X. .-:! encore, qu'on veut jouer une tragédie
.".'. Citte époque n'est pas assez éloignée
rc j\>int réveiller de pas^ions. La scène a besoin
ji xc d'antiquité. » L'antiquité «'tait en efffi Vcaii-
mtoins compliquée que le monde moderne ; eî!'
tue des situations simples, et du moment on
Dà Fouchô, l"juin l«C5.
tt éiajl; îitvdît tafoëte de flétrir la tyran, il m Ivi resUk qa'otf ttnitt reasimree, c'était de le glnrîfier. Tout ce qui s'àetrtait d^ cette routine hn derenait prodjgieiif emoni suspect, il se ééfiaît de tout; il întenFesait dans ka ploa iosignlGantes minuties, un ballet Ini semblait capable d'ébranler les cokmnes de l'ordre social. B écmaît à Camfaacfrte pour la prier d'empèdler le^daniear tapent de faire det bdhm pour ropéia : < Gela est iiuanvena^to, dtsaiL*il, ce jeune hooaflse n-'a paaencopeua an de Togue* i » OuTallait en elltt détenir la biérardiie de Tlmptre si l'on permcttttt à ce jeune homme de fouler anx piedta tontes les règles de ranranoement? Le mettre do monde tremblait devant une ckanson, car la tyrannie aboLtit néceisailenseni à la peur. On parlait te monter Ihti Juan à fOpén. Qa'estHie à dire, et ce nom eioUqoe ne cacharaît-0 point qnelqae piège t Vite il écrit à Fonché « qoil désire avoir son opinion sor cette pièce au pÊÙU dôtmedê Vewprit public* i > Bn tout ceci, il faut en eoavenîr, le terrible et ^orienx empereor firit une figore bien ridicole.
Maia c'est dans ses rapports avec la presse périodique qu'il fhnt étudier Napoléon, si l'on vent savoir à. quel point œ régisne est iocompaUbte avec tout ce qBi oanstîtue la dignité, rhonnenr, la fbsce et la vita- Vâé dfnae natton. Bu grand naufrage de la presse de Paiis wm dix-huit brumaire, sept à huit journaux seulement surnageaient encore à l'époque de la proclation de Tlmpive, raisérablea épaves, battaea du
1. Tlapoléon à Cunbacérés H avril I8a'>. % ntpéléoii à 7Mehé, 23 juin 1805.
,^Tni*»r M 5AP0LÉ0N I".
Tf*ff«T*^ ^ stas cesse en présence d'une to- ^7 1»»**»^''*'** iThBsés du terrain de la politique, ou *" v-^**!!'**^^'^ lorsqu'il convenait au gouverne- . >*^ »>*rirr de leur publicité| recevatt de lui des ,^«s-v»i*i faits qu'ils devaient insérer sans examen, ^^M»éiiC pas même aborder les questions reli- . ^«»;^<|s> ces malheureux journaux ne conservaient leur ..ucdire existence qu'à la condition de s'enfermer ex- ■.iua4tement dans le domaine des sciences, de ThisiMïT^y de la petite littérature. Hs étaient condamnés à \ivre de commérages. Quant aux nouvelles, lorsqu'ils se permettaient d'en ajouter de leur crû à celles qui leur étaient fournies par les bulletins de la police» c'était à leurs risques et périls. Mais, quelque dociles et tremblants qu'ils fussent, dans cet état d'anéantissement, le faible murmure d'opinion qu'ils faisaient entendre était encore de trop pour les oreilles de ce mettre ombrageux; leurs plus innocentes productions avaient le secret de le mettre hors de lui, et à écouter les griefs qu'il invoquait contre eux on se demande si la presse avait un moyen quelconque de le satisfaire autrement qu'en cessant d'exister. Un journal donnait-il une nouvelle empruntée à une feuille étrangère, ses rédacteurs étaient « vendus à l'Angleterre, » il les faisait poursuivre comme traîtres à la patrie et complices de l'ennemi ! Les écrivains terrifiés se réfugiaient-ils dans le passé en publiaiit par exemple une étude historique sur la Saint-Barthélémy, comme le ^Citoyen français? « ce détestable journal paraissait ne vouloir se vautrer que dans le sang. Quel est donc le rédacteur de ce journal T Avec quelle jouissance ce misérable savoure les crimes et les malheurs de la nation i
Mon intention est qu'on y mette un terme. Faîtes changer le directeur de ce journal ou supprimez-le*. »
Dans cette communication à son ministre de la police, Napoléon ajoutait que sous aucun prétexte les journaux ne devaient se miler de religion.
Gomme il fallait pourtant bien qu'ils se mêlassent de quelque chose, Fouché en avait conclu qu'il pouvait les laisser aller dans le sens contraire, c'est-k-dire déblatérer contre la philosophie. Hais il reçoit aussitôt Tordre d'imposer .silence à ces journaux qui c vomissent des insultes contre tous les philosophes, > et principalement au Mercure qui est écrit < avec plus de violence et de fiel que n'en ont mis dans leurs écrits Marat et autres écrivains du même temps' », Nonseulement il ne veut pas qu'on parle de religion, mais il veut < que le nom des Jésuites ne soit pas même prononcé dans les journaux* ». Les publicistes se rabattent sur les bruits du jour, sur des descriptions de (êtes ; ils se flattent de rentrer en grâce en vantant la magnificence du nouveau règne. Voici comment leurs avances sont accueillies : « Monsieur Fouché, les journaux se plaisent k exagérer le luxe et les dépenses de la cour, ce qui porte le public à faire des calculs ridicules et insensés. Il est faux que le château de Stopinigi soit si magnifique; il est meublé avec d*andens meubles.... faites faire des articles détaillés sur cet objet... faites comprendre aux rédacteurs du Journal des Débats et du Publiciste que le temps n'est pas éloigné où, m'apercevant qu'ils ne sont pas utiles,
1 Napoléon à Fouché, 31 août 180^.