‹ Histoire de Napoléon BuonaparteChapitre 7 sur 38 · IV. JQ · texte numérisé non relu

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neur naCîoBal et à leurs mœurs ^ et deraient » par conséquent ^ réunir tous leurs efforts contre Fennemi (i)* On prétend aussi que Napoléon n'agit pas aveb sa vigueur accoutumée à la bataille de là Moskôwa ou de Borodino. , et qu'il commit une grande faute en tenant sa g^a^rde di^ns r.inactipn , ce qui permit aux russes de faire leur retr<s(ite en bon ordre. Mais le reproche qu'on adresse Je plus généralement au chef de Tarmée française, est le long séjour qu'il fit à Moscou » après avoir reconnu qull lui serait impossible de

(i) Sr Robiert iThomàs Wllsori , dans Touvragc que noot Tenons 4e ciier , adresse ( ]page 29 ) à Buonaparte , au au» jet de son expédition de Russie, trois reproches principaux ^ qui &ont d^avoir cru qu^il n^y avait de bonnes routes qu'où la. ni^îge. couvrait la surface de la terre ; que la culture était né^ gligée , et que la population était éparse. Napoléon , aii contraire, a trouvé des routes aussi belles et même plus larges qu'aucune de France , j^tiisque trois canons peuvent j passer de front , en lâissatil èntr'eux des espaces considénables^. uii ptfjs abondant ^n touies sortes d'aliniens ; et, dans les proviaçQS qui €nvironn«nt Moskou , une population aussi nombreuse que celle que puisse offrir quelque partie d# PEurope que ceiK>it. -

La Russie a été de nos jours si frcqueroment visitée, el cette contrée est le sujet de tant de relations , qu'il esthoaieux pour Buonaparte de n'âvqir pas su ce qu'apprend le plus médiocre traité de géographie. Il en est de même de son erreur relativement au climat , quoique sir Robert n'en park pas.

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s^y maintenir. Cçtte fautç, toutefois , ne nous pa^ rait être que la suite à peu près inévitable des opérations précédentes. Après avQir passé Smolensl^, il £allait livrer bataille aux russes, pour Les. forcer à s^ soumettre aux conditions que voudrait leur imposer le vainqueur. La fermeté d 'Alexandre > combinée avec le dévouement héroïque de ses sujets , ayant rendu nul ce moyen , il devint nécessaire d^en tenter un autre , et de s^emparer de Moskou, si toutefois Toccupation de cette ca^pitale n'entrait pas dans le plan primitif de Tçxpédition, Buonaparte étant allé chercher la paix si loin , devait ouvrir des négociations, de la durée desquelles il ne pouvait être entièrement le maître. Il ne s'agissait donc plus alors pour les russea que de gagner du tems ; ils Pont senti ; ils se sont conduits en conséquence , et lejjrs défaites sont devenue des victoires.

II semble résulter de toutes ces considérations, que jamais Buonaparte n aurait dû passer le Dniepr.^ C'était l'opinion et le voeu de son armée , qui ,, à ce qu'on assure , exprima quelque mécontejptement de voir qu'il n'y avait aucun égard. Au.pre^ iQier coqp-d'œil) ce plan paraît plus sage qu^, celu\ qui fut mis à exécution ; mais peut-être n'était-il pas nqn plus, sans inconvénient. Borner à la prise 4e ^molensk, qui eutUei^ le i8 juillet, les Qpérations de la campagne de 1812 , c'eût été don-

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nër aux rosses près de dix mois pour rassembler et organiser toutes les forces- de leur vaste empire , dont une, faible portion seulement était euTahie. Durant ce long espace de tems, l'armée française aurait été obligée de demeurer stationnalre sur le Dniepr, en laissant derrière elle des alliés peu dévoués , au nombre desquels on peut compter les lithuaniens. Les autres polonais^ eux-mêmes, étaient extrêmement refroidis à cette époque. Mais si Napoléon n'avait pas à redouter un soulèvement de leur part , il pouvait n'en être pas ainsi des peuples d^Allemagne , qui ne supportaient qu'avec la plus vive impatience le joug de sa domination , et que le moindre espoir de succès aurait pu exciter à le secouer. L'Autriche et la Prusse , dont l^alliance n'était due qu^au danger de leur position , n'auraient pas manqué de favoriser les tentatives qui duraient eu pour objet de renverser la puissance de Buonaparte ; et personne ne doutera que l'Angleterre n'eût fait les plus grands efforts pour provoquer une telle révolution. Ainsi les troupes françaises restées sur le Dniepr, auraient pu se voir enveloppées tout-à-coup ; et peut-être Napoléon, qui , en outre , avait à soutenir eh Espagne une ^erre ruineuse de tout point, n'aurait-il fait que succomber plus tôt. Si ces réflexions ont quelque

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justesse , c^est bien moins encore la manière dont il a conduit ses opérations en Russie , que Texpér dition elle-même qui est à blâmer, puisque le succès en devait dépendre de la terreur, ou plutôt de la volonté de Tennemi.

L'histoire ne devant être fondée que sur la vérité, nous avons omis jusqu^ici de parler des rap-* ports publiés par Buonaparte, qui la toujours si peu respectée. Cependant , comme il fallait des efforts prodigieux pour réparer, s'il était possi^ ble, les pertes de la grande armée, elles furent indiquées d'une manière assez exacte dans le vingtneuvième bulletin. Les hommes sensibles en gémirent. Quant aux suppôts de Napoléon , ils n'en furent pas moins consternés que surpiîs. Ils ne pouvaient plus se dissimuler que le prestige qui avait fait croire à rinfaillibilité de leur héros , ne lut sur le point de se dissiper. Des hommes sensés, quoique sans doute en très-petit nombre , avaient prévu le résultat de sa folle entreprise. Dès le mois de juillet , un écrivain spirituel , et connu par la relation d'un voyage qu'il a fait en Russie , avait prononcé cette terrible sentence : t Buonaparte perdra son armée , pour signer un décret à Moskoa. » La prophétie s'est accomplie : plusieurs décrets , dits impériaux , sont datés de Fancienne capitale des czars ; et , à la bonté éter-

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aelle de Napoléon , le plus remarquable de totis ; est rorganisation de Tun des théâtres de Paris (i).

(i) Du Théâtre Français. {Voyez le Joumat de C Empire , du 16 janvier i8i3. ) Plusieurs acteurs et chanteurs restés à Moskous furent réunis pour donner des spectacles et des concerts à Napoléon , dans ce mêiâe palais du Kremlin 9 dont il devait bientôt ordonner la destruction.

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