‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 159 sur 310 · L EMPIRE ET LES ROYAUTÉS VASSALES · texte numérisé non relu

L EMPIRE ET LES ROYAUTÉS VASSALES

en campagne contre l'Autriche , Napoléon traita les États du pape avec son sans-géne habituel envers les États fuibles; il fit occuper Ancôoe par un déUchement de Saint-Cyr, sans même prendre la peine d'en prévenir le gouvernement pontiGcal. Ce procédé n'avait absolument rien de nouveau de la part de Bonaparte, et, en venant le sacrer à Paris, la pape n'avait Tait autre chose que sanctionner et couronner » en sa personne, une longue série de procédés du même genre; mais lorsqu'il se sentit lui-même victime de ces sortes d'exploits, il commença à les trouver moios glorieux. li lui écrivit, le 3 novembre, pour protester contre la prise de possession d'Ancêne et pour se plaindre < des amertumes et des déplaisirs dont on Fabreuvait depuis son retour de Paris, du peu de retour qu'il trouvait chez Sa Majesté pour les sentiments qu'il lui avait voués, > enfin pour réclamer les droits d'une neutralité que toute TËurope avait reconnue et respectée.

Napoléon ne répondit au pape qu'après Âusterlitz. La lettre du pape lui était arrivée au milieu de tous les projets de restauration de l'empire de Charlemagne, en plein rêve carlovingien. Le pape était entré, de moitié avec Napoléon, dans cette grande parodie historique; il avait évoqué, avecunc complaisance illimitée, le nom et les souvenirs de Charlemagne tant qnll avait espéré en tirer profit pour son propre pou- TofaTi il allait maintenant connaître le danger de ces inachronismes ambitieux et éprouver ce que c'était qo^n Charlemagne dans une époque sans croyances. La réponse de Napoléon, tout en gardant encore quelques ménagements de forme , fit crouler d'un seul

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5ço!^on fit duitititUi: clairement au pape qufc, f*i yniT. traita le Sainl*Sif.';$e avec si peu de céréinaiiifi. fg VII ne devait s'en prendre qu'aux rerus > qsï ^nit éprouv^:2i de .sa ]>art sur tous les ol Jets, niémesar «mix qui étaient d'un premier ordre pour la religioB. comme, par exemple, lorsqu'il s agissait d'empichir k ^TOteMlanliMme de relever la tileen France.^ Allusion parnenl inexacte h lu réversihilité possible de b

l'empirb et lbs royautés tassales. 417

onronne de France sur la tête des enfants protestants le JérAme, puisque Jérôme avait été exclu de la sucsetsion impériale. Mais , < il continuerait à protéger e Saint-Siège, malgré les fausses démarches, l'ingra* itnde et les mauvaises dispositions des hommes qui Mtaient démasqués pendant ces trois mois, et qui Tantent cru perdu.... Au reste. Sa Sainteté était libre rieeiieillir de préférence les Anglais et le calife de Banstantinople ; mais, ne voulant pas exposer le carinal Fesch à des avanies, il le ferait remplacer par m séculier ^ >

Dans une lettre, écrite le même jour au cardinal et fie celui-ci devait communiquer à la cour romaine, Napoléon expliquait plus nettement encore la nature il cette protection qu'il prétendait imposer désormais M Saint-Siège : « Puisque ces imbéciles^ lui disait-il, ■i trouvent pas d'inconvénient à ce qu'un protestant prisse occuper le trône de France, je leur enverrai un abassadeur protestant.... Je suis religieux, mais je ■isuis pas cagot. Constantin a séparé le civil du militrire, et je puis aussi nommer un sénateur pour com- Mnder dans Rome en mon nom.... Pour le pape^ je $tlt Charkmagney parce que^ comme Charlemagne^ je féums la couronne de France à celle des Lombards, et ^mon empire conGne avec l'Orient.... Je ne chanprai rien aux appai^nces, si Ton se conduit bien ; Htarement, je réduirai le pape à être évêque de Rome . » lie VII9 chez qui les inspirations du dépit Temportiient encore sur celles de la peur, répondit à Napo- UoDy en repoussant, avec un redoublement de dou-

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