La .division de Bubna , marcha^par Berne ^Fjnbourgft Lausanne^ ver^, Genève , ^u^eliç. (^ccq^a Is 3kv Le fort de rScluse fut pris le 4 jaavier 1 8 1 4 ^ le fort de Joux,ie 16, et Chambéry , le 20. Bubna s'eq[iparàdeBontjg-en-JirfSse , je 12 de ce même mois, et marcha* vers Lyon , dont il ne put se rendre maître, le maréchal Augere^iu y ayant alors réoni une armée. , . ^

Une autre colonne, celle de Giulay , se rendit ; par Bienne , à Pqrentruy et MontbéliVd , où elle arriva le 3 janvier., Le même jour , elle s^^empara de YesouL Mortier s^étant retiré sur Chau« mont, après quelques combats, les autrichiens occupèrent Lan^res le 1 7. D^autres divisions enveloppèrent Biwingue , Béfort , Besançon , Ânxon*;

3l'3i LIVRE

ne et Auxei+e. ïje 25 dëcembre ; Laird^crone et fiOtainônt s'et^iidiit rendus par icâpitulâtîoh.

TMilliauà i'a^ant' abandonné Cdlmar , pour* se 'retirer par Samt-i)ïez, Wredc le poursuivit, îui

* livra* pWsièUrà^ Combats , opérai ^ iQ janSrief , i *^Kâlenbî'^r»-MAi-nie , sa jonctîoiJ avec i« grande

armée et^làftlit sa ceislâitiunicâtiôn ftVéc iWinée ^Be iSîlésîë/^- '^-^ -^ :///•': ■. "i/). .i. .

' Le^corps^ S^tkYih^ckoxnms^ndê pair le prince ^royal 'Aë ^urterfifterg ; p^ssa:'îé fehîh près de •«âteV ie ^i d^ce^ttbre,'ét^ marché 'p^iî ftetoire-

iàdiït vei^i ïibtirliaitrt* , 6u îl-fil é^ïèvtm^ sajonc- '^tiôn àVec la grafiàè'àtrtiéè. » ^'^l'î- i ^»^

* ^^irgensteîh effectua fe tti^hitf paissi^e dam !a iidit dûy'iiad i'/â^^^^^^ s*éknkVrdtf fbrt Lônîs, bloqua tatidâxi'clt- P^îsbo^^^ iiiaftha par Sbirtebtturg vers N^afucyy^bùr WiiiWr'iaWôitlE! de

^feg;râhde armée.- VicîorVquicoirima^^^

*^h Akacé ,^'së feti^ii par les Vosges sur Vôîd et

Commercy, ''" " ' ' ' *

Lcfs 'réserves rusèfes passèrent le Rhlii à Bàle et •'se réiïbîréirÉ^à là grande armée. . • ? te *' 1 8 'janvier , Schwartzenberg ' établît son

qiiarlie'r-générâl 'à Lângres, où lés trois hibnar- ' ques se rendirent successivement On y attendit

ririïyée 3ès cor^s de Wrède et dé' Witgènstein

lié 2'41ariTÎer, Mortier Kvïa ^ûi' âulrîéfeïeni lin

un

TINUf-SIXiÈME. 3l3

combat vif ^ màîé'ÎHrdeeis ;^éta^rès lequel il sexe^ ïk-a kir Ti^ôyës. Le ,25 , Gîd^j^ occupa Bar-siir- Aubei-' •■'• ■' •'' f* ■ '• '-^ - • •'- ' --'■•• ^••■^ï*- !Le'^E)4si»gé 4u «fcîn par Tarméc dé ^ÎH^îè' ftit «ftàiil; le î«'. jaBvîer f8i4v^ Manhehn;ip^ Saekèn ;4 Kaub, par TTôA ctLangérôii; et â Co- Wè«*%^/pâi^St.-Priesti<Latogeron blb Marraont se rertra de pcstë èftf f)6^e isfôr'lâr-Sarr#, puis sur Metz , que Jeç aUiés bloquèrent , ainsi que Sarrelouis , Thionville et Luxembourg. Nancy fct octtpé^l)4cf •it7 '^ot LigùjrriÉLas: , affres une affidïé 4sttt)[£bMileLli y è'ut^leiS:, m;alilrç gob»liaftàtSt^-SiaiÊr.; Aiar& ilairii^id^ Sîlësàe m tiîouvâ en' Gùsumudidartionr^a^necî lai gnaiikiè arméf ;>inài5 £ile âait JàrlaiËhibli^ lianiest&iéiachdmea&qÉ'elfe avait faits pour les divQMbloi:MS4k>n(Bdii9uT6ilol»i

Aq ^/j^iridrtfîomoàjBcQnàqpâittquittAPâns; les deox 'iraufps alliées Ibtfoapaiènt ries positioiM «litâattat:. ■-i^' , ".;v::.'" ;. -v;tr;o" . l.) i\ 'ai. ... -.:

wnb««g^ à^ CbmiWPïrt", &iala)s ,A Bar-au^Aiibe ;

(i) .Les espagnols , qùî étaient prisonniers cfe guerre dans cette nllfe'i'fûrent'ertr^gimen'téspar tes allîés*, <i(ïî lelif cônfiirenl la garde de la place de Toul.

àl4 LIYBX ,/ ,

le prince de Wurtemberg , à Colombey ; le comte de ÇoUorédo , à Bdigpeqx; le prince AIcos de Lichteiïslein ^ devant Besançon et Âuxonne ; le Jmnce Maurice de Lichtenstein , devant Âoxerre ; .le prince de Hesse*Hoiînboucg, à Dijon; Bubna; à Pont-de-rAih ; Wrède^à Qermont; Witgen»tein « à Vaucouleurs ; le grand duc ;Cpnstaiitin i aux enii^rons.de L^uigres, .

Àrmêe de Siîésie.

Blucl|eret Alsoufiêff,)ëtai|&ntàrj^înTHle ; Sa- Tcken V à : Vitry .; Lanskoï <; à' Saint-rDîner ;> York , sur la route du Pont-à-Moussoh ; Kleist , en/marche depuis k iUiki ; Roder ^ devant Lux^otbourg éi Thion ville ;. KéberBtein , devant Sarrelouis ; atk Barafsdin i dêvsmt M^as; i , .

Buonaparte , ainsi que le fait voir Pexposé précCédent.^ n^avait plus à courir au loin pour pren- «dre le commandenoient de ses troupes. U se rendit de Paris à Chàlons-sur-M arne , ville aux enidrons de laquelle il avait réuni une armée qui ne passait pas soixante mille hommes. Il se porta rapidement\ le 27 , à Sàint-Dizier , où il ^t attaquer par Victor^, le corps, de LanskoY qui fut' rèpoiiissé. Le courage des français se ranima par ce succès. Bliicher , trop faible *pour accepter la b^ttaille , se retira vers Bar:'Sur-Aube et la grande armée des alliés. ,.

Le 29 janvjrr, Bùonaparte fit diriger plnsieurs, attaques coatsre Brîeane , qui fut presque entière- ment bradée ornais, aprèsiin combat sanglaat, le général Alsoufieffs^y main tint , quoique les français se .fussent emparés du château , où ils faillirent à prendre Blucheri Dans la nuit , les allies

abandonnèrent cette ville.

BlOcheri ayanl été renforcé par une partie de, la grande armée, résolut dé livrer bataille, le, 1^ lévrier. Bùonaparte la soutint jusqu'à minuit contre des fortfs infiniment supérieures , les alliés ayant à lui opposer cent vingt -trois mille hommes » dopl ^ toutefois , quatre-vingt mille seulement prirent part à Faction. Ils remportèrent une victoire complète , sous les yeux de Tempereor Alexandre et du roi de Prusse , accompagné de ses deux fils. Les français eurent cinq mille hommes tués et blessés ; on leur fit mille prisonniers et ils perdirent soixante et treize pièces dç canon. Les, alitée firent, en tués et en blessés, une perte encore plus considérable que celle des français. Bùonaparte se replia en bon ordre derrière TAube; Toutefois ,^ quelles réflexions amèrés la perte de. cette bataille et le lieu où elle fut livrée, ne durent-ils pas lui suggérer ! C*était à Brienne qull avait jreçu celte éducation dont il avait fait nn usagç ^ m^me tems si funeste et si brillant ',

et que commei)çak't*ènME}]Ml<|u<isôi1« eëtte campagne qui devait dAridèr de son sort. '

Il se tînt , au cbâléau de Brîenne , en 'présetaee des deu:x moriarciùés , tiri ëonseil de guerre , o3 il fyt résolu qu'on ne poursuivrait paà Tairmée française , mais que lès "deux aVmées se séparé* raient de nouveau. Celle de Silësié devait màrchef vers Châlons pour y rccèroîV léë .côrp« d^Ytwrk , de Kleiàt et tîe Langerdn , «t- isuivre la M^né jusqu'à Paris ,• tandis que la grande armëe , ^rhs avoir occupe Troyes , s'avanceriH âuissi têts la capitale ; en longeant la Seine. Gé ptaA était vi* ciéux en ce quMI laissait une trop ^ande distancé Énffe ïes dciik afnnëe^. : '

Buonaparte , à là tétp de quarante-trofe mîllé hommes, parmi lesquels il s'en trouvait à peiné vingt mille de vieilles troupes, se retlta sur Troyes, où il arriva le 3 îérrief. Schwartzènfcerg ayant fait mine de le tourner dii çàiéèe Bar -sur* Seine , il se porta vers ISfôgent. Xes alliés occttpèrent Troyes , le 7. La position de Êubnajpiattey qui se trouvait entre les deux armées , devefiait très-cri ti(}uè ; mais il prit une' résolution hardie, et il IVxécula promplement. Laissant trenle-iît piille hotumes^ sous le commandement dé Victor, d'Oudînot et de Miïhaud, pouf défendre lé passage de la Seine et de ITôûne , il é<i mit i

VlNGT-SmÈMB. 3 17

la tête des corps de Ney et de Marmont , ainsi que de la garde , commandée par Mortier, et tourna vers la gauche pour tomber sur Tarmée de Blii-* cher , qui s'arançait vers Paris en corps détachés. L'armée de Silésie , après s'être séparée^ , à Brienne , de Tarniée de Bohême ou la grande ar« mée , avait , le 2' février , occupé Vitry , que le maréchal Macdonald avait évacué. Le général d^York avait marché contre Châlons et soutenu , près de cette viUe , le 3 , un combat de cavalerie contre Sébastia^i et Exeelmans. Le 5, Macdonald j d'après une capitulation , était sprli de Chà* lons^j où Kleîst était entré , le 7 , avec le deuxième corps d'armée prussien. Buonapàrte arriva , le 9, à Sézanse- Il attaqua , le 10 , près de Champ- Âubert , aT€c six mille hommes de cavalerie » ta division ruâ^ed' AIsoufiefF^ composée de cinq mille hommes d'infaaterie , ayant vingt-quatre pièqesr de canon. Il força ce général à se rendre prison-' nier avec deux mille hommes qui lui restaient et quinze canons. Environ deux mille hommes se sauvèrent dans les bois. Le soir 1 Nansouty s^empara de MontmiraiL

Sackea , ailaot^ de la Ferté-*sous^Jouan;e, rejoindre le gros de Tarmée, à Vertus , soutint, le Il février, à une lieue de Mbntmirail , un combat gloi;ieux contre Buonapàrte , qui avait en ce moment des forces supérieures. Le général russa

3i8 LivaK

perdit deux mille quatre cents hommes et neuf pièces de canon ^ et on lui fit mille prisonniers ; mais il effectua sa retraite vers Château-Thierry , qu^occupait Te prince Guillaume de Prusse » frère du roL Parvenu jusqu^à Nesie , il fut attaqué de nouveau , le 12 , par Buonaparte et par Mortier. Sacken , York et le prince Guillaume se retirèrent sur la rive droite de la Marne j après un combat qui leur coûta deux mille hommes (1). Buonaparte , toutefois , ne put s'emparer de Château-i Thierry ; il n'en occupa que le faubourg , qui est situé à gauche dé la rivière. Les alliés se retirèrent du côté deSoissons, et, le i3 , ils dirigeretit leur retraite sur la Fère en Tardenois.

Le même jour, Bliicher, dans le dessein de se porter sur Mon^mirail, partit de Vertas avec vingt mille homines. Marmont se retira devant lui, jusqu^à Jonvillers. Le i4t Buonaparte joignit

(i) Les prisonniers faits aux deux journées de HJontmirail et de Ghâteau-^Thierry , furent. envoyés dans les départemens de rOuest et ti-aversèrent Paris , dont les faabîtans signalèrent envers eux leur bienfaisance, au grand regret des agens d'un- gouvernement qui , pour rendre la guerre nationale , s^efforçatt d^en accroître les horreurs et voûlaît oomprometire tous les habita ns de la France envers ses ennemis : ce fut dans ce tems^-là qu'un préfet fit une proclamation dans laquelle il d'il que Ton devait tirer sur les. soldats étrangers. comme sur desloups«

ce général avec toutes ses forces. Blucher se retira à Champ- Aubert et Étoges. Il y fut cerné par Groucby ; mais il s^ouvrit un passage à la baïonnette et fit retraite sur Bergères. Toutefois , il avait perdu six mille hommes et quinze pièces de canon. Le lendemain , il prit son quartier-général i Reims , et le surlendemain à Châlons , où toute Tarmée de Silésie se réunit le 16.

À cette époque, Buonaparte, au moyen dé TarriTée des troupes qu^il avait tirées de la Catalogne , ainsi que de:^ cor^s de Macdonald et de Sébastian! • venus du Bas-Rhin et de la Meuse, et des conscrits qui avaient rejoint ses drapeaux ^ avait porté son armée à cent mille hommes.

Schwartzenberg, lorsqu*il eut vu Napoléon quitter la Seine pour marcher vers la Marne , résolut de s^iemparer de Nogent et de Sens , pour que , maître du cours de la première de ces rivières et de celui de TYonne , il pût s avancer vers Paris. Le 1 1 février , le prince royal de Wurtemberg entra dans Sens , après douze attaques. Nogent fut emporté, le 12 , après une défense de trois jours. Oudinot se retira vers Pont-sur-Yonne et Nangis, et Victor , à Provins. Ces deux maréchaux se réunirent ,1e i4» derrière Nangis , et ils prirent posi-^ tion^ le i5 , à Guignes , où Buonaparte arriva le lendemain. Il attaqua , le 17, à Mormant et Grand- ^Qy 9 le corps russe de Pahlen , qui s^était trop

avance. Ce corps fut mfô en déroute , perdit deux xn'ûle, hommes et on lui fit beaucoup de prisonniers. Le i8 , Victor et Milhaud attaquèrent le prince de Wurtembei^ dans sa posiition de Surviîle , à une lieue de Montereau. Buonaparte luimême arriva sur le champ de bataille, avec toutes ses forces , à deux heures après-midi. Le prince fut forcé de se retirer à Marolles , puis à Bray , avec perte de trois' mille hommes , tant tués que blessée et prisonniers.

Après cet éqbec , Schwartzenberg se retira à Troyes , et fit pas^^er -à Bluclier Tordre de marcher de Châlons sur l'Aube , pour opérer de nouveau sa jonction avec la grande armée. £n conséquence, .Winzingerode , qui, le 14^ avait pris Soissons d'assaut,. se retira sur Épornay pour couvrir la Marne. Le 21 , le^ deux armées alliées se réunirent sur là rive droite de la Seine , depuis Méry jusqu'à Troyes.

^Tous les corps de l'armée française se mirent en mouvement , le 23, pour attaquer l'armée combinée. Schwartzenberg, ne voulant pas livrer bataille dans la position où il se trouvait , évacua Troyes et se retira à Bar-sur- Aube. H y avait alor« une sorte de découragement parmi les alliés , qui avaient reçu de mauvaises nouvelles du midi de la France. Le 19 février , les français étaient rentres dans Ghambéry. Augereau venait de se mettre en

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inarche , ce qui avait forcé Bubna de se retirer à Genève. Ce mouvement exposant la grande armée . au danger d'être coupée de la Suisse j, sa base principale, il fut résolu de.sç rejilier, s'il le fallait, jusqu'à Langrcs même , pour se rapprocher des réserves autrichiennes, et on négocia un armistice avec Buonaparte , qui refusa de le conclure. Les alliés formèrent alors une armée particulière à,a midi 9 forte de cinquante mille hommes , et commandée par le prince héréditaire de Hesse-Hombourg. Elle eut ordre de prendre Toffensive.

Les français rentrèrent à Troyes , le 24 févrîpr, et Buonaparte y sîgnaW sa vengeance. Durant le séjour que les alliés avaient fait dans cette ville , plusieurs royalistes avaient présenté à l'empereur de Russie , une adresse où ils demandaient le rétablissement du monarque légitime (i). Buona-

(0 On prétend que^ l'eippereur de Russie dit à ceux qui lui présentèrent Tatlresse : « Nous ne sommes pas venus pour » dooqer nQus-méme un roi à la France ; nous voulons seu- » lement connaître ses intentions; et c'est à elle à se pro- • noncer , mais hors de noire ligne militaire; car il importe » qu'on ne croie pas que la présence de nos armées a pu in- » fluer sur l'opinion. » Nous ne pouvons ajouter foi qu'à la première partie de celte réponse, vu qu'il était impossible de remplir la condition que renfermait la seconde, ce que f «mpeçeur Alexandre ne devait pas ignorer.

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