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demandait à la nation; les citoyens ne lui reprochaient que de n'en pas demander assez. Cela est si vrai que pour renverser le cabinet Addington, Pitt n'employa d'autre arme que des motions réclamant des fintet ttddUUmneUes.
L'Angleterre possédait au moment de la rupture une armée régulière de 130000 soldats et une milice montant à environ 70000 hommes; on y ajouta d'abord une réserve de 50000 hommes fournie par le tirage au sort; puis l'annonce d'une descente à laquelle on ne croyait pas tout d'abord prenant plus de probabilité et de consistance, le ministère présenta et fit voter, à la requête de l'opposition elle-même, qui lui représentait incessamment l'insuffisance de ses mesures, un bill du service militaire lui accordant le droit d'enrôler tous les hommes valides de dix-sept à cinquante-cinq ans. Ce droit, dont il n'usa qu'avec modération, produisit avant la fin de l'été de 1803, selon le témoignage d'Addington, une armée de 300 000 volontaires s'exerçant sans relâche au maniement des armes. Ces divers effectifs formaient un nombre total de 550 000 hommes d'une valeur il est vrai fort inégale, mais d'autant plus susceptibles de s'améliorer, qu'ils auraient à combattre non pour quelque conquête lointaine, mais pour leurs foyers et pour leur existence nationale. Il résulte d'un relevé officiel qu'au mois de décembre de la même année le nombre des volontaires s'élevait en Angleterre à 379943, en Irlande à 82241 j progression significative s'il en fut*. On a parlé de cette armée avec un dédain