I. Napoléon au prince Eugène, 31 décembre
l'empiri bt les royautés vassales. 409
royautés vattales ne devaient être en réalité que les bumbles instruments de sa propre domination; c'était un d^isement auquel il croyait devoir recourir parée que l'aven pur et simple de ses projets lui eût hit trop d'ennemis dans l'état actuel de l'Europe. La conquête dans sa brutale vérité était trop odieuse pour se maintenir longtemps; il fallait la d^iser iOQS quelques dehors d'indépendance et d'autonomie, et c'est uniquement pour créer cette illusion qu'il songea à fonder des trônes en faveur de ses frères, à ériger des principautés en faveur de ses généraux et de ses fonctionnaires. Hais sous ces noms imposants de rois, de princes, de ducs, de grands et petits feudataires, tons ces hommes ne devaient être que les ser- Titeiirs soumis d'une centralisation de fer. Il se flatta que les peuples seraient dupes de ces apparences et que do moment où ses créatures porteraient les litres de souverains indépendants on ne verrait plus en elles (foe des représentants nationaux. Les nations pourraient donc se croire libres et indépendantes sous la tutelle de cette haute domesticité de princes et de rois que lui-même gouvernerait en maître absolu. Tel est dans son esprit et dans ses traits essentiels ce fameux système fédératif qu'on nous adonné comme une conception du génie et qui n'était que le misérable expédient du despotisme.
La rupture de tant de liens séculaires, qui attadiaieut les uns aux autres les peuples dont on allait disposer sans leur aveu, le mépris qu'on affichait ouvertement pour leurs traditions, leurs habitudes, pour les sentiments qui les unissaient à leurs vieilles dynasties, pour leur fierté patriotique, pour leurs plus