‹ Histoire de Napoléon: d'après m. de Norvins, m. le comte de Las-Cases, le général Gourgaud, etcChapitre 6 sur 21 · CHAPITRE UI · texte numérisé non relu

CHAPITRE UI

Congres de Rastadi. — Expédjition d'Egypte.

Bonaparte quitta Milan le i5 novembre 1797 , franchit 'le Mont-Gënis et se dirigea par la Suisse sur Rastadt; car les directeurs lui avaient donné ordre d'aller au congrès réuni dans cette ville j et

perspective des obstacles qui devaient à chaqu pas s'élever, Bonaparte se pressa de conclure le I*' décembre 9 la convention pour la remise dis Ma jence aux troupes de la république , et pour la remise de Palma-Nova et de Venise aux troupes autrichiennes. Il regarda dès-lors sa mission comme iinie, arriva à Pans incognito le Sde'cembre, et descendit dans sa petite maison de la rue Ghantereine, que par une délibération spontanée le' corps municipal appela rue de la Victoire,

Moins indépendant que les municipaux de la capitale, le conseil des anciens ne put décréte- Taçte par lequel son comité décernait , à titre

nux , Provera, perdiila bataille de la FaTorite. Le afôrrierjWunnserrenditMaDtouepar nue capitulation honorable. Peu de jours après, ce vieux général donna k Bonaparte une preuve signale'e de sa recoQDajssancc pour sa généreuse conduite à son égard, en l'avertissant d'un complot d'empoisonnement ourdi contre lui dans la Romagne, où iesFran- $ais portaient leursarmes.La nouvelle campagncne fol m lon^e ni glorieuse : les rencontres avec les troupes du pape n'oSrirent aux soldats français que de simples exercices miUtaires. Aussi, le général en chef ne réservait au Sainl-Siége, pour prix de ses trahisons, ({u'une vengeance pbrement politique et administrative. II le força de signer le traite de Toleotino , qui lui enleva quelques provinces et quelques millions.

La guerre continua en Italie avec l'Autriche. L'archiduc Charles viiit combattre Bonaparte. Partout celui-ci et les généraux qui le secondent sont victorieux; TLitrie , la Camiole , la Carinihie (ont conquises. L'armée française n'était qu'à soixante lieues de Vienne , lorsque les moti& déduits parTauteurdenotre histoire de la Campagne d'Italie, déterminèrent Bonaparte k s'entendre avec l'archidnc Charles pour la condusion de la paix. Cependant de nouveaux combats eurent lieu, et l'avant-earde française n'était plus qu'à vin^ ne. Une suspension d'armes fiit con- , et enfin , peu de jours après , les d'une paix glorieuse pour la France arec 1 Autriche, Elle fut définidrek Campo-Formio. La républi^e de

devint la capitale d^lï r.^î?».^"'''''","^* ' "«"«*• Milan fut le centre de la réSw^^^ '^'^'^^^^^ i ^aparté avait condu e ST ^''^^^^^^ ""' ^consulter U DireSJre (^^^^^^

Congres <2e

^naparie francbitle sur Easudt ordre d'aller' d'y ta

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r^conçaase nationale ,au héros pacificAtettr^ le do* iname de Ghambord et un grand hôtel à Paris. Le Directoire voulut se charger seul de la reconnaifh sance publique; mais bientôt il con&prit tout Sou ^nger en voyant de quel enthousiasme universel Bonaparte devenait l'objet : le peuple, les soldats» exprimaient leur admiration par dei cris de jbie sur son passage, par des chansons où ils célébraient ses exploits. Le Directoire s'effrava justement de cette puissance de la {^oite, à laquelle il dut se soumettre, trop fia^ible qu'il e'tait pour l'honorer dignement 6u pour là braver. Tome sa politique se re'fugia dans une fête triomphale inusitée , dont la pompe triomphale montra toute autre diose miède la grandeur. Cette exagération de la gratitude & rectoriâle ne trompa personne, ni celui qtt'dlet^ gardait, ni la foule tou}ours ëclaûrée dés specta* téurs. La remise du traité par.Bonapaice servit de prétexte à cette fête^ elle eut lieu fe ad ûÎBMÎré (ip décenibre) au palab du Lnxenkbottrg, en présence des ambassadeurs d'Eipagne, de iMaples, dift Sardaigne , de Prusse , de Danemarck , de la Porte- Ottomane, -des ministres des n^bliques Batave, Cisalpine, Helvétique, Ligurienne, Genevoise, et des envoyés de Toscane, de Wurtembei^, de Bade , de Francfort, de Hesse-Cassel. La cour du palais fut disposée pour cette solennité, à laquelle aucun édifice public ne pouvait suffire; les gêné*raux Joûbert et Andréossy y tenaient le érafeatn donné par le corps législatif à l'armée d'Italie , et qu'ils ramenaient couvert d'inscriptions, où en lisait en lettres d'or let noms de 67 Gombats, et des

i8 h^AaàikB rangées ûu affiiirea important dans lesquelles nous avons vaincu pendantles campagnes 1796 et 179^» Au milieu de la cour s'élevait l autel de la patne^ sunnonté des statues de la liberté) de f égalité' et de la paix. /Les drapeaux conquis eft Italie se déployaient en forme de dais au-dessus des màq directeursé Gçnx-^ci, en costmne antique^ av6D une mafinificence âiéâtrale^ s'édipsaient malgré le laxedeleursvtltemens y devant te eénérdfionaparte^vétu de l'unifonne de Lodi et a'Arcole)qui> par sa simplicité y laissait voir entièrement ie gueiv dier qui le jetait ^ son cort^e «re binmait à quelques officiers de son état-major, couveits, Mnsi i^e lui y de l'habit des champs de bataille. Arrivé près del'aUtd^ Talleyrand-Iwgord, ministre des relations extérieures, en présentât Bonaparte aft Directoire^ hii adressa un discours empreint d'uft ardent républicanisme , rempli d'admiraftion pour le vainqueur, et rempli d'ébges pourrie ^uvememeat qui avait su le deviner conune le c£Q(>isir. O^ y remarauait ce passif : a Amsi toiis les Français » ont vamcu en Bonajparte^ ainsi sa gloire est là » propriété de tous ^âmsiil n'est pas un r^pqjblicaiâ » qui ne puisse en revendiquer sa part. 11 6St biéh » vrai qu'il &udra lui laisser ce coup d'oeil qui •» dérobiat tout au hasard , et cette pre voyance qui n le rendait maître de l'avenir^ et ces soudaines » inspirations qui déconci^aient, par des res- ^ sources inespérées , les plus savantes combinaii» • sons de l^ennemi, et cet art de ranimcir en un » instant les courages ébranlés , sans que Im per- « dit rien de son sang-firaid , et les traits d'une au^

dace « nMime , 4{ui nous fusaient encore frémir pour ses jours , long-temp après qu'il avait ^vaincu , \k cet héroïsme si nouveau , qui , phis d'âne fois, lui a fait mettre un frein à la vietou^y alors qu'elle lui pnmiettait ses palmes trîoiBpkaks. Tout cela, sans doute, étaità lui; ««is oeU «M3ore âait l'ouvrage de cet insatiable

^■<»«' ^.,^ patrie et de rhumanitë La

Fxaaoe eatièfc sera libre; peut-être lui ne le sera J| *"g^ > Ws ce moment , un nouvel ennemi l'ap- P^**5 fl est cél^ire parsa baine profonde pour ».«s FrrKttinu,^ et par son insolente tyrannie en-

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^ d^yuk^^^^^!^ ^^^^ de conclure date l'ère

^ représentatifs. Vous êtes par*

V venus à organiser la grande nation dont le vaste » territoire n'est circonscrit que parce que la na* » ture en a elle-même posé les limites. Je vous » remets le traite' de Gampo-Formio ratifie par » l'empereur } cette paix asmre la liberté y la » prospérité et la gloire de la republique. Lorsque 9 le bonbeur du peuple Français sera assis sur les » meilleures lois organiques , l'Europe entière de- » viendra libre. » — Barras , qui présidait le Directoire , répondit au général. En mêlant les éloges de l'armée d'Italie à ceux du grand capitaine , a la nature y dit-il , a épuisé toutes ses ri- » chesses pour le créer <. Bonaparte a médité ses n conquêtes avec la pensée de Socrate; il a réconsi cilié l'homme avec la guerre, d Barras invitait ensuite Bonaparte à aller planter l'étendard tricolore sur la Tour de Londres. Cette partie de son discours exprimait la haine la plus prononcée con« tre l'Angleterre , avec un faste de paroles et de déclamations , qui sentait le rhéteur ^ et convenait mal au chef d'un gouvernement. Le général Joubert et le chef de brigade Andréossy , présentés

J>ar le ministre dé la guerre , reçurent à leur tour es félicitations du Directoire } mais le véritable sujet de tous les éloges- ^ les triomphes de Bonaparte , remplissait tous les cosurs. Le chef de l'armée de Sambre-et-Meuse , le modeste Jourdan , que le nom de Fleurus immortalise , mit le comble à cette espèce d'apothéose , en célébrant avec candeur la gloire des soldats d'Italie , qui semblait pouvoir Édre oublier la sienne.

Le corps législatif donna aussi une fête au vain-

» dacesuUime , qui nous fusaient encore frémir » pour ses jours , long-temps après qu'il avait » vaincu , it cet héroïsme si nouveau , qui , phis » d'une foîs^ lui a fait mettre un frein à la vie- » toire, alors qu'elle lui promettait ses palmes » triomphales. Tout cela, sans doute, était à lui; » mais cela encore était l'ouvrage de cet insatiable

» amour de la patrie et de rhumanité La

» France entière sera libre; peut-être lui ne le sera » jamais. Dès ce moment , un nouvel ennemi l'ap- » pelle; il est célèbre par sa haine pnrfbnde pour » .les Françab, et par son inscAente tyrannie en-

» de la république , soit imposée à ces «tyrans des » mers ; qu'die venge la France, et qu elle ras* » sure le monde. »

Ce discours ne fut écouté qu'avec une vive im» patience; on •voulait que le héros parlât; et dès qu'il en manifesta l'intention, un silence presque religieux régna dans toute l'assemblée. Bonaparte s'avança , remit au président le traité de Gampo- Formio , et prit la parole. Voici les principaux traits de sa harangue : a Le peuple Français , pour être » libre , avait les rois à combattre : pour obtenir » une constitution fondée sur la raison , il atait 9 dix-huit siècles.de préjugésà vaincre. Lareligion, » la féodalité , le despotisme , ont successivement 9 depuis vingt siècles , gouverné l'Ëlirope : mais » de la paix qae vous venez de conclure oate l'ère *^ ^e$ gouveiuemens représentatifs. Vous êtes par*

o venus à organiser la grande nation dont le vaste 9 territoire n'est circonscrit que parce que la na- » ture en a elle-même posé les limites. Je vous » remets le traité de Gampo-Formio ratifié par y> l'empereur ; cette paix a^|re la liberté , la » prospcrité et la gloire de la republique. Lorsque » le bonheur du peuple Français sera assis sur les T» meilleures lois organiques , l'Europe entière de- » viendra libre. » — Barras , qui présidait le Directoire , répondit au général. En mêlant les éloges de l'armée d'Italie à ceux du grand capitaine , a la nature y dit-il , a épuisé toutes ses ri- » cbesses pour le créer. Bonaparte a médité ses » conquêtes avec la pensée de Socrate ; il a récon- » cilié l'homme avec la guerre, d Barras invitait ensuite Bonaparte à aller planter l'étendard tricolore sur la Tour de Londres. Cette partie de son discours exprimait la haine la plus prononcée contre l'Angleterre , avec un faste de paroles et de déclamations , qui sentait le rhéteur , et convenait mal au chef d'un gouvernement. Le général Joubert et le chef de brigade Andréossy y présentés

{>ar le ministre dé la ^erre , reçurent à leur tour es félicitations du Directoire } mais le véritable sujet de tous les éloges- , les triomphes de Bonaparte , remplissait tous les cœurs. Le chef de l'ai^ mée de Sambre-et-Meuse , le modeste Jourdan , que le nom de Fleurus immortalise , mit le comble à cette espèce d'apothéose , en célébrant avec candeur la gloire des soldats d'Italie , qui semblait pouvoir faire oublier la sienne.

Le corps législatif donna aussi une fête au vain-

çueur de rAutriche. Mais la plus brillante fat celle da ministre des relations extcrienres , Talleyrand. L'Institut clioisit Bonaparte pour remplacer Gamot^, proscrit depuis peu. lie royaliste Bonald lui offrit sma livre et le i*epublicain David son pinceau. Le ^ntre voulut le représenter à cheval au pont de Lodi ou d'Arcole ; Non , répondit Bonaparte, y^ servais 4W^c toute V armée! Meprésentez-moi de sang-froid sur un cheval

fougueux^

Le Directoire aurait voulu que Bonaparte retournât prendre au congrès de Rastadt la conduite des négociations. Cependant le général de l'armée d'Italie ne.se disposait pas à Jaisser exiler^ dans une semblable mission, sa fortune et sa popularité* Nommé au vain commandement d'une nouvelle armée , mais occupé plus que jamais des moyens de faire agréer le projet qu il avait conçu depuis plusieurs mois d une expédition en JEgvfte , Bonaparte partit avec éclat pour inspecter les troupes qui occupaient, sous le nom d'armée d^Angleteire^ la Normandie , la Picardie et la Belgique. De cette manière il trompait l'inquiète observation du cabinet de Londres;. il tenait en échec celle* de l'Europe , et procurait du repos à la jalousie du Directoire. On doit rapporter à cette excursion en Belgique l'origine de ces grands établissemens maritimes que la France lui a dus, et qui seuls auraient sufE pour illustrer son règne. Bonaparte visita Anvers : il dit lui-même que le canal de Sainte Quentin , ouvert sous le consulat , fut un des r<^ultats de son voyage^ et qu'il remarqua ^aleioent

alors la supériorité c[ue la marée donnait an port de Boulogne sur celui de Calais pour une attac[ue contre l'Angleterre.

Cependant le Directoire mettait en mouvement deux armées : l'une marchait en Helyëtie; pour rendre , disait-il , Findëpendance au pays de Y aud, dont il dirigeait les me'contens, mais surtout afin de placer aussi cette vieille republique sous le niyeau directorial 5 l'autre marchait à Rome , moins dans le dessein de punir les auteurs de la mort du général Duphot, tué le 28 décembre dans une émeute devant le palais et sous les yeux de Joseph Bonaparte , ambassadeur de France^ qu'afîn de détruire le pouvoir du pape , dont là conservation avait été vivement reprochée au général en chef. Dans le même temps, Bemadotte, ambassadeur de la République à Vienne , recevait un outrage qui le forçait à quitter cette ville. Le Directoire s empressa de demander une réparation dont Yultimatum fut la paix ou la guerre. C'était bien la guerre qu'il désirait; et il n'y eut plus à douter de cette disposition quand , après avoir appelé le général Bonaparte à un conseil subitement convoqué pour délibérer sur cette afSairc , il lui proposa de prendre le commandement de l'armée d'Allemagne. Bonaparte refusa : il voulait aller conquérir l'Egypte. Le Directoire y consentit enfin. Les préparatifs se firent en secret avec une activité incroyable. En même temps qu'il rassemblait des troupes , Bonaparte faisait nommer une commission savante de plus de cent personnes^ afin de porter en Egypte la civilisation européenne. Une armée de trente-six mille

hommes s'embarqua à Toulon le 19 mai 1798. En passant y Bonaparte se rendit maître dé File de Malte , qui depuis i53o appartenait à l'ordre religieux et militaire de St-Jean-de-Je'rusalem. Apres avoir échappé par un rare bonheur à la recherche des Anglais, la flotte^ française arriva le 3o juin en vue d'Alexandrie d'£gy])te. C'est alors que Bonaparte dévoila le secret de l'expédition à son armée (1 ). On delMirque, et, malgréquelque résistance, on se rend maître des forts et de la ville d'Alexan* drie. Au milieu de soufTraaees inouïes, on se dirige sur le Caire, capitale de l'Egypte. Les Mamelucks, milice guerrière qui dominait alors dans ce pays , sont battus près du village de Chebreïss. La merveilleuse bataille des Pyramides fut encore plus glorieuse pour les Français. Ceux-ci fur^t reçus dans les murs du Caire. Les Mamelucks, ffvec leur chef Mourad-Bey, s'étaient réfugiés dans la haute Egypte. Desaix fut chargé de les y poursuivre. Bientôt Bonaparte , par sa conduite pleine de prudence et d'amessc, acquit un grand ascendant sur ks Musulmans. La basse et la movenne Egypte avaient été conquises sans beaucoup ae peine ; mais ce fut au milieu de ces belles espérances qu'arriva la nouvelle de la plus terrible catastrophe : la des* tniction de la flotte française par l'amiral Nelson, dans la rade d Ahoukir. L'armée perdit par-là un grand appui , et Bonaparte dut renoncer a l'espoir d'assurer h jamais la puissance française dans i'O-

(1) Voyez rbistoirc de la Campagne ttÉgy-ple, qni faitjnrtiedc 11 llbliothèque Populaiie.

rient par les résultats de rexpéditioh d'Êgybte. Pendant que la peste et l'opbthalmie affligeaient Farraee , Bonaparte fondait au Caire un Institut des sciences et arts, où entrèrent les membres de l'Institut de France , les savans et artistes* de la Commi^ion étrangers à ce corps , et plus tard les offî-^ Cl ers d'artillerie et d'étit-major distingués par leurs connaissances. Il Tenait de cëlel>rer l'anniyersaire de Te'tablissement de la republique française, lorsque se répandit en Egypte la nouvelle de k déclaration de guerre de la Turquie contre la France. Le fanatisme , cette arme si terrible , fut employée aVec succès, et une révolte éclata au Caire. Elle dura ti'ois jours , coûta la vie au brave général Dupuy, et fut énergîqueineat réprimée par Bonaparte. Celui-ci fortifia la capitale de TÉgypte^ pour en faciliter la conservation.

Il fallait occuper la haute Egypte. Desàix remporta sur les Mamelucks les victoires décisives de oedhyman et de Samhoud; et, après avoir conquis la Haute-Egypte, il s'occupa d'y organiser l'administratièn sur les bases d'une équité qui le fit chérir de^ peuples conquis.

Le pacha de Syrie , Achfnet , surnommé DjeZ" zar ou le Boucher ^ devait diriger une armée ottomane contre les Français : on lui avait promis de joindre l'Egypte à son gouvernement; il corn, mença les 'hostilités. Bonaparte réunit les forées dont il peut disposer, et marche contre Achmet^ après avoir pris toutes les mesures nécessaires pour assurer là tranquillité de l'Egypte. Malgré les pri. vations que l'armée eut à souffrir en traversant

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