I. Lord Mulgca-ve h Talleyrand, 14 janvier 1SS
HISTOIRE DE NAPOLÉOM l".
s'engageait dans la coalition qu'avec une répugnance extrême, elle n'avait encore rien signé; la Prusse était inébranlable dans son indécision, eis'il eût (alla à tout prix se prononcer, elle eOtplulAL penché pour nous ; convenablement ménagée par notre politique, cette puissance pouvait tenir le continent en écbec; cnCn, Alexandre lui-même ne s*était pas lié irrévocablement. Piqué du dédain avec lequel Pîlt avait traité ses plans de régénération européenne, il eût été ravi de prendre sa revanche en résolvant par la diplomatie les difficultés que Pitt voulait trancher par la guerre. Le Czar pour parvenir à ce but s'était décidé i nous Taire les plus grandes concessions ; lui seul avait ' insisté pour qu'un nouvel effort en faveur de la paix ' fiit tenté auprès de Napoléon ^ il voulait y employer ' le môme M. de Nowosillzon, le confldent de tout«s ses ' pensées; il y apportait les dispositions les plus cond- ' 1 autes. Proûtant de ce que rien n'étiit encore définïUt < dans ses engagements avec l'Angletjn-e, il voulait olTrir à Napoléon des conditions bien meilleures que celles du traité. Nowosiitzoff avait pour instruction de maintenir inviolablement réva::u3t'on du Hanovre et de Naples, l'indépendance de la Suisse et de la Hollande, mais il était autorisé à nous Taire en Iljlio la part beaucoup plus belle que nous n'avions le droit d'y prùt.-ndre, car Alexandre consentait à y laisser sub- < sister l'état de choses actuel, à ceci prés, que le roi de ' SarJaigne recevrait Parme et Plaisance comme indemnité du Piémont, et que le r .yaunie d'Italie serai' donné à un prince de la maison Bonaparte.
Du reste le négociateur animé de l'espiit souple insinuant de son maître, devait employer auprès i^