‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 118 sur 310 · Villrneure h Dsciès · texte numérisé non relu

Villrneure h Dsciès

ÉCHBC DE l'invincible ARMADA. 297

quatre heures, lui disait-il, et vous aurez rempli votre mission * 1 » Quelques jours plus tard, le 22 août, il avait lu une lettre dans laquelle Villeneuve exprimait à Decrès ses perplexités en quittant le Ferrol, et cette lecture l'avait exaspéré. < J'estime, écrivait-il au ministre de la marine, que Villeneuve n'a pas le caractère nécessaire pour commander une frégate I » Il voulait en conséquence lui retirer le commandement pour le donner de nouveau à Ganteaume. Il n'avait d'ailleura aucune idée exacte de la situation réelle des choses , niait sans aucun fondement la jonction de Nelson avec Galder et Cornwallis, affirmait même d'après les journaux anglais que Nelson avait dû partir pour les iles Canaries \ Cependant il croyait encore que Villeneuve marchait sur Brest, et il lui adressait dans cette ville même les lignes suivantes : « Monsieur le viceamiral, j'espère que vous êtes arrivé à Brest. Partez, ne perdez pas un moment, et avec nos escadres réunies, paraissez dans la Manche. UA^xgleterrt est ànatuU {22 août.)

Cette illusion fut promptement dissipée, et Decrès qui avait la même opinion que Villeneuve, sur l'issue inévitablement désastreuse d*une tentative sur la Manche, mais qui n'avait jamais osé dire à Napoléon sa pensée tout entière , se décida enfin à lui faire entendre la vérité avec mille ménagements, mais avec une complète franchise. Cette entreprise ne pouvait, selon lui , qu'entraîner les plus grands malheurs, et

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