Voir, â se sujet, la tome II
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mis un terme. Tout se tient eo efiet dans m système politique, et toute Of^ression impliqoe néoessaireneot une spoliation. L'attitude 4 demi menaçante que B<h naparte avait prise vis-à-vis des grandes piâssanoes européennes, ses envahissements consommés ou projetés sur les puissances faibles Imi imposaient Teatretien d'une armée hors de toute prsfioftion avec les ressources de la France. Cette armée^il étaitforeé d'«o faire en partie supporter ks frais wool veisins que nous étions censés protéger. Nos budgets contemieni» même en temps de paix» de néritabJes «ubtiAes in* scrits soits le nom de receUêS extérieiureif ingénieux euphémisme qui donnait «n adr déoeni et régulier à un acte qui l'était peu. La portion de ce trèbnt que le gouvernement voulait bien livrer à la puMiciM, — ce qui ne lui convenait pas toiûoers^ — s'élevait pour l'Italie du nord seulement à une aoimne de 23 mil* lions. Aujourd'hui, grâce à la guerre, «c'était une somme de cent millions au moins qu'il falkit se pro* curer annuellement. Il résolut en coiisé«)«ienoe 4e l'extorquer de gré ou de force non^seulement aui peuples qui étaient nos vassaux, tels que la Hol* lande, Gènes, la Cisalpine, mais a tous ceux que leur faiblesse empêchait de se défendre contre oouSi oonine Naples^ l'Espagne, le Portugal, le Hano* vre.
Le Hanovre avait pour souverain le T(â d'Angle • terre, mais depuis longtemps l'administration de ce pays était entièrement indépendante du catinet ao» glais. On avait vu, k la suile des guerres du dix- huitième siècle, des ministres se rendre populaires en soutenant que le Hanovre était un embaoras pour
l'Anglelerre, et derait tonner un état à part. Il faisait partie de l'EmpîTe germanique , se gonvernft hri-méme, et bien que Pélectenr dn Hanovre ae fit qQ*mt avec le roi George ITI , les denx sonverehietés étaient en réalité distinctes et séparées. OMa situation, qni n'était pas nnîqne en Inrope, avttt été consacrée par les traités et reconnue par la r^Mique française elle-même. En 1795, lors du traité de Bftle, elle a?ait reconnu la neutralité de George en sa qualité d'électeur de Hanovre alors qa'dle était en guerre contre lai comme roi d'An* gklerre. Mais de telles distinctions étaient A la fois trop métaphysiques et trop favorables à rindépendance des faibles pour plaire au Premier Consul : < Si le Hanovre pouvait fournir deux cent mille hommes, fit-il dire au Moniteur y le roi George n'invoquerait pas h neutralité*! » L'hypothèse lui semblait ample* ment suffisante pour justifier les hostilités. Dès le lendemain de la rupture, Mortier s'était élancé sur le Hanovre. L'armée hanovrienne, hors d'état de nous résister, avait été contrainte de capituler; et l'électorat restait dans nos mains malgré les alarmes de la Prusse inquiète et les mécontentements de la confédé* rafion humiliée. L'occupation du Hanovre était peutêtre la guerre avec l'Europe dans un délai plus ou mtrins éloigné, mais en attendant on mettait la main sur toutes les ressources de ce pays, on y confisquait toutes les propriétés de l'électeur, on s'y emparait de trois mille chevaux, et c'étaient trente mille hommes de nos troupes logés, nourris et équipés aux frais
l. Moniteur on 14 juin 1PC3
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de rétranger : notre politique ne prévoyait pas au delà de cet avantage immédiat.
Le royaume de Naples était encore plus étranger que le Hanovre à la nouvelle guerre. Bien qu'à une autre époque il eût été l'allié de l'Angleterre, il avait fait avec nous une paix séparée et ne demandait qu'à maintenir sa neutralité. Mais ne nous fallait-il pas la position de Tarente pour menacer Malte et l'Bgypte et n'avions-nous pas également besoin de ses subsides? Le général Saint-Cyr reçut donc l'ordre d'entrer sans plus de cérémonie dans les États du roi de Naples, de mettre garnison dans Pescara, Otraute, Brîndisi; Tarente, et d'exiger que ses troupes fussent c soldées, nourries et habillées par le roi de Naples ^ > On eut, grâce à ce procédé expéditif, une seconde armée entretenue aux dépens de l'étranger. La reine de Naples ayant écrit à Bonaparte pour tâcher de le fléchir, il -lui répondit en protestant de son désir constant de lui être agréable. Il convenait en principe qu'il était <le la politique traditionnelle de la France d'aider un Ëtat plus faible, dont le bien-être était utile à notre commerce. Mais « pourquoi conservait-elle à la tête de l'administration un homme qui avait centralisé en Angleterre ses richesses et toutes ses affections? » En d'autres termes, pourquoi osait-elle se permettre de gouverner son royaume comme elle l'entendait? Au reste, continuait Bonaparte, il lui rè' pugnait beaucoup de se mêler des affaires intimes des autres États; ce ri était que pour itre sincère qu'il donnait à là reine la véritable raison de sa conduite* 1 Le