‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 108 sur 310 · N3i.ol«>on à rempcrcur d'Autriche, !•' jaiiTier 1S · texte numérisé non relu

N3i.ol«>on à rempcrcur d'Autriche, !•' jaiiTier 1S

fût aussi charmé que son bon frère voulait bien le croire, mais ce qui était plus inattendu, c'est que Josephy qu'on n'avait pas consulté, ne voulut pas entendre parler du présent qu'on lui offrait. Il refusa obstinément d'être roi d'Italie, et cela pour ne pas renoncer à ses droits à la couronne de France^ tant l'appétit était venu vite à cette (iimille d'étrangers, hier encore si obscure et si dépourvue 1 Napoléon, désappointé, voulut disposer de ce trdne en faveur du flls atné de Louis, en chargeant celui-ci de gouverner jusqu'à la majorité du prince. Hais Louis se récria plus vivement encore que son flrère en alléguant < qu'une faveur aussi marquée donnerait un nouveau crédit aux bruits qui avaient couru au sijyet de cet entent, » à quoi Napoléon répondit en le jetant violemment par les épaules hors de son cabinet '. Il n'en fallait pas tant pour le dédder à se proclamer lui-même, et c'est ce qu'il résolut de faire en annonçant à l'empereur d'Autriche, pour justifier ce nouveau revirement, cque le gouvernement de la république italienne a\aît pensé que tant qu'il y aurait des troupes russes à Corfou et des troupes anglaises à Malte, cette sépara- Uon des couronnes de France et d'Italie serait tott à fait illusoire », » mais que cette situation cesserait aussitôt que l'Angleterre aurait évacué Malte, et la Russie, Corfou. Une telle déférence pour les avis du gouvernement de la république italienne ne pouvait qu'édiaer profondément l'empereur d'Autriche, et la promesse qu'on lui faisait devait, comme on pense, le rassurer tout à fait.

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