‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 113 sur 310 · Carlo BotU : Sloria dltalta dol 1789 aZ · texte numérisé non relu

Carlo BotU : Sloria dltalta dol 1789 aZ

282 HISTOIRE DE MPAPOLéOH l*.

Au milieu de ce grand déploiement de poissante et des complaisantes ovations que lui décerniûent les Italiens, Napoléon eut bien vile oublié les eng^pe^ ments qu'il avait pris à deux reprise» difSérentes dans le cours de cette même année en déclarant c qu'aueutie province nouvelle ne serait incorporée dans VEmpire, » U y avait deux mois à peine que cette dédaratâeit &nAi retenti dans Tenceinte du Sénat ; il l'avait renouvelée explicitement dans ses lettres particulières aux souverains ; et aujounfbui l'Europe allait apprendre du même coup l'incorporation de la république de Gènes, et l'érection de Lucques et de Piombino en principauté pour Bacciochi, le mari d'ËIisa II opéra cette transformation sans consulter personne et on ne la connut qu*au moment où elle fut consommée. Ces deux républiques étaient absolument soumises à notre influence, mais rien n'était jusque-là définitif dans leur sort; et plus leur situation était au fond dépendante» plus il était impolitîque d*y toucher et de courir de si grands risques pour un simple changement de mots. Ce changement de mots était grave en effet, il voulait dire qu'avec Napoléon il ne pouvait y avoir ni coofianee, ni sécurité, ni foi jurée. Il s'efforça de colorer ce nouvel envahissement d'un beau zèle pour les principes du droit maritime foulés aux pfeds par l'Angleterre, de son respect t pour les idées libérales auxquelles les Anglais se refusaient à coopérer *, » il se ftt prëseirter avec ostentation des vohimes de signatures fictives ou extorquées par lesquelles les Génois étaient censés

1. Discours à la députation du Sénat et du peuple cTc G^nes. 4 juin 18C5.

KO^OTlIiLl COALITION. 5tBZ

demander ht réonion de leur patrie à la Fcanee, maifi personne ne-firt plus dope de ces groesiers mensonges tant de fois renouvelés, et l'eiiiet produit fut irrémé^ diable* Totit le mande put voir en même temps qu'il pféparait an royaume de Napies une surprise toute pareille à célk qui Tenait de frapper Grânes. La reine lui ayant dépêché à Vtàam le prince de CanytO' en qoaKié d'enfiojié extraordinaire, non pour se plaindre du titre de roi d'Italie comme on Fa dit, mais pour le féliciter de sa noutelle dignité, Napoléon TintecpeDa ▼idenaient^n pleine audience : « Dites i votre reine, s*écria4-il, que ses brigues me sont connues et qie se» enfants maudiront sa mémoîne, car ^ ne tei laisserai pas dans son royaume assez de terre pour y Idtir son tombeau ^ » Il joignit à cette menace les noms lés plus injurieux pour la reine; le prince de Cardita s'évanouit, et les assistants interdits virent dans cea paroles l'arrêt de la maison royale de Napies, mais les événemenls le forcèrent à différer l'effet de œCte menace.

La nouveHe ée ta réunion de Gênés, de la transftnrmation de la république de Lucques en principauté, de la scène outrageante faite à renvoyé de la reine de Napies, présage certain de la chute prochaine d'une maison qui tenait de si près à celle d'Autriche, mit à néant la mission de Norwosiitzolf. Ce diplomate reçut l'ordre de revenir à Saint-Pétersbourg, et, dès lors,. la gnerre ne fnt plus qu'une question de temps. L'Autriche se mita armer avec toute Tactivitéque lui permettait la nécessité du secret et le voisinage d'un ennemi

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