II VUE
» prquverai par ma conduite que je siûs digne de «» devenir anglais , et alors je donnerai peut-être » ma parole de ne plus me mêler ^es affaires po- ». litiques.
» Si les anglais ne Veulent pas lae recevoir , m. j^rai ches mon beau-père ou chez Alexandre.
» L^Ângleterre pourrait tout au plus me traiter » comme prisonnier de guerre , puisque le dra- » peau tricolore fldttait encore à Bordeaux, k » Nîmes, etc. , lorsque je me suis rendu.
)¥ Je ne consentirai jamais à passer S Tîle de * Sainte-Hélène 9 parce que le climat m'en est » contraire, et que j'ai rhabitude, pour ma santé, » de faire vingt lieues par jour.
» S'y l'on me force d'y passer, je périrai avant » trois mois, et alors l'Angleterre sera. responsa- » ble de cet assassinat.
» J'aurais pu faire en France une guerre de 9 partisan , puisque avec six cents hommes j'ai » détrôniséXe roi de France , qui ayait une année » de trois cent mille hommes. »
Ce discours n'ayant produit aucun effet , Napoléon remit aux commissaires, le 4 du mois d'août, iun écrit ainsi conçu :
% Je proteste solenpiellement , à la face du ciel » et des hommes j contre la violation de mes )» drojt$ les plus s^rés, j>uisque I'qu dispose par
VlNGT-KEUVliME. 545
» la force de ma personne et de ma liberté'. Je me » suis rendu librement à bord du Bellérophon (i); » je ne suis point prisonnier , je suis Thôte de » r Angleterre, comnie Thcmistocle celui du.grand » roi*
» Une fois place à bord du Bellérophon, je suis » sur le foyer du peuple anglais. Si le gouveme- » m^nt , en donnant Tordre au capitaine de me » recevoir^arec toute ma $uite , n^a voulu que me » tendre un piège, il a forfait à Thonneur et souillé » son pavillon,
, )> Si cet acte 4pit ^tee consommé , ce sera en » vain que les anglais parleront encore à TËurope » de leur justice» de Iqurs lois et de leur liberté» » Jj'hoapitalilé yioléopur le PeUérophon compro^r 9 mettra à jamais là ^iaaglaise.
yf Z\exk appelle donc à Thistoire. Elle dira qu^uu » ennemi qui fit vingt afi^ la guerre au peuple » anglais , est vei^u librem.ent dans. $on malheur » chercher ui^ asije sous les lois de ce peuple» )> Quelle preuve plus éclatante ^urait41 pu donner »^de son estime ^t de sa confiance ? Mais comv » ment les anglais y ont -ils répondu? Ils ont ») ten4u une main hospitalière à cet ennemi ; et
(x) Nous venons de rapporter à quelle condition il y a «lé reçu.