‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 129 sur 310 · Sixième buUetÎD · texte numérisé non relu

Sixième buUetÎD

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de visage au point de dooner à œux qui le virent en ce moment le pressentiment de sa un prochaine*.

Au début de la campagne , le roi de Prusse, entraîné par le ressentiment , subjugué par Tinfluence de la reine que soutenait un parti puissant, enlacé par les flatteries d'Alexandre qui lui avait juré une amitié éterneUe sur* le tombeau du grand Frédéric 9 était sur le point de se jeter dans les bras de la coalition. H. d'Haugwitz et les partisans de l'ailianœ française étaient publiquement disgraciés, tout le monde à Berlin s'attendait à voir l'armée prussienne marcher au secours de l'Autriche ; la nouvelle de la capitulation d'Ulm refiroidit notablement ces chaleu- Kuses dispositions, et Alexandre, malgré les séductions de son esprit insinuant, malgré la facilité avec laquelle il sacrifia aux rancunes de la Prusse le prince Ci^rtoryski, le partisan principal de la politique d'inlimidatioa ', ne put obtenir du roi de Prusse qu'une sorte de traité d*alliance conditionnelle. Ce traité ne devait être misa exécution qu'après une nouvelle o£Dre de médiation à l'empereur Napoléon. 11 fut tenu tréisecret» et signé à Postdam le 3 novembre : on convint que l'armée prussienne entrerait en campagne un mois seulement après le départ d*Haugwitz chargé de proposer la médiation. En même temps, on signifia à nos représentants à la cour de Berlin, Duroc et Laiorest» qu'en représailles de la violation du territoire d'Anspach, la Siiésie allait être ouverte aux Russes, et que

1. Journal de lord Malmesbury cité par lorJ Stanhope : W, Piti H son temps,

2, Correspondance du prince Czartoryski avec Alexandre, publiée par Ch. di Mazade.

CAPITULATION d'ULU. 337

UFnisse allait fiûre occuper provisoireoûentleBanof re en respectant toutefois la garnison que nous ayious laissée à HameIa^

Pendant que ce nouvel orage se formait contre lui. Napoléon qui n'en soupçonnait pas toute la graTité et qfd pensait encore que le roi de Prusse se contenterait d'occuper le Hanovre, s'efforçait de le fasciner par œ mélange de caresses et de menaces tout puissant snr les esprits indécis , ait redoutable dans lequel il n'a jamais été égalé. Duroc, qu'il rappelait auprès de loi, devait avant son départ voir le roi, l'assurer de rimitié persistante de Napoléon, lui dire que l'empereur était un homme méconnu, quHl était un homme de cœur encore plus qu'un homme de politique; que l'aflaire d'Anspach n'était qu'un prétexte exploité par ses ennemis; que quant au Hanovre, il n'y tenait pas, mais qu*il fallait y mettre des formes; que Irédéric avec la Prusse avait résisté à l'Europe entière, quU valait mieux que Frédéric, et la France que la Prusse^; enfln, que ses aigles n'avaient jamais sooffert d*affroot et qu'elles n'en souffriraient pas sur le Wéser. Quelques jours après, il écrivit perron- Bellement au roi une lettre d'excuses des plus pressantes, l'assurant de ses regrets, de son inviolable attachement, se déclarant prêt à faire « tout ce qui lui offrirait des moyens de regagner l'amitié et la confiance du roi*. » Hais on doute avec raison que cette lettre ait jamais été envoyée à son adresse; au fond. Napoléon était convaincu qu'en ce qui concernait la

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