Méara. à la date <lu 17 sopteaibre
2. ûanilewski. C'est i>;al meut le cbitrre iiMUffuér pw Btrtlier dans une lettre du 3 décembre à Masséna : Mémorial. émÊtifàf é$
AV8TBRL1TZ. 379
iMume» trcNipeiy nollement démoralisée», car Knturofl; bien que forcé dé battr» en retraite devant des forces A*«De svpérioritô 4cnBan(e, noas atait tenu tète à Amsletteny à Dûrreostein, à HdlabrtiBPD, a?ec une sth UdJtté qai lui faisait le plus grand honneur.
Gttte armés amit vn tel intérêt à gagner d«i temps amit d*sttaqiier Napaièoo^ que se9 opérations sont cneore imeénigrae. Des^renforb ioepertants, conduits par le général Béniogsen, étaient en mardie povr la rejoindre; le éiM d'un mois, ara terme duquel la Praue devait mettre en mourcment ses arméess était à la Teille d'eipîrer, et c'étaient cent ?îngt milla hommes et plus pvnr la coalition;- l'armée aaglo-snédoise allait se porter du Hanovre sur la Bollanda découverte ; l'archiduc Charles était arrivé en Hongrie où il réparait ses pertes et se préparait à repnodre Toflensive; enfin Napoléon, en présence du danger imminent auquel l'exposaient ces éventualitéa, avait anspendv sa marche en avant; H avait senti que sa position, & une si grande distance de sa base d'operaiiona, était déjà ibrt aventurée. Selon toutes les profaahililén, une simple temporisation de la part des Anatro-Rusaea Teùt, en fort peu de temps, contraint à an mouvement rétrograde , sous la double nécessité ift m concentrer et de conserver sa ligne de retraite. La faitte étant reprise dans ces coéditions nouvelles, m ptrte était presque in&illible, car il allait se trowvor pris entre trois armées considérables, avec des forées réduites; et si deux de ces armées s^étaienl donné la
U fiMnre* OMnt ans. Raihtiiw (le NapolÂon iksont, sur cm point, d'une complète inexactitude.
^ .^^.gj DE SAPOLEON 1".
" -ffznf. caio^^ Kutuzoïr le proposait, elles ^'*** " , .^,^2i^ une masse difficile à entamer.
- jk tf;t«"^ d^ raisons impérieuses d éviter ,.^^ arec Napoléon, avant que les événe- ^^*^^]^iiiss « fassent réalisés. Il n'est pas aisé, °^^,j^Tiui, d'expliquer les motifs qui poussejfi. xél^ ^ ^^^ quand ils avaient tout à ga* KMC 1 rap*^'*^®- ^^^^ constaté, il est vrai, que f^pitf jostro-russe manquait de vivres à Olmùtz, 1 201 était facile de s'en procurer ailleurs, et le l'obligeait à garder cette position. Elle avait an intérêt capital à se rabattre sur la Hongrie, j^pgf SX réunir aux 80 000 hommes de rarchiduc ^^ii^ries. Mais Alexandre, qui avait commis une prejpn^ faute en venant, malgré les remontrances de j^Ainis les plus sages', au milieu de son armée, où j£ présence devait avoir pour effet de paralyser des ^éraux braves mais serviles, était tombé sous Tin- ^oence du général d'état-major Weyrother, homme vaniteux et incapable, grand faiseur de plans, qui avait été le conseiller de l'archiduc Jean à Hohenlinden. Alexandre était d*ailleurs entouré de jeunes gens pleins d'ardeur, de courage et d'illusions, impatients de se distinguer sous les yeux de leur souverain, et qui ne parlaient qu'avec le plus profond mépris du système dilatoire proposé par Kutuzoff, par l'empereur d'Autriche, par les chefs les plus expérimentés de l'armée. Des divisions assez graves survenues entre les Autrichiens et les Russes, à la suite du mal-
1. Le prince Czartoryski à Alexandre, avril 1806. Corretpo».* dancc publiée par Cb. de Mazadc.
heureux début de la campagne, contribuaient encore à faire désirer aux uns et aux autres une prompte reprise d'hostilités, où chacun espérait trouver sa justificatûMi.
Napoléon eut connaissance de cet état de choses, et en tira parti arec une merveilleuse habileté. Il avait d'abord reçu avec beaucoup de hauteur MM. de Stadion et Giulay, que l'empereur d'Autriche avait en- Toyés à son camp pour lui faire des ouvertures; il se ravisa presque aussitôt en apprenant que la Prusse éUdtsar le point de se joindre à ses adversaires; il de- Tint aussi conununicatif qu*il avait été jusque-là hautain et défiant. Le 25 novembre, il dépêche Savary au cimp des coalisés avec une lettre de compliments pour Tempereur Alexandre, et avec la mission secrète d'observer attentivement Tarmée ennemie, tout en sondant le ten*ain pour une négociation. Savary est reçu ayec courtoisie, mais très-froidement; Une rapporte à son maître qu'une lettre sèche et évasive qui est adressée non à l'empereur, mais au chef du gouverne^ ment français^. Napoléon, si chatouilleux sur ce point. De s'en formalise nullement, il veut se montrer supérieur aux minuties d'une vaine étiquette; il n'en devient que plus prévenant. Savary retourne immédiatement à Olmiitz pour proposer une entrevue entre Napoléon et le trop confiant Alexandre : par la même oecasion il complétera ses études sur l'armée austro« msn. Savary, qui avait les yeux et les oreilles d'un fator minisire de la police, observe le nombre et les
dispositions de l'armée, il fait causer les aides de
l. Mémoiret du duc de Rovigo.
38i UISTUIRE 0£ NAPOLÈO»
canufi, il prond oola de la GOBÛancj toméraire qui ^luniB- les Jeunes of&ders. Du reste, Alexandre refuse l'entrevue, mais il consent à envoyer à Napoléon son aide de camp, le prince Dolgorouki, Napoléon D*ïvait garde de laisser prendre au prince le râle d'observation que Savary avait rempli auprès d'Alexandre; il le reçoit k ses avant-poslcs et ne lui laisse voir de son armée que juste ne qu'il faut p^iur le tromper. Quelques jours auparavant, us escadron de notre avant-garde avait été surpris et enlevé à Wiscliau. Dolgorouki trouve nos troupes se repliant sur loua les points pour se concentrer dans \ea positions lOBjjtenips étudiées A l'avjiuce, vers lesquelles NapoUon voulait attirer l'armée austro-russe. Resserrées sur un espace étroit, séparées encore du corps de 6ern«dotte et de la division Friant qui ne devaient arrim qu'an dernier moment,' occupées ostensibleateat à élever des retrandiements sur divers points comme si ellis cmignaient d'être attaquées, elles ne pouvaient frapper les yeux du prince que par la faiblesse appalente de leur effectif et par leur attitude timide el contrainte'.
Après les compliments d'usage, Dotgoroulû «bonh sans plus do précautions oratoires l'objet de sa aû$sioTi. Napoléon a rapporté l'entretien avec sa maavstse foi habituelle, tt en assaisonnant son récit ds insultes qui lui étaient familières envers tous l«s tioatmes cbez les({uels il avait renconlrt; quelque remwté. 11 a rticonté dans ses bulletins que ce /reJuçwt avait été jusqu'à lui proposer la ceaaioa de U BalfÙlMc,^^
n'osait jmais 'été question de redemander la Belgique à la France, et le moment eût été bien mal choisi pour mettre en avant une semblable énormité. Dolgorouki ne fit aucune proposition de ce genre. Alexandre anrait arrêté un programme en ee liant à la Proate et à rAutricbe, et c'est ce programme déjà cent fois discuté que son aide de camp dut soumettre A Napoléen. Le rapport de Dolgorouki sur cette entre- Tje a tous les caractères de la vérité et rappelle d'une façon frappante le récit fameux de Tentretien de Whitworth avec Napoléon. Gomme toujours, Napoléon parle en tentateur, quand il ne peut pas parler en mattre : « Qoe veut-on de mol.? Pourquoi rempereur Aleiandre me fait-il la guerre? Qu'exige-ir-il? Est-il jaloux de raccroissement de la France? Eti bien! qu'il étende ses frontières aux dépens de ses voisins.... du oftté de la Turquie; et toutes les querelles seront terminées! » Et comme Dolgorouki lui répond que la Russie n'a pas souci de s'agrandir, mais de maintenir rindépendance de l'Europe, d'assurer l'évacuation de la Hollande et de la Suisse, l'indemnité qu'elle n'a jamais cessé de réclamer pour le roi de Sardaigne, Napoléon s'emporte et s'écrie qu'il ne céderait rien en Italie < lors mémo que les Russes camperaient sur les hauteurs de Montmartre!' »» exclamation d'autant plus Traiscmblable qu'on la. retrouve textuellement ([odques jours plus tard dans un de ses bulletins. Ces paroles mirent fin à une négociation qui n'avait été de b part de Napoléon qu'une ruse de guerre destinée