Bonaparte à la reine de Naples, 28 juillet
général Olivier qui commandait nos troupes dans ce prétendu royaume d'Ëtrurie, cédé moins de deux ans auparavant en toute propriété à la maison d'Espagne et gouverné aujourd'hui comme un département français, reçut en même temps de Paris l'intimation démettre Livoume en état de siège. Murât fut invité à faire connaître c ce que le royaume pourrait fournir à la défense commune. » La Ligurie, qui nous sériait déjà de garnison et de station navale , s'accrut par la même occasion d'un supplément de troupes qu'elle dut également entretenir à ses frais, en contractant en outre l'obligation de fournir un nouveau corps de douze cents hommes. Bientôt après, un traité en règle, en date du 24 février 1804, que par une pré' caution bien superflue Bonaparte) fit signer à cette malheureuse république sous prétexte « de resserrer de pltaenplus les liens qui unissaient les deux Ètats^ » Tobligea à nous fournir un corps de quatre mille matelots. En retour de ce sacrifice énorme pour un si petit territoire, le Premier Consul osa ofirir aux Génois la dérisoire compensation d'une promesse par laquelle il s'engageait lui-même à forcer l'Angleterre à reconnaître rindêpendance de la Liguriel (Article vi.)
L'Italie entière se trouvant ainsi mise à contribution, une autre convention conclue à Paris, le 25 juin 1803, régla la part aOërente de la Hollande. La république batave n'avait qu'un intérêt dans ce débat, c'était de garder sa neutralité et, s'il se pouvait, son indépendance. A l'époque des négociations pour la paix d'A-
1. Ccst la Tormule même employée dans le triité. Voir de Clorc] Hfcueil des traités de la France, etc. , tome II.
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miens, déjà subjuguée et entraînée 'malgré elle à 1a remorque de la France, elle «'était efforcée timide* ment de faire introduire dans le traité «me clause ayant pour but de consacrer en 'iatt Texistenoe iodfrpendante, qu'on lui recofinaicsatt si ilbèrdejnent en paroles : mais une injonctioa aussi dure que pipemp* toire, dictée par le Premier Ck)D8Ql à M. dfflaDtevtiKe l'avait aussitôt rappelée à la réaltté de sft JÎhiBtian : c les États qui comme la HoUande, disait cette noie, ont été vaincus -et conquis après avoir fiiit lagaerre A la France, devraient nous épargner l'anbams db to rappeler au principe Ae leur exasbenee actuelle : «eue existence c'est de nous qu'Us la -itmamU ; mommôiemr é^ ^xms rim^ et ils nous doivent tout!* ■» S'il en étsit adnri, à quoi bon la longue et odieuse «omédie du traitera Lunéville, et de tant de déclarations soleoneUes, garantissant l'indépendance de la répobliqsue batanre ? Et à quoi bon des confmHions avec un pays vitinmst amquis P II y a quelque i^hose de plus révoltant ^e les brutalités de la force, ce sont ses lâchetés et jets àypocrisies. Quoi qu'il en soit, s'il restait quelque iUitsion aux patriotes qui Sv'étaient flattés de lauvegaider les intérêts de leur pays à force de socNnissien et de déférence envers le gouvernement français, le traité du 25 juin leur montra combien ils s'étaient trompés. La république batavedevatten tretenirdiK'-hiiitmillehommes de nos troupes, indépendamment des siennes propres montant à seize milles ce q^i fisrmait un tetal de trente-quatre mille hommes. Elle devait fmuroir en outre cinq vaisseaux de guerre, cinq frégates, cent