‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 132 sur 310 · Daiiilewski · texte numérisé non relu

Daiiilewski

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à rester sur la rive droite du Danube au lieu de se retirer par la Bohême, ce qui était son chemin le plus direct pour rejoindre la seconde armée d'Alexandre. Morat arait pris la tête de Tarmée française avec sa cavalerie; venaient ensuite les corps de Bernadotte, de Marmont, de Davout, de Lannes, appuyant leur gaoche au Danube, leur droite aux derniers revers des Alpes noriques. Soult fermait la marche avec la réserve. Ney avait été détaché avec dix mille hommes sur le Tyrol, pour en chasser Tarchiduc Jean; il devait être appuyé par Augereau dont le corps était resté en arrière.

Nous passâmes ainsi successivement l'Inn, la Salza, la Traun, occupant presque sans coup férir des places de première importance, telles que Braunau et Salzbourg. Dans les petits combats partiels qui eurent lieu à l'avant-garde, on put toutefois reconnaître chez les Russes une vigueur et une solidité que nous n'avions pas rencontrées chez les Autrichiens dans cette campagne. Napoléon arriva à Lintz le 4 novembre. Il y reçut le général Giulay, qui lui apporta une lettre contenant une proposition d'armistice de la part de Fempereur d'Autriche. Hais l'empereur François était trop peu préparé aux exigences que Niipoléon se proposait de lui imposer pour qu'un tel accord fût possible : l'abandon de Venise et du Tyrol était un sacrifice trop considérable pour être accepté du premier coup. François ne pouvait pas même se flatter de ga^'ner du temps en discutant ces dures conditions, car l'impitoyable clairvoyance de son ennemi exigeait comme gage, et avant toute discussion, une séparation immédiate entre la cause autrichienne et celle d'Alexandre.

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L'empereur François ne devait pas^ écrivait NapoléoD, faire dépendre la paii d'une aulre puissance dont les intérêts étaient si difEteents : « Cette guorre, Ibi disait-il, n'est pour la Russie qu'une guerre de faoteisie ; elle est peur votre majesté et pour moi, une guerre qui absorbe tous nos moyens, tous nos sentiments, toutes nos facultés ^ » De telles prémisses dans ces termes généraux étaient certainement fort admissibles, mais les conséquences qu'il prétendait en tirer étaient trop onéreuses pour paraître aussi acceptables, en dépit des protestations amicales dont cette l^re était remplie. Cet essai de négociation n'amena donc aucun résultat et ne suspendit pas un instant la marche de nos troupes.

A partir de Lintz, la chaîne des Alpes noriques se rapproche progressivement du Danube jusqu'aux ^virons de Vienne, où les derniers prolongements du Wiener- Wald viennent aboutir sur le fleuve, en sorte que la vallée devient de plus en plus étroite à mesure qu'on s'avance vers cette capitale. L'armée ajant à redouter tout à la fois une surprise improbable, mais possible, de la part de l'armée des ardiiducs Charles et Jean qu'on supposait arrivés en Styrie, et une résistance plus sérieuse de la part de Rutuzoff qui pouvait mettre à profit les nombreux accidents de cette contrée montagnense, Napoléon porta Marmont sur Léoben par Stejer afin d'intercepter la route de Styrie à Vienne; il fit ensuite passer sur la rive gauche du Danube un corps d'environ vingt mille homn>es sous les ordres de Mortier; il l'appuya par

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