‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 119 sur 310 · Napoléon à Villeneuve, 13 août · texte numérisé non relu

Napoléon à Villeneuve, 13 août

3. Cette lettre, qni est capitale pour la justification de Villeneuve, est da 22 août 1805.

bfttimeT eux 8*f suivis

heur les ^ fff»^*' ^^^^ ;yâ//rit orasidérer

**^/»t^*f^rfï*^tibIe avec la mé- ** JJJ^Jiïî^^^ laisser de cAlé

gâtes mt^^^'^^xs^ ^'^^ eiécution presque

nos f ^âp^^^'^^imt^ «wrins consommés, et man gat^^ ^^!L mf P^^'^^ ^® détail. Ainsi tous ^^ 1' j|«v '^'^'^^M» 4** '^^i^i^^ ^^ 1^ principaux sea ifi A^^^jhjiyiifoD ^^''^ ^^^^^ colossale entrevu' (f^P^'^^m t^ ^ m^md avis sur ses résultats F^'iT CMrfMume pensait comme Decrès, et ir f^^^^idi 1^ Napoléon appelait « cettd béte de ti flt**^.jgp tout génie et tout fèu dans lé corn- 1 0^^^^ rtioine Villeneuve. Napoléon dut donc T H^ ^.^àtm misérable avortement de fant de pro-

""^^VgP^nirmrnt annoncés. Jamais prépsratifk ^ * Ltff*^ et démonstrations plus hautaines n'a-

^l^yi^à un plus piteux dénouement Un grand ^*TL<^iune celui de la Hoguoi lui eût du moins

i«mme Accuse, et en tout cas l'eût sauvé du ridicule : ^^^poléon pressait si vivement Villeneuve de ^Zff ifintire pourvu que Ganteaume pût sortir de 00 peut croire que ce n'était pas sans quelque .pensée d'échapper, même au prix d*une ba- ^l«rdue, dont la responsabilité retomberait après ^ i«r un autre, à la fausseté de sa propre sitna-

ses calculs furent trompés à la fois?, et sa co-

Mftit proportionnée à ses mécomptes: il se répandit

iflaiotvs amères sur l'incapacilé de ses hommes de

ir, sur la mauvaise volonté de Decrès, sur la hon-

^aiblesse de Villeneuve qui était à la fois un

ÈCEMC V£ I^'INVINCIBLI 4RIIADA. 899

lâche €t uo trftitre, «ccusaiit en un mot tout le monde eifasfUé lunnAtoe, unique iauteur du mal par fon iniaiiialion et boïï aveugle entêtement. Si lai choees araieot auivi Unut eours naturel, il n*y aurait paa eu aaoez de sifileti an Europe pour célébrer cet imiuenae fiaseo^ WM Napeilâon avait déjà pris aea précautions pour que l'attention dee peuple» se porUt d'un autre côté.

Ce qui paraitca en effet mille fois plus incroyable cneore que les péripéties que noua venons d'exposé, €ett que pendant tout ce temps-là et à la veille même d'opérer cette descente si chanceuse en Angleterre, loin de ehercber à apaiser ses ennemis du continent, Xapcdéon n'avait pas cessé un instant de les provoqner et de les ponaser à la guerre. Ses relations, déjà ai tendues, avec rAutricbe^ n'avaient fait qu'empirer déplus en plus. Dès le 31 juillet, il écrivait à TaJleyrand : < Les renseignements d'Italie sont tous & la guerre. > Cette puissance armait à force, il le savait, il lui avait signifié à plusieurs reprises d'avoir à cesser ses armements ; il faisait insérer dans le Moniteur ks articles les plus menaçants; le li août il lui adressait de nouvelles sommations en lui annonçant « qu'il allait lever ses camps de l'Océan et faire entrer ses troupes en Suisse; > ilsavaitenfin, d'une façon certaine, que derrière elle il y avait la Russie, la Suède et Nafdes, que la Prusse était chancelante, qu'aucun de nos alliés n'était sûr, et en présence d'une aitualicm pareille il n'en persistait pas moins i vouloir se jeter en iogleterre avec la seule armée qui pût couvrir la France. Que voulait-il, qu*espérait.il douQ ce génie liaUuciDé î tomber à Londres comme la Ibuidre et être

^laée ié la coalitioa i

Itrriloireî C'était là V

tMleî Qui puut croin

f«*Bne nation si énei^qt

opposé larésistancequ'

^^kstif^^ de Saint-Domin^i

^^fgi^iiant réduit et attéiiu>> jusqu

m ^ Brcas militaires que pouvait alor

■ [j^lilmT II rC'Sulte de tous les doa

^ j^hh alors sur l'état des forces bn

■s'tfes montaient à quatre cint mille h

^ «oloDtaires seulement. A supposer qi

I ^ réussi dans l'opération si périllei

lalgré Nelson, malgré la flotU

Coniwallis et de Calder, malgré l'ï

^J0 ^antitè de navires de toute grandei

^^0t prêts à nous disputer le passage, à sa

MÏcût réuni sur un seul point du rivage brj

api ses cent cinquante mille hommes au grand

M, est-il admissible que ces quatre cent mille

^vs soutenus par une armée K'gulière de 1

crande solidité ne lui eussent pas résisté asseï

tuaps pour permettre à la coalition d'enva

ftance sans défense? C'est là un roman tellemei

Bérique qu'il ressemble aux visions d'un c*

Bialade et qu'on serait invinciblement amené l

jer que tout n'y a clé que mensonge et coi

^ Sans les milliers de témoignages qui attestent

f lien Napoléon a pris ce rêve au sérieux. A lou!

que j'ai déjà cités, j'en ajouterai un deroît

n'est pas le moins curieux. C't^^st une médail

' l'on voit d"uQ côté la t*te de l'empereur cour

iCEEC DB L'iNVIlfClBLE ARMADA. 301

de lauriers, et de l'autre, rimage d*Hercule étouffant dans ses bras le géant 'Antée. La devise porte : « Descente en Angleterre^ » et au-dessous en petits caractères : • frappée à Londres en 1804 <• » Cette légende menteuse y étemel monument de la présomption de celui qui la fit frapper, fut tout ce qui resta de la' grande expédition.

La juste confusion qui était inséparable d'un pareil échec, l'état d'hostilité ouverte auquel il avait poussé ses ennemis, obligeaient Napoléon à prendre une résolution prompte et hardie s'il voulait éviter le ridicule et profiter de ses avantages. Il en avait en effet de très-considérables, il possédait selon sa propre expression la plus belle armée de l'Europe, armée tout entière disponible, tandis que les troupes de la coalition dispersées sur d'immenses espaces n*étaient qu'à moitié organisées et pas du tout aguerries ; il connaissait les vues des coalisés, qui ne savaient rien de ses plans ; en agissant avec sa rapidité habitutUe, il pouvait être à Vienne avant que les Russes ne fussent en Moravie. Toutes ces circonstances lui étaient connues, il avait mille fois agité dans son esprit l'éventualité d'une volte-face de son armée de rOcéan vers l'Allemagne, ses lettres à Talleyrand, à Gambacérès, le prouvent Jusqu'à la dernière évidence. II avait d'ailleurs» depuis longtemps, rhabitude défaire toujours comme il le disait < son thème en deux façons, > afin de n'être jamais pris au dépourvu. Il y a donc plus de fantaisie que de sérieux à nous le montrer

I. Un des exemplaires est ea Aoglelerre, et lord Staohope, h qui j'emprunte ce (ait curieux, en possède une copie.

lu. 36

^^ ggt *^**^ .^f ggftua déconcertés par

" B*sfi»rt»««*J*JJÏ^.** '"Provi»ant^ «ians^une

r^ecùott * ffffPiÛime effort sur lui-même,

iW*' -i ^ZS^"^ campagne en AUemagne. Il

jffpiMfi'^^ ^^Tpiïtfîeurf mois, en se réservant à

¥ P^^t jfoix Ju moment ; et il avait déjà pris

fê "''^-^^utions préliminaires, ce qui d'ailleurs

^'*^*^«" mérite de la conception. Si, comme

"^^Joû*^ i entendre^ Napoléon n'avait songé qu'au

'"' '* ^ dKunent à la possibilité de ce revirement, il

*!ir»i^ lui dénier toute prévoyance, et refuser à son

^j^OJget^ce politique beaucoup plus qu'on n'accorde

irttfï^D*® militaire.

jl prit donc immédiatement le parti de se dérober iiix embarras de la situation la plus fausse et la plus îotolérable, en se jetant sur l'Allemagne avec toute son armée que ces deux ans de continuels exercices avaient portée à un degré de force incomparable. Ses principaux corps commencèrent aussitôt à s'ébranler; ses lieutenants reçurent sur tous les points des instructions relatives à leurs premières dispositions. Bernadotte qui commandait Tarmée du Hanovre, eut l'ordre de masser ses troupes vers Gaettingue; Eugène, de porter les siennes sur TAdige; Saint Cyr, de se tenir prêt à se jeter sur Naples; Marmont de se disposer à marcher du Texel sur Hayence, le tout dans le plus grand secret» afin de laisser è ses ennemis toute leur sécurité. En même temps Duroc partit pour Berlin avec la mission d'offrir le Hanovre à la Prusse pour prix d'une démonstration comminatoire contre l'Autriche ; mais il ne devait pas souffrir qu'on mtt en question l'indépendance de la Suisse, de

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la Hollande ou de Naples. Faite quelques mois plus tôt, cette offre eût été décisive et nous eût valu l'alliance de la Prusse; aujourd'hui il était bien tard pour la faire accepter à une puissance devenue défiante et liée par d'autres engagements.

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