Napoléon àTtUeyrand, U décembre
L*EXPO$â DE LA SITUATION EN 1804. ?51
jouissaient les sénateurs n'étaient pas de trop pour faire accepter Ilgnominie d'un tel rôle à des hommes qui pour la plupart avaient connu et nourri des ambitions plus hautes dans des époques moins déshéritées; mais ce rôle était loin de se borner à la sinécure de Fenregistrement des sénatus-consultes ou à la mystification du comité de liberté individuelle; on attendsdt d'eux des services d'un ordre moins relevé encore en retour des opulentes sénatoreries dont on les avait dotés, n faut ici laisser la parole à Napoléon lui-même, témoin qu^I serait difficile de récuser. Le 28 mars 1805, il adressait à Haret des instructions destinées ans sénateurs. Dans cette espèce de manuel du parfait Sénateur^ après avoir prescrit à ces fonctionnaires d'un nouveau genre une résidence de trois mois dans leur sénatorerie respective, il leur imposait l'obligation de loi adresser tous les huit jours un mémoire contenant divers renseignements. Ces renseignements devaient avoir pour objet la conduite et le caractère des fonctionnaires publics, l'influence et les principes des ecclésiastiques, la fortuney le caractère, les opinions des particuliers marquants j leurs dispositions relativement au gouvernement, à la religion, à la conscriptioD, etc. Les sénateurs devaient en outre observer iil y avait des conscrits fugitifs et dans quel nombre, examiner le service de la gendarmerie, enfin joindre à ce rapport leurs remarques sur les objets d'intérêt général, tels que le commerce, l'agriculture, etc. «Vous sentez, disait la circulaire, que sur cette mission particulière le secret doit être inviolable. Si elle itdt connue toutes les lumières vous fuiraient^ les houmes
HONNÊTES s'interdiraient TOUTE COMMUNICATION AVEC