Updéon au roi dt Prosse , 27 octobre
3^^ UISTOIRB DE HAPOLÉON 1".
Prusse, il s'eu tirerdit lYec de belles phrases, surtout i>L comaie il croyait en avoir la certitude, il panfenait à remporter de nouveaux succès. Dans tous les cas, raraiée prussienne ne pourrait entrer en ligne qu'à une époque encore éloignée, et d'ici là, il se flattait d'écraser les Russes comme il avait anéanti les AutricbioM.
LlBMigi nation de Napoléon, toujours anticipant sur l'avenir et dévorant d'avance les fruits de la victoire , était beaucoup plus portée à s'enivrer du succès qu'à se défier de la fortune. La réussite extraordinaire, presque invraisemblable, de son grand conpde théâtre d'Ulm, sa présence à la tête de plus de deux cent mille hommes sur la frontière de ces vastes États qu'aucune force ne pouvait plus lui disputer, avaient déjà surexcité son ambition à un point incroyable. Il traitait les États secondaires de l'Allemagne non plus en alliés mais en vassaux ; il assurait l'électeur de Bavière de sa protection^, il imprimait dans son neuvième bulletin les paroles suivantes prononcées devant l'état-major de Muck : « Je donne un conseil i mon frère l'empereur d'Allemagne : qu'il se hâte de faire la paix I c'est le moment de se rappeler que tous les empires ont un terme; l'idée que la fin de la dynastie de Lorraine serait arrivée doit l'effrayer 1 > U rêvait une nouvelle distribution des territoires germaniques qui lui permettrait d'y ériger des principautés en fi^ veur de ses maréchaux. Ces projets ne sont pas comoM on le croit d'ordinaire, postérieurs à Austerlits; ils sont du lendemain même de la capitulation d'Ulm,