I. Napoléon i Talleyrand, 25 août
i. Napoléon à Bernadotte, 6 septembre 1805
mouTement de troupes, NapoléoH' avait autorisé ses ministres k avouer que, par mesure de précaution, il concentrait une treiitame de mille liommes sur sa front4àre de l'Est. Les principaux ctiefs de corps étaient shuIs instruits de ses véritables desseins. En mt''H)e temps qu'il les dissimulait si habilement, il prenait au dehors comme au dedans, avec une ad* mir&tle décision, toutes les mesures qui devaient en assurer le succès. Trois de ses plus habiles ofûciers, Murât, Bertrand, Savary, étaient envoyés di^guisés en Allemagne, pour reconnaître toutes les loca'iités que notre armée devait parcourir, prendre tous les renseignements possibles sur l'état des places, des routes, des cours d'eau, sur les positions occupées par l'ennemi, sur ses projets réels ou supposés, sur les forces dont il pouvait dis|X)ser. Il voulait avoir, et il eut réellement par ses nombreux agents en Alleougoe, l'état exact des mouvements des troupes autrichiennes, jour jiar jow et réj/imenl par régiment'. .Mural avait en outre la mission de voir l'électeur de Bavière qui étiit pour nous, mais qui, jusqu'il notre arrivée, se voyait avec terreur i la merci des troupes autrichiennes; il devait le rassurer, lui annoncer que nous accourions k son secours. 11 lui portait une lettre de Napoléon pleine de protfstalions et du promesses. L'Kiiipereur s'ouvrait à lui, conliait 1 son Iionneor le secret de ses op<''ratiom, lui annonçait ■ l'accroiiM'. ment et la splendeur ■ qui devaient être le prix da M lidelité ; il t^emissait de ïo voir obligé d'en venir k l'eitréoiitéd'une guerre ; ■ Mon ci£ur saigne de doulear.
J. Napliou ù flciUiier, 3S Mût.
CAYITCLATIOH d'VLIC. ' 311
lai disait*!!, ea pmwaat «ox mat» qai serrat la suite de ces dreonsianoes, mais Dira «ait qua je sais innocent I • Daroe était toujours Kerlinoù il s'aflbrçait d'entratner la Pruasa par l'offre du fianoara. Mais eetie puissanoe qui eût accepté sans hésiter qudques mois auparavant, car on ne lui demandait plus qu'une simple dém<m8iration, était maintenant trop engagée ▼is-à -Tis de la Russie, elle avait élevé trop de plaintes contre Tambîtion de la France pour recevoir un tel présent sans rien stipuler pour les intérêts européens. Klle acceptait volontiers tout ce qui s'était fait en Italie, mais elle exigeait que l'indépendance de la Hollande et de la Suisse fût expressément garantie, et Napoléon ne voulant pas entendre parler d'une telle condition, la Prusse revenait à son ancien sysUime de neutralité, mais avec une secrète irritation contre nous et avec un penctiant marqué pour nos adversaires.
Un traité d'alliance oflensive et défensive fut conclu avec Bade et la Hesae-Darmstadt. Rien n'était encore signé avec le Wurtemberg, mais tout annonçait de aa part une adhésion qu'il n'était pas en état de nous refuser. Pour en finir avec les bésitations de ]'élaeteur, Napoléon avait d<yà fiût proposer au prince héréditaire de Wurtemberg de le mettre au lieu et place de son père \ mis ce projet n'eut pas de suite. Ces petits Etats lui fournirent un contiog^ d'une dauaaîne de mille hommes qui n'entrèrent pas en ligne^ mais qui ne lui furent pas moins utiles en gardHst ses communications. Quant à Tarmée bavaroise