‹ Histoire de Napoléon BuonaparteChapitre 20 sur 38 · i?ivaîB.< r · texte numérisé non relu

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fois, il les assura qu'on )ai accorderait , pour retraiie i une pn-nclpauté indépçndante., où ii sérail libre d'emmener une partie die sa garde' et de. ses serviteurs Içs^plus diévQu^s. On ne pouvait lui fournir de plu$ surs moyens de retour. Que de maux a causés cette fuiifislte çoodescendance (i) \

Après; la. d^cisiofv que nous venons de rapporter^ les.négociateur^ Reprirent le chemin de Fontainebleau \ mais le- maréchat Ney et M. de €aulaincourt ^'arrêtèrent à.Chevilly, pour conclure avec le prince -dei Sph^vartzent^ergurt* armistice , qui par^age^ la f rai)çe léntre le^ armées françaises et silices , \; per^i. près .çu deu^ parties; égales. Le maréchal Macdppald ^yant comm^miqué le résultat de ;la m^sion^ Quppapacte , .cehiÎTci résolut de traiter d*apr,è$ lai» base qui avait .été posée ; et , le ^ avril) il remit ^%^ iiistructions 0t ^es pouvoirs à. ses plénipoteqt^^iriev Toutefois^ conservant une ^rrière^p^sée^ iL^fdfo^na ce même jour la revue des deuidè^e et. septième cprps qui étaientca^ntonnéj^ pçèsidp'Fpnt^inehleau. Il fut accueilli avec

(^i) Un auguste personnage était, dît-on^ J'avis <][u'oa marchât vers Fontaiinbleàu , fju'on livrât une dernière bataitle à Buonaparle, et qu'on fît les plus grands efforts pour s'emparer de' sa personne. Le désir d'éviter une nouvelle «fTusion de sang empêcha de prendre ce parti qui, au conliâire, ftieAt. prévenu probablement une plus grande.

les acclamations accdutumées , qui dëridèrenl un inslant son front; mais, lorsqu'il eut remarqué le pelit nombre d'hommes dont ces corps étaient composés , il redevînt soucieux.

La parade terminée , Buonaparte fit appeler, dans son cabinet , le maréchal Oudinot , et lui demanda s'il pouvait compter sûr les dispositions des troupes. « Non , sire , répondit le maréchal ; » votre majesté a renoncé à la couronne. — Oui , » mais sous conditions. — Le soldat ne connaîtra > pas ces distinctions politiques. » Buonaparte refléchit un instant et dit : « £h bien ! attendons » deis nouvelles de Parisi. »

Tandis qu'on discutait les conditions du traité qui devait délivrer la France de l'empereur déchu, lé gouvernement provisoire s'empressait de mettre un terme aux mesures tyrannîques que Buonaparte avait ordonnées. Celui qui paraît avoir le premier recouvré la liberté , est l'éloquent évéque de Troyes , M. de Boulogne , que Napoléon avait fait traîner de prison en prison et enfin ren^ fermer au donjon de Vîncennes , pour lui avoir adressé de vives représentations sur sa conduite envers le pape. Le même motif y avait fait jeter aussi Vévêque de Gand , M. de Broglie , qui en sortit également à la même époque. Plus de trois ^ents séminaristes , dortt quaran);e diacres et sous- ^iacres , du diocèse de ce dernier prélat , avaient

cté conduits à Wesel , ^au mois d-août i8i3, pour y être incorporés dans rartillerie. Ils furent rendus à leurs familles; On ordonna aussi la mise en liberté d^un grand nombre de prêtres de la Belgique , qui étaient retenus en prison psur suite des démêlés de Buonaparte avec le Saint-Siegc. Enfin j les cardinaux qui avaient été dispersés en différentes villes de France , purent les quitter pour se réunir ao vénérable chef de Téglise.

Au nombre^ des premiers actes* du gouvernement provisoire , on doit également cpmpter un arrêté qui libéra ou licencia les conscrits aoa appelés on* non incorporés, les bataillons de nouvelle levée , et toutes les levées en masse, datait à la fois un acte de politiqœ et d^huitianité. Les anticipations multipliées faites sur la conscription éiàient cause que depuis quelque tems on ne pouvait plus appeler que des enfans incapables de soutenir le poids des armcs^ quon remettait entre leurs mains.

Lorsque toute^s les stipulations du traité qui devait régler son sort furent arrêtées ^ Buonaparte envoya aux monarques alliés » son acte d^abdication pure et simple , qui était ainsi conçu :

« Les puissances alliées ayant proclamé que » l'empereur Napoléon était le seul obâitacle au » rétablissement de la paix en Europe , Fempe- » pereur Napoléon , fidèle à son serment^ déclare

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» qu'il renonce , pour lai et ses héritiers, aux » trdijes de France etdïtalie, et qu*il n*est aucun » sacrifice personnel , même celui de la vie , qu'il » ne soit prêt à faillie à Tintérêt deia France. »

Le lendemain , on signa le traité qui cédait en toute souveraineté File d'Elbe à Buonap^rte , et qui assurait à Marie-Louise les duchés de Parme, Plaisance et Guastalla , pour en jouir de même et être transmis à son fils et à sa descendance en li-' gne directe (r). Napoléon et Marie-Louise conservèrent le titre d'empereur et d'impératrice. Le trésor de France était grevé d'une rente annuelle de cinq millions cinq cent mille francs , à répartir entre Buonapartc , ses deux femmes et les membres de sa famille ; mais le gouvei^nement provisoire ne prit aucune part à ce traité ; et Ton ne connaît aucun acte qui prouve que S. M. Louis XVIII y^ait donné son adhésion. Quant à la Grande • Bretagne , lord Castlereagh déclara qu'elle n'y accédait que relativement aux stipulation relatives a l'île d'Elbe et aux duchés de Parme et de Plaisance , etc.

Le jour même o.ù Buonapa^te ratifia le traité par

lequel ilparut confirmer sa feinte abdication, c'est-

(i) Les t^'vpnemexi3 subséquens ont fait cban'ger celte der- Dière disposition. -

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à-dire , le 1 2 avril , S. A, Pi. Monsieur , fit son entrée dans la capitale de la France. Ce prince était débarque , le 27 janvier précédent , en Hollande , muni des pleins pouvoirs de S. M. » qui lavaient constitué lieutenant-général du royaume. S. A. R. s'élait rendue à Bâlc dans le mois de février; et , instruite des dispositions d'un grand nombre de français , elle avait résolu d'entrer en France. Elle était parvenue jusqu'à Vesoul, lorsque M. de Caulaincourt , le plénipotentiaire de Buonaparte au congrès de Châtillon , fit des représentations sur le voyage de ce prince , qui fut alors forcé de suspendre sa marche y ou du moins de la changer. Il alla dans les Vosges ; et il était à Rémiremont , lorsqu'un royaliste courageux et dévoué (i) vint l'inviter de se rendre à Nancy , où il le reçut dans sa propre maison. Ce fut dans cette ville que, le 6 avril , le comte de Bombelles(2J eut l'honneur de lui présenter , de la part de Tempereur d'Autriche, la cocarde blanche. S A. R» quitta Nancy le 8, arriva, le 10, à Meaux, et alla coucher le lendemain à Livry , où se rendit un détachement nombreux de la garde nationale ,

(() M. Micque, qu'une mort funeste et prématurée a ravi a sa famille et aux amis de la légitimité.

(2) M.; de Bombeiles est attaché au corps diploroaliqûc d'Aulriçhe, * '

quVUe accueillit de la manière la plus affectueuse. Elle fut reçue , à Tune des barrières , par le gouvernement provisoire , à la harangue duquel elle repondit par ce mot touchant échappe de son cœur : • Rien n'est changé ; il n'y a ici qu'un fran* ^ çab de plus. » Les acclamations les plus gênéraies, les transports de la joie la plus vive et la plus pure , auxquels se mêlaient les signes les moins équivoques de l'attendrissement, accompagnèrent le prince , depuis la barrière jusqu'à la métropole , 011 il alla rendre grâce à Dieu , qui lui permettait de revoir cette France chérie, si longlems l'objet de ses regrets. La même ivresse l'accompagna jusqu^an palais de ses pères , au haut auquel le drapeau sans tache fut arboré à Fins-* Unt même où il y fit son entrée.

La ville de Bordeaux avait eu long-tems avant ia capitale la satisfaction de contempler les traits dua descendant de Saint-Louis, d'un petit-fils de Henri IV , et de Louis-le-Orand. Esquissons ies événemens qui Ty avaient conduit.

Au commencement de Tannée i8i4» le maréchal Soult occupait Bayonne, et le duc de Wellington était k Saint- Jean-de-Luz. Une division ^ détachée de Tarmée française de Catalogne et commandée par le général Harîspe , arriva à Saint^ Jean-Pied-de-Port, et força, le 12 janvier, le général espagnolMina à se retirer dans la vallée des-

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Aluudes. Le duc de Wellipgton publia, le2j; une proclamation par l^jiquelle il annonçait aux français , qu^un prince de la maison de Bourbon de trouvait près de lui ; il les invitait à secouer le joug que lambition du moderne Attila leur avait imposé 9 et à se rassembler sous la bannière de leur souverain légitime. Une autre proclamation que le duc d^Angoulême adressa lui-même à Farinée de Soult , le 2 février, promit au nom du roi, aux officiers et soldats qui se déclareraient pour S. M. , la conservatioa de leur rang et de leur traitement. Ces deux actes produisirent le plus grand effet dans les provinces méridionales ou Fàttachement pour la légijtimité était presque général.

La saison ne permît que le la février à "Wellinglon de reprendre roffensive contre Soult, qui prit position à Sauveterre , le 23. A la suite de plusieurs combats, le général Hope, qui commandait Taîle gauche de Tarmée combinée, passa FAdour au-dessus de Bayonne, et, soutenu par lescadre du contre-amiral Penrose , se rendit maître des deux rives de cette ritière près de son embouchure. Dans la nuit , Soult fit retraite sur Orthez, où, le 27, il fut battu et perdit six mille hommes , y compris un grand nombre de soldats allemands qui quittèrent ses drapeaux. Il se retira par Saint-Sever sur Aire. Battu une seconde fois,

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près de ce lieu , le 2 mars, il précipita sa retraite en longeant une des rives de l' Adour , dans le dessein de se réunir à Sachet , qui alors avait entièrement évacué la Càlalogne,

Le maréchal Beresford, à la tête d une division anglaise , avait occupé Mon t-de- Marsan. Appelé parles habitans de Bordeaux, il marcha vers cette ville, accompagné du duc d'Angouléme. Lf*s Bordelais , ayant le maire à leur tête , proclamèrent le 2 mars, Louis XVIII; et furent ainsi les français les premiers qui reconnurent le roi légitime.

La crue des eaux ne permit pas à Wellington de poursuivre Soult avant le 14. Il entra le 20, à Tarbes , d'où le maréchal s'était retiré d'abord à Saint-Gaudens , puis à Toulouse , où il arriva le 2 1 . W.ellington ne put passer la Garonne que le 8 avril. Il livra, le 10, à Soult, la trop célèbre bataille de Toulouse , qui fut très-sanglante et où ce dernier fut défait. Les français se retirèrent par la route de Carcassonne. AVellington entra dans Toulouse , le 1 2 avril.

Ainsi le sang coula encore en France , lorsque la capitale était depuis dix jours en la puissance des alliés, (i) Wellington ne fut instruit que le 12

(i) Les agen$ de Bupnaparte firent tout ce qu'ils purent pour empêcher que la nouvelle des ëvénemens qui signa-

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de Toccupationde Paris, et il en fit part aux itia« 1 échaux Soult et Suchet , avec lesquels il conclut , le 18, un armistice qui mit fin à la guerre d'£s«pagne..

Le duc d*Angouléme qui» après la restauration ^ donna ses premiers soins , à entretenir Texcellent esprit des peuples des départemens méridionaux, n'arriva que le 127 mai à Paris. Son infortuné frère, le duc de Berri , que la rage révolutionnaire devait immoler, Vy avait devancé. Peu s'en fallut que Buonaparte , avant d'être renversé du trône ne joignît cette noble victime à celle qu'il avait sacrifiée avant d'y monter. En i8i3, des hommes înîprudens ou perfides parvinrent à persuader à ce prince que quarante mille français armés l'attendaient en Normandie. Déjà le vaisseau qui devait le porter sur les côtes de France était prêt , lorsque des serviteurs fidèles , qui avaient été envoyés aux îles de Gersey et de Guemesey pour y obtenir des renseignemens , se hâtèrent j^'informer S, A. R. que le projet qui l'avait séduite notait qu'un piège que lui tendait la police de Buonaparte. Le prince ne partit point ; mais lorsque

lèrent les derniers jours de mars el les premiers jours d^avrtl 1^14) ne.se répandît dans les dcparlemeas qui notaient pas occupés par les alliés.

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quelques mois plus tard les événemcns eurent décidé du sort de Tusurpaleur, le duc de Berri, qui attendait à Gersey une occasion favorable pouf passer en France , s'embarqua, le 12 avril, sur TEurotaset il débarqua le lendemain à Cherbourg. Après avoir donné en différentes villes de Normandie des preuves de sa franchise et de sa bonté , il se rendit à Paris.

N'ayant fait mention quMncidcmment de la reddition de Lyon , nojjs allons retracer succinctement les opérations qui Tout amenée. Le comté de Bubna, ne s'était retiré sur Genève, qu'avec lenteur , afin de donner aux secours qui lui avaient été promis , le tems d'arriver. Le 27 février, le général français Desaix attaqua les autrichiens dans leur position entre Saint- Julien et Landecy. Le général Klebelsberg le repoussa. L'attaque fut réitérée sans succès , le 28 et le i*"' mars ; mais j. comme ce dernier jour , les français s'emparèrent du fort de l'Ecluse , Klebersberg reçut Tordre de quitter sa position de Saint-Julien , de retirer son infanterie derrière les riiurs de Genève et de faire marcher sa cavalerie par Yverdurt pour se joindre aux corps autrichiens qui arrivaient par la Franche-Comté. Genève fut alors bloquée par les généraux Marchatnd et Serrant.

Aogèrèau s'était avancé jusqu'à Lons-le-Saulliicc, le 2 mars, et jusqu'à Arbois, le 5, menaçant

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ainsi de débloquer Besançon et de couper la coin* munication de Farmëc de Bohême avec la Suisse. Schwarlzenberg, pour prévenir un tel désastre , détacha Bianchi qui marcha vers Dijon, où il arriva, le 3 mars. Son avant-garde fut le 5àChâlons-sur-Saône. Le prince de Hesse-Hombourg , qui , ayons nous dit , avait été nommé général en chef de l'armée du Sud, se mit à la tête du deuxième corps d'armée autrichien qui bloquait Besançon , et d'un autre corps de troupes allemandes, et se porta vers PoUgny, où il arriva, le 8, et d'où Augereau se retira à Bourg en Bresse. Le prince fit, le lo , à Maçon , sa jonction avec Bianchi ; et les français se retirèrent à Ville-Franche. Augereau attaqua , le n , avec une partie de ses forces, Biajiichi , à Maison-Blanche ; mais il fut battu , on lui fit xnille prisonniers , et il se retira en désordre vers Lyon^ Le gros de l'armée française, qui avait pris position à Belleville en fut délogé, le 17; elle se retira, toujours en combattant jusqu'à Saint- George. Augereau fut repoussé» le 18, jusqu'à Anse et aux Echelles. Forcé , le 19 , dans la position de Limonest, il se jeta dans Lyon ; mais dans la nuit du 20 au 21 , il évacua cette ville et se retira à Vienne.

L'armée Autrichienne entra donc^ le 21 mars à Lyon, et à Vienne, le 24- Augereau s'étant retiré à Valence, Saint -Etienne fut occupé, le

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même jour , et Chambéry , le 3o. Le priace 4e Hesse marcha contre Grenoble ; et arrivé , le 7 avril, à quatre lieues de cette ville , il reçut la nouvelle de la prise de Paris. Un armistice con^iu^ le 12, mit également fin aux hostilités dar>s cette partie de la France^

Passons maintenait aux évén^mens qui eurent lieu en Italie , et dont la défection de Joachim Murât est sans contredit le plus important.

On assure que dès le mois de mars 181 3, ce prétendu roi de Naples avait fait , pour conclure une alliance avec le cabinet de Vienne , des tentatives qui étaient restées sans succès. Il avait donc accepté Tinvitation que Napoléon lui avait adreasée, de se rendre à Dresde; mais il avait continué secrètement les négociations, et on a des motifs de croire qu elles étaient connues de Buonaparte , qui les considérait comme un moyen de pénétrer les desseins de TAutriche.

Après la journée de Leipzick, Murât, qui jugea les affaires de Napoléon entièrement perdues, s^empressa de retourner à Naples, et suivit un plan de conduite qu'il supposait devoir le maintenir sur le tr^ne , même après la ruine de celai qui l'y avait fait monter. Il abolit le système continental dans ses états, et permit l'entrée des Tasseaux de toutes les nations dans ses ports. 11 ^ coiuiaitre* au lord Bentinck , qui gardait la Si-

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