‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 141 sur 310 · Nnpdéon i Defrè», 15 spptemlire · texte numérisé non relu

Nnpdéon i Defrè», 15 spptemlire

t. rio(r« histoire ■potupjiique it l'Empire abonJe sur M potatan erreura du bit el il» ji.gonianl.

■ Nnpolèon, dil Thibjudeau, svail donni h Decrès l'ordr* fOrmd de nppeler VllUneuve en Fmnee et d« tiire punir Rotily poor 11 remplicer..,. Decrta ne Qt point parUr Itosilr fwxr VEcpagw; Il ilonna l'ordre i son ntni Viltcneuva de sortir àt Cidix, Ut.*— i • Un sjccesseur avait été donné i Villeneuve, dit D'ignea. ■— . Qunnt 1 H. TMera, il eonnnlt miBai la (lila. ini)i il r«|H«dwl Decrès - d'hoir livrÊ le* oIkd«« i ellcs-mtnei, au lieu de pnoAi ' sur lui la retponsnbiliU de îft dttigtT. • C'e^I 1 dir« appina- ) ment de désobéir à Napoldon. Hais c'est précisêmpnt li o- qn «M historien reproche & Villeneuve, ceU d'ailleurs lui avait ûbîtniM"»' Il <llt encore que les instructions de Villeneuve • l'avloritaiMt I Krlir de Cailix, ■■ Jamais eu conirtlre ordm vm tunn ]dH ^i»" lus, pi ui menaçants, pliupéremploires.

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toDlai iM^MCupations que lui donnait la marche de son année au cœur de rAHemagne, il trouvait encore le temps de presser Decrès : < Que mes escadres partent I lui écrivait-il, que rien ne les arrête I je ne faux pas que mon escadre reste à Cadix ! >

n 7 avait alors prës de quinze jours que cette escadre n'existait plus.

Villeneuve avait trop souffert des reproches qui lui ataient été adressés pour s'y exposer une nouvelle fna. Sa conviction sur l'issue d'une rencontre avec la flotte anglaise n'avait pas changé, mais il avait maintenant à exécuter des ordres positifs, pressants, impombles à éluder; et ce n'était plus sur lui que poufait retomber la responsabilité du désastre qu'il préfojait Avant d'obéir, il voulut toutefois, pour sa propre justification, autant que pour celle de ses com- [lagnons sacrifiés comme lui, assembler un conseil de guerre composé des principaux officiers des deux nations. Les amiraux et contre-amiraux français et espagnols consultés par lui sur la situation de la flotte combinée, déclarèrent à Vvnanimiié : < que les vaisseaux des deux nations étaient la plupart md ar^ mit^ qu'une partie de leurs équipages ne s'était jlsmatf exercée à la mer^ qu'enfin ils n'étaient pas en ttit de rendre les services qu'on attendait d'eux. » TiUaneave expédia ce procès-verbal à Paris en y joigMnt une dernière supplication : < Je ne puis croire, écrivait-il i Decrès, que. ce soit l'intention de Sa Ma-< Jirté Impériale de vouloir livrer la majeure partie de sii forces navales à des chances si désespérées, et qui m promettent pas même de la gloire à acquérir. > ■rie Napoléon avait d'avance rendu toute remon*

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CTiDce inouïe en faisaot partir Rosily; car lors même que YilleDeuve eût poussé l'abnégation jusqu'à attendre cet amiral pour lui remettre son commandement, avtc la certitude de voir un sacriGce sublime transformé en acte de Idchelé, celte déteimination neût point sauvé la flotte, puisque Uosily devait exécuter précisément les mêmes ordres et sans aucun délai. Averti à temps de Tarrivée prochaine de Rosily, et certain que son remplacement par cet amiral, qui lui était d'ailleurs irès-inférieur à tous égards, ne changeraït rien au denoùmt>i.t| Villeneuve n'hésita plus dès lors i M précipiter dans le gouffre où il devait trouver tout au moins la rè:tabilitation de son honceur outragé : • Je serais heureux, ccrivit-il i, Decrè9« de céder à Rosily la première place, si du moins il m'était donné d*acce|'ter la seconde ; mais il serait ^paflreux de perdre toute espérance d'a>oir une occasion de montrer que j'étais digne d'un meilleur sort.* Il commença sur le champ sis préparatifs ■our se porter au devant de la flotte anglaise.

>elsou qui commandait l'escadre anglaise devant rjjix, avait d'abord trente-quatre vaisseaux sous ses jpires: ii en avait donné un à son collègue Calder pour u ramener en Angleterre, il en avait ensuite envoyé sîxautres se ravitailler à Tétouan et à Gibraltar. Villeaegve disposait de trente- trois vaisseaux , il en avait A^ six de plus que son illustre adversaire, sans f^gmler cinq frégates et deux bricks: mais la plupart j|eM bAtiments étaient incapables d'opérer une magngtre tant soit peu compliquée, surtout en face de imi; une partie de leurs matelots, principale- ^«^ Espagnols, n'avaient jamais vu la mer, et

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tous étiient d'une complète inexpérience dans ce qui constitue la principale force d'un vaisseau de guerre, c'est-à-dire le service de l'artillerie. Ni la connaissance des manœuvres, ni la précision et la justesse du tir ne peuvent s'acquérir dans l'intérieur d'un port ; on put constater dans la bataille même de Trafàlgar, que les artilleurs anglais tiraient alors près d'un coup par minute, tandis que les nôtres mettaient entre chaque décharge plus de trois minutes d'intervalle * ; les premiers tiraient en plein bois et dans la coque, ce qui dès le début de l'action désorganisait les batteries de l'ennemi, tandis que les seconds, fidèles k la vieille routine, visaient à démâter et tiraient dans le gréemeut, ce qui exigeait une expérience et une adresse qu'ils n'avaient pas.

Dès le 10 octobre, Nelson prévoyant la prochiine sortie de Villeneuve, avait adressé à sa flotte le célèbre ordre du jour dans lequel il exposait à ses officiers le plan de bataille qu'il devait suivre exactement, sauf quelques modifications adoptées sur le terrain. Persuadé que Villeneuve serait forcé de se présenter i lui avec ses vaisseaux rangés sur une seule ligne, selon les règles de Tancienne tactique, il avait résolu d'aborder la flotte française non avec une ligne parallèle, mais avec deux colonnes qui gouverneraient sur elle à angle droit, sauf à se déployer plus tard « de iaçon à ce que l'ordre de marche pût être en même temps l'ordre de combat. » La première de ces colonnes se porterait sur le centre où devait se trouver notre vaisseau amiral, tandis que la seconde se jet-

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