I. HIST. DE NAP. i
yîiy^fm Ifcqçg de désert, od força la jplace d'El* Axisc& k ca^toler, pois les Français entrèrent sans résistance à Gaza , ancienne capitale de la PalestincTrois jours après ils étaient devant Jaf&y l'ancieime Joppe', qoi se rendit après une forte résistance, cruellement punie. Ce fut alors que la
Este se manifesta arec plus d'intensité, et que ni^ite fit dans les hopitaux.de Jafia cette visite hénuque qui fournit depuis à Gros un magnifique tableau. — De JaSia, le général en chef s'avança v«rs SaûnI-Jean-d' Acre , qui était le boulevard de la Syrie. Le jsi^e de cette place fiit poussé avec vigueur, et les Français y ^uyèrenl de fprandes pertes. Il fut un instant suspendu parce
Îu'^ne nombreuse armée ennemie approchait : elle it vaincue pfl^ Kléber et Bonaparte à la bataille du Mont-Thabor. On revint ensuite au siéee de Saict-Jean-d'Acre. L'ennemi s'y défendit d'une manière adàûnable; il se livra sous les murs de cette fhce des combats dignes des héros d'Homère. Enfin., Bonaparte leya le si^e. Après vingtndnq jours de fiitieues et de privations^ l'armée rentra au Caire. Quelques insurrections avaient édàté dans la Basse-Egypte ; Mourad-Bey et ses Marnefaidu rqwrurent : Murât les dispersa; une armée turque débarqua àAboukir; Bonaparte marche cobtgfi eux et les nat complètement. Far cette viaoire, l'Egypte est délivrée pour long-tempsdes agressions de la Porte, et l'armée française affennie dans sa conquête.
A l'époque du retour de Bonaparteà Paris, âoAs i'in^peoIbnderaiiMe d'Angleterre, on l'avaic^ «ms
plusieurs réunidBs secrètes^ yiyement soHidt^ dé 9è mettre à la tète d'une couspiratioB contre le Directoire. Elle était formée par tous* ceux dont la rë*volution avait fait ou conserve la fortune^ ou qui s'étaient places à un rang élève dans. Topinfon par d'importans et glorieux services. Cette question fîit jugée alors , m^s elle dut être ajournée. Pendant le délai que Faffaire de Bemadotte apporta au départ de l'expédition d'Egypte^ Bonaparte répondit à ceux qui lé pressaient de prendre la di« rectiou du complot : a Les Français l^e sont pas D encore assez malheureux; ils ne sont que mé* 9 contens. On me dit de monter à cheval; si je lé « faisais, personne ne voudrait me suivre : il but 9 partir. » On assure que Bonaparte termina k dernière conférence sur le renversement du Directoire par ces mots iJm poire n*est ptts mare. Il voulait dire qu'il n'était pas encore devenu assez nécessaire , assez graùd pour réussir dans cette en* treprise. Yoii^/si l'on en croit les récits du temps, le motif qui le décida à aller attendre, en Egypte , la maturité de l'événement. ^^ Mais après la soumission de l'Egypte, il'sentit que l'Orient l'avait g'andi, et lui* donnait die l'ascendant sur rSurope appée d'un nouvel étdnnement. D'ailleurs le^ I'oumaux qu'il venait de r'ecevoir lui apprenaient que a France humiliée avait éprouvé des revers sur le Rhin, et des désastres sur le théâtre où il fonda sa pre* mière gloire; que la nation faisait éclater son mécontentement, que le nom du vainqueur d'Aréole, du pacificateur de Gampo-Formio, retentissait dans tous les souvenirs et entrait dans toutes les
ctpérances* Il vit que la France avait enfin besoin de lui ; et cette baute pensée le détermina à revenir brusquement dans sa patrie. Il s'embarqu secrètement , et le a3 août i ^99 , une proclanution instruisit l'armée de la nomination de Kléber au commandement général.
L'impression que .cette 'proclamation produisit sur les soldats fut d'abord Hostile contre le dief qui les abandonnait^ mais leur colère de'couyiit bientôt dès motîls de s'apaiser dans le choix de soo successeur. Oh ne peut s'expliquer par quel prodige , du jour où Bonaparte mit à la voile, jusqu'à son arrivée en France , la mer se trouva libre pour le passage des quatre bâtimens qui le portaient avec sa suite. Il ne s'embarqua pourtant pas ino^ito; une corvette anglaise observa son. départ. On la remarquait avec inquiétude : a Ne craignez rien , » s'écrie Bonaparte ; nous arriverons : la fortune » ne nous a jamais abandonnés : nous arriverons en » dépit des Anglais. » La flotille entra le i**' octobre dans le port d'Ajaccio , où les yents contraires le retinrent sept jours. Bonaparte y apprit en détail l'jéut de la France et celui de l'Europe; et ces nouvelles lui rendirent ce retard insupportable. Enfin, le 7 , la flotille appareilla pour la France; mais à la vue des côtes parurent dix voiles an^ises. Le contre-amiral Gantheaume proposa de virer de bord sur la Corse : « Non , lui dit 1» Bonaparte, cette manœuvre nous conduirait en » Angleterre; je veux arriver en France. » Cette Tolonté le sauva. Le 9 octobre ( 1 7 vendémiaire an YIII) ; de grand m^tin^ les frégates mouillaient
à Fréjus y après quarante et un jours de route sur une mer sillonnée de vaisseaux ennemis. En un moment ^ toute la rade fut couverte de canots qui se dirigeaient vers Bonaparte. Le gênerai Pereymont, commandant la cote, aborda le premier.
Avant Farrivce des preposc's à la santé', il y avait eu de nombreuses communications avec la terre. Comme 'il n'existait point de malade^ à bord, et que, depuis plus de sept mois , la peste avait cesse en Egypte , celte violation dçs re'glemens était
J)ent-être moins condanmable. Toutefois rien ne a justifie. Mais Bonaparte était impatient de forcer le destin à se prononcer entre le Directoire et lui.