CHAPITRE VII
Ércnemens de la péninsule espagnole.
Vims la fin de 1807, deux partis divisaient la cour et la famille régnante d’Espagne; l’un était celui du monarque, aveuglément gouverné par son favori, le prince de la Paix, lequel s’était fait véritable roi; l’autre était celui de l’héritier présomptif, conduit par son précepteur Escoïquiz , qui aspirait à gouverner. Ces deux partis recherchaient également l’appui de Napoléon, et lui faisaient beau jeu : nui doute qu’il ne fût déjà résolu d’en tirer •tout l’avantage possible.
Le favori , pour se maintenir dans son poste , aussi bien que pour se mettre à l’abri de la vengeance du fils, la mort du père arrivant, offrait à Napoléon, au nom de Charles IV, de faire de concert la conquête du Portugal, se réservant pour lui la souveraineté des Algarves comme asile. D’un autre côté, le prince des Asturies écrivait, à l’insu de son père, à l’empereur des Français, pour lui de-
mander une femme de sa main et implorer sa protection. »
Napoléon conclut un traité avec le père , et ne répondit pas au fils. Une armée française, sous les ordres de Junot, envahit le Portugal : Napoléon déclara que la maison de Bragance avait cessé de régner, et aussitôt Je roi et toute sa famille s’embarquèrent pour le Brésil, laissant leroyaume au pouvoir des Français ; mais les Anglais ne tardèrent pas à débarquer une armée sur les bords du Tage ; ils insurgèrent le Portugal contre les Français, et Junot fut obligé d’évacuer ce royaume.
Cependant de nouvelles troupes françaises étaient alors dans la Catalogne et la Navarre; elles s’avancèrent , et Murat, qui les commandait, occupa Madrid.
Ce lut alors que le prince des Asturies profita d’une émeute pour faire abdiquer son père, et régner à sa place. On a imputé à Napoléon d’avoir pris part à toutes ces intrigues de famille; mais il y était d’autant plus étranger, que la dernière circonstance surtout dérangeait tous ses projets arrêtés avec le père, et par suite desquels ses troupes se trouvaient déjà au sein de l’Espagne. Les deux partis sentirent bien dès lors que l’Empereur pouvait et devait être leur arbitre. Le roi détrôné /
s’adressa à lui pour obtenir vengeance, et le fifsy eut recours pour être reconnu. Tous deux s’empressèrent d’aller plaider devant Napoléon , également poussés par leurs conseils respectifs, par ceux-là même qui les gouvernaient tout-à-fait, et qui ne voyaient plus d’autres moyens, pour assurer leur propre tête, que de sc jeter dans ses bras.
Le prince de la Paix , ayant failli être massacré, persuada facilement le voyage de Bayonne à Charles IV et à la reine, qui s’étaient euxmêmes vus en danger de périr.
De son côté, le précepteur Escoïquiz, le véritable auteur de tous les maux de l’Espagne, alarmé de voir Charles IV protester contre son abdication , ne voyant que l’échafaud , si son pupille ne triomphait pas, fut fort ardent à déterminer le jeune roi. Ainsi , loin d’employer , comme on l’a dit , d’ignobles , de faibles détours pour attirer la famille d’Espagne à Bayonne, si Napoléon a péché, c’est, au contraire, par une audacieuse franchise, par un excès d’énergie : Bayonne ne fut pas un guet-apens , mais un immense coup d’État.
Lors des événemens de Madrid, le vieux roi, la reine étaient l’objet delà haine et du mépris des sujets : après l’abdication, le prince des Asturies devint aussitôt l’amour, l’espoir de
la nation. Toutefois cette nation était mure pour de grands changemens , et les sollicitait avec force : Napoléon y était alors très-populaire. Cette dans cette situation des esprits que toute la famille royale se réunit à Bayonne. Lorsque l’Empereur vit tous ces personnages, et qu’il jugea par lui-même de toute leur incapacité, il eut pitié du sort d’un grand peuple: il saisit l’occasion unique que lui présentait la fortune pour régénérer l’Espagne, l’enlever à l’Angleterre, en continuant, dans sa propre dynastie, le systèmede la famille de Louis XIV, et enchaîner l’Espagne aux destinées de la France.
Dans cette circonstance , la politique de Napoléon se trouva posséder bien au delà de ce qu’elle eût jamais osé prétender : il en a été ainsi de plus d’un autre événement de sa vie, dont on a fait honneur à sa politique, et qui n’appartenaient qu’au hasard. A Bayonne, il avait le nœud gordien devant lui; il le coupa. Il offrit à Charles IV et à la reine de lui céder la couronne d’Espagne, et de vivre paisiblement en France; ils s’y prêtèrent presque volontiers, tant ils étaient ulcérés contre leur fils, et tant eux et leur favori ne recherchaient désormais autre chose que le repos et la sûreté. Le prince des Asturies ne résista pas ex-
traordinaircment; mais il ne fut employé contre lui, ni la violence, ni les menaces. Le vieux roi se retira à Marseille , et Ferdinand alla habiter Valeneay.
Napoléon avait dédaigné les voiestortueuses et communes, parce qu’il se trouvait puissant; il osa frapper de trop haut : il voulut agir comme la Providence, qui remédie aux maux des mortels par des moyens à son gr é, parfois violens , et sans s’importer d’aucun jugement.
Toutefois , il embarqua fort mal toute cette affaire ; l’immoralité dut se montrer par trop patente, l’injustice par trop cynique , et le tout demeure fort vilain puisqu’il a succombé; car l’attentat ne se présente plus que dans sa hideuse nudité, privé de tout le grandiose et des nombreux bienfaits qui remplissaient son intention : la postérité l’eût pourtant préconisé, si Napoléon eût réussi, à cause de ses grands et heureux résultats !....
Cette malheureuse guerre d’Espagne a perdu Napoléon; elle a divisé ses forces, multiplié ses efforts, attaqué sa moralité; elle fut une véritable plaie, la cause première des malheurs de la France. Ajrt-ès les conférences d’Erfurt, entre Napoléon et Alexandre, l’Angleterre devait être contrainte à faire la paix, par la force
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des armes ou par celle de la raison : elle se trouvait perdue, déconsidérée sur le continent; son affaire de Copenhague avait révolté tous les esprits, et la France brillait alors de tous les avantages contraires, quand cette désastreuse affaire d'Espagne est venue tourner subitement l’opinion contre Napoléon, et réhabiliter l’Angleterre. Elle a pu dès lors continuer la guerre; les débouchés de l'Amérique? Méridionale lui ont été omerts; elle s’est fait une armée dans la péninsule, et delà, elle est devenu l’agent victorieux, le nœud redoutable de toutes les intrigues qui ont pu se former sur lecontinent : c’est ce qui a perdu Napoléon.
Et que l’on ne croie pas qu’il n'ait point prévu, désole commencement de cette mal* heureuse affaire, tous les obstacles, toutes les difficultés qu’il éprouverait. La lettre suivante, qu’il écrivit au grand-duc de Berg, le 29 mars 1808, fait voir la rapidité avec laquelle Napoléon jugeait immédiatement des hommes et des choses; elle prouve aussi combien l’exécution des subalternes détruisait ou gâtait, la plupart du temps, les plus belles, les plus hautes combinaisons. Cette lettre fut une prophétie. La voici :
ag mars 1808.
« M. le grand-duc de Berg, je crains que » vous ne me trompiez sur la situation de » l’Espagne, et que vous ne vous trompiez » vous-même. L’affaire du ao mars a singu- » lièrement compliqué les événemcns : je reste » dans une grande perplexité.
» Ne croyez pas que vous attaquiez une » nation désarmée, et que vous n’ayez que » des troupes à montrer pour soumettre l’Es- » pagne. La révolution du ao mars prouve » qu’il y a de l’énergie chez les Espagnols. » Vous avez affaire à un peuple neuf : il a i> tout le courage, et il aura tout l’enthou- » siasme que l’on rencontre chez (\es hommes y> que n’ont point usés les passions politiques.
» L’aristocratie et le clergé sont les maîtres » de l’Espagne. S’ils craignent pour leurs pri- » viléges et pour leur existence, ils feront » contre nous des levées en masse qui ]>our- » ront éterniser la guerre. J’ai des partisans; » si je me présente en conquérant, je n’en » aurai plus.
» Le prince de la Paix est détesté, parce » qu’on l’accuse d’avoir livré l’Espagne à la » France; voilà le grief qui a servi à l’usur-
» pation de Ferdinand ; le parti populaire est » le plus faible.
» Le prince des Asturies n’a aucune des » qualités qui sont nécessaires au chef d’une » nation; cela n’empêchera pas que, pour » nous l’opposer, on n’en fasse un héros. Je » ne veux pas que l’on use de violence envers » les personnages de cette famille : il n’est » jamais utile de se rendre odieux , et d’en- » flammer les haines. L’Espagne a plus de » cent mille hommes sous les armes, c’est » plus qu’il n’en faut pour soutenir avec avan- » tage une guerre intérieure : divisés sur plu- » sieurs points, ils peuvent servir de soulève- » ment total à la monarchie entière.
» Je vous présente l’ensemble des obstacles » qui sont inévitables, il en est d’autres que » vous sentirez : l’Angleterre ne laissera pas » échapper cette occasion de multiplier nos » embarras; elle expédie journellement des » avisos aux forces quelle tient sur les côtes » du Portugal, et dans la Méditerranée : elle » fait des enrôlemens de Siciliens et de Por- » tugais.
» La famille royale n’ayant point quitté » l’Espagne pour aller s’établir aux Indes, il » n’y a qu’une révolution qui puisse changer » l’état de ce pays : c’est peut - être celui de
» l’Europe qui y est le moins préparé. Les « gens qui voient les vices monstrueux de ce » gouvernement, et l’anarchie qui a pris la » place de l’autorité légale, font le plus petit » nombre; le plus grand nombre profite de » ces vices et de cette anarchie.
» Dans l’intérêt de mon Empire, je puis » faire beaucoup de bien à l’Espagne. Quels » sont les meilleurs moyens k prendre?
» Irais- je à Madrid? exercerais -je l’acte » d’un grand protectorat , en 'prononçant » entre le père et le fils ? Il ine semble diffi- » cile de faire régner Charles IV : son gou- » vcrnementet son favori sont tellement dé- » popularisés, qu’ils ne se soutiendraient pas » trois mois.
» Ferdinand est l’ennemi de la France, c’est » pour cela qu’on l’a fait roi. Le placer sur le » trône sera servir les factions qui, depuis » ving-cinq ans, veulent l’anéantissement de » la France. Une alliance de famille serait un » faible bien : la reine Élisabeth et d’autres » princesses françaises ont péri misérable- » ment lorsqu’on a pu les immoler impuné- » ment à d’atroces vengeances. Je pense qu’il » ne faut rien précipiter, qu’il convient de » prendre conseil des évènemens qui vont » suivre.... Il faudra fortifier les corps d’ar-
ni^jlÇaH hy-CçnoIp
» mée qui se tiendront sur les frontières du
» Portugal, et attendre
» Je n’approuve pas le parti qu’a pris V. A. I. » de s’emparer aussi précipitamment de Ma- » drid. Il fallait tenir l’armée à dix lieues de la » capitale. Vous n’aviez pas l’assurance que le » peuple et la magistrature allaient reconnaître » Ferdinand sans contestation. Le prince de » la Paix doit avoir dans les emplois publics »des partisans; il y a, d’ailleurs, un attache- » ment d’habitude au vieux roi , qui pouvait v produire des résultats. Votre entrée à Madrid, » en inquiétant les Espagnols, a puissamment n servi Ferdinand. J’ai donné ordre à Savary » d’aller auprès du vieux roi voir ce qui s’y » passe : il se concertera avec V. A. I. J’aviserai » ultérieurement au parti qui sera à prendre; » en attendant , voici ce que je juge convè- » venable de vous prescrire :
» Vous ne m’engagerez à une entrevue en » Espagne, avec Ferdinand , que si vous jugez » la situation des choses telle , que je doive le » reconnaître comme roi d’Espagne. Vous use- » rez de bons procédés envers le roi, la reine » et le prince Godoy. Vous exigerez pour eux, » et vous leur rendrez les mêmes honneurs » qu’autrefois. Vous ferez en sorte que les Esr> pagnols ne puissent pas soupçonner le parti
» que je prendrai : celanesera pas difficile » n’en sais rien moi-même.
» Vous ferez entendre à la noblesse et au » clergé que, si la France doit intervenir dans » les affaires d’Espagne, leurs privilèges et leurs » immunités seront respectés. Vous leur direz » que l’Empereur désire le perfectionnement » des institutions politiques de l’Espagne, pour » la mettre en rapport avec l’état de la civili- » sation de l’Europe, pour la soustraire auré- » gime des favoris... Vous direz aux magistrats » et aux bourgeois des villes , aux gens éclai- » rés, que l’Espagne a besoin de recréer la ma- » chine de son gouvernement , et qu’il lui faut » des lois qui garantissent les citoyens de l’ar- » bitraire et des usurpations de la féodalité, » institutions qui raniment l’industrie , l’agri- » culture et les arts. Vous leur peindrez l’état » de tranquillité et d'aisance dont jouit la » France, malgré les guerres où elle s’est tou- » jours engagée; la splendeur de la religion , » qui doit son établissement au concordat que » j’ai signé avec le Pape. Vous leur démontre- » rez les avantages qu’ils peuvent tirer d’une » régénération politique : l’ordre et la paix » dans l’intérieur, la considération et la puis- » sance à l’extérieur : tel doit être l’esprit de » vos discours et de vos écrits. Ne brusquez
» aucune démarche ;je puis attendre à Bayonne,
» je puis passer les Pyrénées , et me fortifiant » vers le Portugal , aller conduire la guerre de » ce côté.
» Je songerai à vos intérêts particnlié^Ps , n’y » songez pas vous-même.... Le Portugal res- » tera à ma disposition... Qu'aucun projet per- » sonnel ne vous occupe , et ne dirige votre » conduite; cela me nuirait et vous nuirait » encore plus qu’à moi.
» Vous allez trop vite dans vos instructions » du 1 4 ; la marche que vous prescrivez au » général Dupont est trop rapide, à cause » de l’événement du 19 mars. Il y a des chan- » gemens à faire, vous donnerez de nouvelles » dispositions , vous recevrez des instructions » de mon ministre des affaires étrangères.
» J’ordonne que la discipline soit maintenue » de la manière la plus sévère : point de grâce» » pour les plus petites fautes. L’on aura pour » l’habitant les plus grands égards; l’on res- » pectera principalement les églises et les » couvens.
» L’armée évitera toute rencontre, soit avec » des corps de l’armée espagnole , soit avec » des détachemens : il ne faut pas que d’aucun » côté il soit brûlé une amorce.
» Laissez Solarto dépasser Badajos, faites-le
» observer; donnez vous -meme l’indication a des marches de mon armée, pour la tenir » toujours à une distance de plusieurs lieues » des corps espagnols : si la guerre s’allumait, » fausserait perdu.
» C’est à la politique et aux négociations » qu'il appartient de décider des destinées de » l’Espagne. Je vous recommande d’éviter des » explications avec Solano , comme avec les » autres généraux et les gouverneurs espa- » gnols.
» Vous m’enverrez deux estafettes par jour ; » en cas d'événemens majeurs , vous m’expé- » dierez des officiers d’ordonnance : vous me » renverrez sur-le-champ le chambellan de
» T , qui vous porte cette dépêche; vous lui
» remettrez un rapport détaillé. Sur ce, etc. »
Napoléox.
Tout ce que Napoléon avait prévu au commencement de 1808 arriva : la guerre s’alluma dans toute l’Espagne; et bientôt la honteuse capitulation du général Dupont, àBaylen, compliqua terriblement les affaires de cette péninsule : cette capitulation fut pour la France les fourches Caudines.
A soft retour de l’entrevue d’Erfurt, l’Empereur dut entrer lui-même en Espagne à la
tète d’une partie de ses vieux soldats. La prise de Burgos signala son arrivée ; bientôt après , il défit les généraux Palafox et Castanos à Tu» della, et les lanciers de sa garde enlevèrent les positions de Somma- Sierra. Napoléon fit son entrée à Madrid, le 4 décembre, après avoir solennellement aboli l’inquisition.
En même temps, ses généraux remportaient des victoires à Espinosa et dans la Catalogne. Le général anglais Moore voulut s’avancer sur Valladolid, mais il en fut bientôt chassé, et 6e réfugia à la Corognc , où le maréchal Soult l’attaqua. Les Anglais perdirent dans cette retraite leur général , dix mille hommes et dix mille chevaux , et furent obligés de se rembarquer.
Presque toute l’Espagne obéit alors au roi Joseph Napoléon, frère de l’Empereur, mais ce ne fut que momentanément. Napoléon , obligé de retourner à Paris pour surveiller l’Autriche mécontente, laissa l’Espagne dans des mains inhabiles. Dès lors, chaque province devint de nouveau le théâtre d’une guerre sanglante, où luttèrenten vain,pendantquatre ans encore, la bravoure des Français et la sagesse des généraux.
Qguid les circonstances devinrent difficiles pourles Français en Espagne, Napoléon pro-
posa plus d’une fois à Ferdinand d’aller régner sur son peuple, et que le sort des armes en décideraitdansune guerre franche. Ferdinand, qui semble avoir été bien conseillé, répondit alors que, des troubles politiques agitant son pays, il ne manquerait pas de compliquer les affaires , et pourrait en devenir la victime. « Je reste en France, disait-il a Napoléon, mais si vous voulez me donner une femme, et m’accorder la protection et l’appui de vos armes, je pars , et je vous serai un allié fidèle. »
Plus tard , lors des nouveaux désastres de 1 8 1 3 , Napoléon se rendit à cette proposition, et le mariage de Ferdinand fut arrêté avec la fille aînée de Joseph ; mais alors les circonstances n’étaient plus les mêmes, et Ferdinand demanda d’ajourner le mariage. « Vous ne pouvez plus m’accorder l’appui de vos armes, dit-il à l’Empereur, je ne dois point me donner en ma femme un titre d’exclusion aux yeux de mes péyples. » Il partit avec des intentions de bonne foi : nul doute que, si les affaires de i8i4 eussent tourné différemment, il n’eût accompli son mariage avec la fille de Joseph.
Quoi qu’il en soit aujourd’hui, les Espagnols pleureront long - temps la constitution de Bayonne; si elle eût triomphé, ils n’am£ient plus de juridiction ecclésiastique en matière
séculière , plus de banalités, plus de barrières intérieures. Leurs domaines nationaux ne resteraient point incultes et sans utilité pour l’État et la nation. Ils auraient un clergé séculier, une noblesse sans privilèges féodaux, ni exemption de contributions et de charges publiques ; ils seraient aujourd’hui un autre peuple.
îttoü el i8>>9- Arnxneni de l'Autriche,
9 avril.
Envahissement de la Bavière.