‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 12 sur 310 · Annual regûîer for Ihe yrar · texte numérisé non relu

Annual regûîer for Ihe yrar

30 HISTOIRE DE KAPOLiOM 1«'.

OÙ il y a à la fois peu de discernement et pra de mémoire : nos volontaires de 1792 et 93, ceux de l'Espagne dans les années qui ont suivi l'invasioii, ceux de la Prusse en 181 3, ont suffisamment proi?é ce que peuvent de telles armées à l'heure des grandes crises. Youdrait-on soutenir que le moral du peaple anglais était alors inférieur en énergie et en patriotisme à celui des nations qne je viens de crter? li n'y aurait pas même lieu de réfuter une thèse aussi étrange, et encore convient-il d'ajouter k TaTanta^e de la défensive anglaise, qu'une fois débarqués dans nie les 150000 hommes de Bonaparte y devaient rester enfermés comme dans un champ dos et s&ns aucun moyen d'y réparer leurs pertes. On organisa en même temps tous les moyens de défense que les circonUances rendaient nécessaires. On éleva autour de Londres des fortili cations capables de HNfttre cette capitale à l'abri d'un coup de main et de donner à l'armée le temps d'accourir à son secours. On disposa un système de signaux destinés à donner l'alarme à la première apparition de Tennemi, et de grands chariots attelés de six chevaux et pouvant transporter jusqu'à 60 h(Hnmes à la fois furent mis à la disposition de chaque corps pour faciliter la concentration des troupes sur les points de ralliement.

Les préparatifs de la marine n'étaient pas inférieurs à ceux de Tarmce de terre. Dès le 10 juin, une levée de 40 000 matelots avait été ajoutée aux &0000 que l'Angleterre possédait déjà sur s^s vaisseaux de guerre. Soixante-quinze vaisseaux de ligne, qui bientôt après dépassèrent le chiffre de cent, plus de cent frégates, plusieurs centaines de bricks et de cor-

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