III
.*-.i'.> ?ji:cnale5, le honlevcrsemcnt de , . ..vi«>, e L'hir.îrement comDlel en un mot .. . -iL-sitt jacs toutes leurs conditions d'exîsj ,-wasiitfît que, «elon une expression dont on .^.^^^ .ii>u*e. iU i-uiient miirs, au moins dans une ^4.»v » i^fsui-^. pour ces transformations, qu'on leur ^^ivAit quelques compensatijns si quelque chose . ...aât ."mpenser la perte de la liberté, en un mot ^ une révolution non moins radicale s'était opérée ui6 outifs leurs idées et qu'on comptait sur l'appui .0 iieite révolution pour le suc.ès du nouvel état de jiiu?es qui leur était imposé. Mais ii n'en était rien. L'exportation tant vantée des bienfaits du Code civil, w était nullement propre à leur faire oublier les maux Je la servitude, et lors même qu'on améliorait leur administration en la simplifiant comme en Allemagne. ils savaient fort bien voir que c'était uniquement pour rendre l'exercice du despotisme plus prompt et plus facile. Napoléon ne sVtait pas préoccupé un seul instant du véritable état de leurs sentiments et de leurs opinions. Habitué à ne jamais voir dans les Ëtats que la force organisée, à ne tenir aucun compte des forces morales, à ne jamais découvrir les nations derrière les gouvernements, parce qu'il avait tué quelques milliers d'hommes à Austerlitz il croyait que tout était Uni, qu'il n'y avait plus rien au delà; parce qu'an coup de surprise lui avait livré un champ de bataille, il s'imaginait pouvoir disposer en maître des nations européennes; parce qu'il avait désarmé les cabinets, il croyait pouvoir traiter les peuples comme un cêpiti mortuum sur lequel on opère à discrétion, sans s'occuper un instant de leurs volontés, de leurs intérêts
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on de liWB comnenaoces. Quelle que eoit TexpUoitîon qa'on doene de cette mépriie, elle prit eo peu de temps de si brutales proportions qu'elle ne fait pas ommiis de tort & sa pecspictcité qu'à son sens flioral.
Napoléon inaugura ce nouveau systèoae par la déchéance de la maison royale de Naples. C'est de Vienne miéme qu'il se hAta de notifier cet événement à rSorope, aussitAt que son arrangement avec d'Haugwiti lui eut prouvé qu'il n'avait plus rien à redouter ds Ja Prusse. « Le général Saint-Gyr, dit^il dans son timte-septiéme bulletin, marche à grandes journées sur Neples pour punir la trahison de la reine et précipUer du trône cette femme criminelle qui, aveciatUdim' fudiâur, a moU tout ce qui est sacré parmi Us hommes ' » Ob a voulu intercéder pour elle auprès de l'empereur. 11 a répondu : < Les hostilités dussent-elles recommencer et la nation soutenir une guerre de trente ans, une si atrore perfidie ne peut être pardonuée l >
Mais si c'était une atroce perfidie de la partde cette reine d'avoir rompu à l'improviste- le traité de neutralité» après toutes les avanies dont elle avait eu à se plaindre de la part de Napoléon, quel nom méritait -donc la conduite de Napoléon lui-même, lorsqu'en pleine paix et à la veille de conclure ce traité de neutnlilé, il avait donné l'ordre à Saint-Gyr de marcher sur Naples et de jeter la cour i la mer? De quel côté étaient venues les provocations, les exactions, les violations de territoire, les violences et les insultes qui avaient entraîné la reine à ce coup désespéré? Napoléon ne lui avait-il pas prouvé, de mille manières, qu'il était décidé à lui arracher son royaume à la première occasion, ne l'avait-il pas menacée vingt fois
i^jk r^dnire à la mendicité, Ar M p« fau laisser dan! ><;^ £tiis a«ez de place pour y êkicr son tombeau' PouvaU-elle ignorer que ces mnufrs avaient été sn '.e point d'être exécotées et que lagoene continental vivait seule forcé Napolion à en ^jonmor l'effet? En on, en insérant dans le Moniteur ce traité de neutra lité dicté par la force, son ennemi n'afait-il pas pri soin de la prévenir • que Vintérii de la France conseil lait de s'assurer ce royaume par une conquête utile et fa cUe? > Ëtait-il vraisemblable que Bonaparte, ave son caractère et ses antécédents, serait un homme i se priver longtemps d'une conquête utile , facile e conseillée par Tintérét de la France?
La déloyauté de la cour de Naples était donc le ré sultat forcé d*une perfidie beaucoup plus odieuse mais qui a -ait su se cacher assez habilement pou tromper les esprits superficiels. La trahison de li reine de Naples passa aussitôt à l'état de fait indiscu table, et Napoléon augmenta cette impression par Yé clat bruyant qu'il donna à une colère simulée. No soldats, conduits par Masséna, Saint Gyr et Reynier marchèrent sur Naples avec la conviction qu'ils al laient renverser la personnification même de l'impôt ture et de la mauvaise foi ; ils allaient toutsimplemen y élever, de leurs mains républicaines, un nouveai trône que, depuis longtemps déjà, Napoléon desUnat à son frère Joseph, le principal de ces grands feuda taires qui devaient se grouper autour du nouvel empire d'Occident.
Par suite de cette conquête qui, ainsi que Napolêoi l'avait prédit, ne pouvait être que facile, mais qui m se fit pas toutefois sans que plusieurs provinces tùs-
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sent mises à fea et à sang, Tltalie entière se trouva soomise à notre domination. De tous les anciens sou- Terains italiens, le pape Pie VU seul se figurait encore avoir des États dans la Péninsule, mais on ne lui laissa pas longtemps cette illusion. Ce pontife avait voolo lUre un Gharlemagne. Il avait travaillé de toutes ses forces à l'élévation et à la grandeur de Bonaparte. Malgré la réprobation de tous les catholiques rincères et malgré les scrupules de sa propre conscience, il était allé à Paris couvrir le meurtrier de Vincennes du prestige de la religion, dans Tespoir que cette puissance, redoutable à tous, serait pour lui seul protectrice et bienfaisante ; il était temps qu'il reçût sa récompense. Ulcéré de tous les mécomptes qu'il avait éprouvés durant son séjour à Paris, il n'en avait rien témoigné directement, mais il s'était bien promis de prendre sa revanche, et l'occasion était facile à trouver grâce à ces rapp rts de chaque instant que le Concordat avait établis entre la cour de Rome et le gouvernement français. Elle s'offrit à lui presque immédiatement sous la forme d'une requête que lui adressa Napoléon dans le but de faire casser le mariage de Jérôme avec Mlle Patterson. Ce mariage pouvait être annulé civilement sans trop de difficultés, mais le lien religieux subsistait, et il n'appartenait qu'à l'autorité ecclésiastique de le dénouer. Napoléon n'hésita pas à demander au pape la dissolution du mariage, persuadé qu'on ne lui refuserait pas ce petit service, après toutes les concessions infiniment plus scabreuses qu'on lui avait faites. La cour de Rome avait, en effet, maintes fois prouvé, particulièrement en cette matière, avec quelle facilité elle savait,