‹ Histoire de Napoléon: d'après m. de Norvins, m. le comte de Las-Cases, le général Gourgaud, etcChapitre 20 sur 21 · II. HIST. DE WAP · texte numérisé non relu

II. HIST. DE WAP

suivit la direction indicpiëe : son projet ^ si l^Vi* Demi ratlaqiiait, âaît, ou de s*emparer de la cro\sfère ou d'aller. en Corse. Dans le premier cas, u fallait peut-être se battre , et, pour mieiix se préparer a celte ûëcessite , il commanda de jeter àJa mer tons les effets embarque's, sacrifice que cha« cun fit avec plaisir. Le soir, on découvrit deux frégates el un bâtiment de guerre français, qu'on reconnut pour être le ZéphjT» Celui-ci, ayant aernandé A'V Inconstant ies nouvelles de'^'emperei^r, I^apA-r léon lui-même répondit qu'il se portait bien. Le 2Ô y on reconnût un vaisseau de 749 ?ui n'aperçut point le bateau de César, Cette journée fut employée a copier trois proclamations ,' de^x «^u nom (ife l'empereur, Tube aux Français, rautre à l'armée , et la troisième à rarméç. au nom de sa garde. Les ponts se couvrirent de copistes, : ce singulier bureau d'état-major écrivant sous la dictée de Napoléon , en vue des croisières ennemies , au ii^ilieu de la mer, sur un bâtiment, sans défense , des proclamations qui invitaient trente millions d'hommes à arborer la bannière d'un bat£Ûllon y est un fait curieux dans cette période si romanesqueL, de la vie de Bonaparte. Enfin, le i^** mars, mois favori de l'empereur dans ses prospérités, il rcvîl la terre française, et débarqua au golfe Juan. Les babitans ne lui votèrent pas, comme les Calaisien^ à Louis XVIII, une plaquede bronze portant ^' — preinte du pied qu'il avait posé sur le sol vingt-cinq ans d'f ' "ut un bo

'Tieil des paysa; H du dt

lement. Le biy ^lantat

d'olmers. ■ Beau présiUK, s'e'cria Napol^^ pmsse-t-^ se rèaîiserl ■ Parmi les liabiUiis qui arrivèrent, l'un d'eux avait servi; il reconnut Napole'oQ ■ et ne voulut plus lequiltér. «Eh bien? Bertrand, dit l'empereur au grand mare'chal,

voilà du renfort n

Déjà un capitaine de la gara ? et vingt-cinq lioni'' mes e'taient partis pour AntiBes avec ordre dp s'y présenter comme déserteurs A de scduire la garnison. Mais Pfapole'on avait liaal choisi ses négociateurs; ils entrèrent dans la ville aux cris de five l'empereurl et furent dans l'instant desanne» et arrêtés. N'aj.nnt point de nouvelles de ce de'tacheuenl , I^apole'on envoya à Antibes un officier civil chargé d'instructions pour le commandant : cet ofGcier trouva les portes fermées, et ne put communiquer avec personne. A orne heures djj. soir, là petite troupe que Napoléon appelait U de'putatioh de la Mrde se mit en mouvement; les Polonais , à pied, portaient sur le dos l'équipement des chevaux qu ils allaiecit avoir à mesure que l'on en achèterait sur la route. Après vingt lieues d'uoe marche continue , Napoléon aixiva au

et produisirent sur U masse de la population un effet d'autant plus magique qu'il ëtâit inattendu. Le 6 , Napoléon partit de Gap pour Grenoble.

En cbemin , Gambronne qui formait l'ayant garde avec qiiarante grenadiers , se trouva arrête' par une colonne envoyée. de Grenoble. Il cbercha à parlementer^ on ne l'ëcouta pas. Napoléon , instruit de de ce contre-temps , s'avança vers la troupe , et fut bientôt rejoint par sa garde , accourue au danger : a Avec voits mes Braves , leur dit Napo- » léon , je ne craindrais pas dix mille Hommes. » Cependant le bataillon.de Grenoble avait pris position. Napoléon alla le reconnaître , çt se iît précéder d'un officier qu'on ne voulut pas entendre. « On m'a trompé, dit Napoléon au général Bertrand ; n'importe ; en avant ! » Il mit pied à terre, iet découvrant sa poitrine : « S'il en est un parmi « vous y dit-il anx soldats de Grenoble, s'il en est « un seul qui veuille tuer son général 9 son eâipe- « reur , il le peut ^ le voici ! » LeS soldats répondirent par acclamation vipa V empereur \ el demandèrent à marcber sur Grenoble avec lui. Ce moment fut décisif pour Napoléon. A Grenoble , le général ' Marchand avait pris des mesures de défense ] les portes de la ville étaient fermées : la garnison $è déployait sur les remparts ; la population tout entièi-e s'y était portée. Napoléon s'avançait avec sa troUpe , l'arme renversée , et marcbant aux cris de Dwe Grenoble! t- ^ ' ^^ •

*Dwe V empereur\\jtsreaiTi^ri& de "Irent des mêmes acclamations , et de la ville furent brisées par les I

« dirent-ils à Napoléon , au défaut des cle£s de ta « bonne ville, en voici les portes. — Tout est décidé a maintenant y dit Napoléon à ses o£Qciers; tout tt est décidé: nous allons à Paris. « Le Icnde^ main, 8 mars, il fut reconnu et complimenté so« lennellement comme empereur par toutes les autorités civiles, judiciaires, militaires et ecclésiastiques. Il redevint subitement l'homme des soldats et du peuple , dont son retour merveilleux avait saisi , e:$alté toutes les facultés. — Après une revue, la garnison se mit en marche sur Lyon, au nomlïre de six mille hommes. Le soir , Napoléon ëerivit à l'impératrice et au roi Joseph. Les courriers ne manquèrent pas de dire sur leur passage , et le peuple ae répéter , qu'ils portaient l'ordre à l'impératrice de venir avec le roi de Rome rejoindre l'empereur. Napoléon reprit ajïssi à Grenoble possession du pouvoir impérial y en décrétant qu'à dater du i5 mars, les actes publics seraient faits et la justice rendue en son nom. L'organisation des gardes nationales dans les cinq dépailemens qu'il venait de traverser ne fut pas oubliée, n y avait sept jours que cette merveilleuse révolution continuait son cours, lorsque le Moniteur apprit à la France l'arrivée de Napoléon par une oraonnabce.qui le mettait Itors de la loi> et par une proclamation qui convoquait sur-le-champ les deux Chambres. Napoléon, pendant qu'on publiait le bruit de sa déiaite, attirait à lui tous les soldats envoyés contre lui , et faisait à Lyon une entrée qui fut un véritable triomphe. Partout il annonçait que désormais il renonçait à la guerre, qu'il main-

tiendrait le trftité de Paris^ et s'atfalcberaat surtout

à donner à h France une constitutioii libérée)

à fafire de cette belle c(>ntrëe le, pajsk plus liîre

de FEurope. Mais il ne tint pas cette ginérejuse

promesse. — Le reste de sa route se fit au milieu

d'un entliousiasme dont il n'y avait pas encore et

d'exemple : le 20 mars il fit son eiitree à Pans c

c'est un des jours lés plus tûëmorables de notna

kisteire.-^-Toutela France reconnaît encore unefoB

Napoléon. Une chambre des^ r^résentans est contCH

^piee ainsi qu'une assemblée des électeurs de Fr»icc

sous le nom de Ghamp«de-Mai, Napole'on, eâ al»

tendant >que la paix Im permette de donner au pe«i<'

pie français une constitution digne de lui, o£Bre

provisoirement à sou acceptation Vuécte addition^

nel aux CônstUxUiàns de l^ Empire yà9sez sen^bta-

Me k la Charte , si ce n'est (pin donnait quelques

garanties phis expliiâtes.

€ependatTt le congrès àc Vienne, où les rois avarient partage comme des troupeaux hs peuples aufxquels ils devaient leur affranchissement, durait encore. Un* mlinistre de Louis XVIII , Tall^and^ excitait la coalition contre Napoléon. L'armée et hs gardes nationales volent aux frontières (i) ; maisFëtrang^ eàtraitde-toutés parts. Taudis que rOuest , où une insurrection avait été péniblement exdtée, et le Midi royaliste soutenu par le roid'Ëspagne , cédaient à la discipline de quelones régi« mens et à la puissance des •»

tfapiiylébn perdit son trône Àait Fottché , cajôtnla; h

(1} "Vovez l'hisloirc delà Catr

Toûc de La&yette y avaient renouvelé la déclari^ ûon des droits y et rédigé sous le canon uue const^ tutlon libérale , se séparèrent. Napoléon abdiqua une seconde fois en faveur de Napoléon U son fils* L'armée alla, au*dclà de la Loire, subir paisible'^ mènl son licenciement, et immoler à la paix de la patrie juscpi'aux mouvemens d'humeur d une espé^ ranoe trompée. Les alliés vinrentoccupcr , riinçonner, piller une partie de la France. Louis ]ii^VJII rentra à Paris le 8 juillet. La restauration fut acr complie.

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