‹ Histoire de Napoléon BuonaparteChapitre 19 sur 38 · LI VUE · texte numérisé non relu

LI VUE

» parler de libelles publiés contre les gouverne*

» mens étrangers ; il oublie qu^ils furent rédigés

)» dans son sein. Si lông-tems que la fortune s'est

)» montrée fidèle à leur souverain , ces hommes

» sont restés fidèles , et nulle plainte n'a été en-

» tendue sur les abus du pouvoir. Si Tempereur

» avait méprisé les hommes , . comme dn le lui a

» reproché » alors le monde reconnaîtrait aajour-

» d'hui qu^il a eu des raisons qui motivaient son

» mépris. Il tenait «a dignité de Dieu et de là na-^.

» tion ; eux seuls pouvaient Pen priver: il Ta tou*

» jours considérée comme un £airdeau ; et lorsqu'il

» l'accepta, ce fut dans là conviction que lai seul

» était à même de le porter dignement. Son bon*

» heur paraissait être sa destination. Aujourd'hui,

3» que la fortune s'est décidée contre lui y la volonté

» de la nation seule pourrait le persuader de rester

» plus long-tems sur le trône. S'il se doit consi-

» dérer comme le seul obstacle à la paix , il fait

» voloRtiers ce dernier sacrifice à la France : il a en

» conséquence envoyé le prince de la Moskowaet

» les ducs de Vicence et de Tarente à Paris ^ pour

» entamer des négociations. L'armée peut être

» certaine que son honneur ne sera jamais en

» contradiction avec le bonheur de la France. *

Les envoyés de Buonaparte s'empressèrent de

^'acquitter de leur mission. Ils obtinrent , le 5

avril , une audience dé l'empereur Alexandre que ,

«eloTi tapg les ra[>)M>rls , ils trouvèrent «ssez favorablement disposa « ma» qui , cepefidaiït , résolut de consulter ses aliîés. Il se tint, Id nuit suivante « qa'on a appelée la nuit politique, «n conseil dont firent partie !ed membres du gouvernement provisoire et où Ton discuta de nouveau la déclaration du 3i mars ^ c^est à-dire , où Ton remit en question le sort de l'Europe , te sort de la France , k sort de la légitimité , et même aussi le sort des souverains qui délibérèrent siir ce point. Les motifs qui militaient en farenr dé la restauration on de la régence , furent discutés tîontradictoirement. Le général Beurnonvîlleetle génfeVal Dessoles soutinrent arec force les prenàiers ; et , à la fin , l'empereur Alexandre» rendu à lùinnême, déclara au nom des qionarques alliés'^ qu^ls n'abandonneraient pas à la vengeantie de Napoléon ou des siens , de braves guerriers et tfttit de magistrats et de citoyens vertueux et fidèles , qui avaient mis leur confiance dans la déclaration que ces thèmes souverains avaient faite à la fa<?e de runivérs.

Les plénipotentiaires de Biionaparte sVtant re-« présentés, le lendemain ; devant Tempereur de Russie , reproduisirent l'argument qui avait presque triomphé la veille et qui était fondé sur un pre'tendu vœu de Tarmée. Alexandre leur déclara qu^il ne restait à Napoléon d'autre parti à prendre que d'abdiquer purement et simplement. Toute-

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