‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 163 sur 310 · NapoUoa à TftUeyrand, 20 mars · texte numérisé non relu

NapoUoa à TftUeyrand, 20 mars

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:f.a&c ia ^ue la moindre des surprises qui at-

..-.. .^ti"- e :ai;in*:: prussien. Il commençait à peine

^ T'iitcir^ de son emoLion, lorsqu'il apprii que la

,utàu.in'-.ca zermanique, dont il faisait partie el

... . i a.t luel'iue droit de considérer les affaires

..ujiae ine question qui le regardait, allait être réor-

^si:5«e ^î: réorganisée, non-seulemenl, sans lui, mais

..r:.r: l;ii. On lui laissait ignorer des combinaisons

icii nus extraordinaires encore, qui devaient mettre

^ Muence à une rude épreuve. Le roi de Prusse avait

tiK.ii^i. le 9 mars, le traité qui lui cédait le Hanovre en

.: :r:priitéi et dès le mois de juin suivant Napo-

tsfti oïlrait cette province à TAngleterre comme gage

^v. paix et de réconciliation. II l'oiTrait sans que la

•ruisse lui eût donné un seul sujet de plainte légi-

ime. Les motifs qu'on a allégués pour justifier cette

.rahison ne soutiennent pas Texamen. La Prusse, en

jrenant possession du Hanovre, avait laissé voirqu*elIe

;e recevait à contre-cœur; on pouvait l'en croire sur

(.«arole, et ce scrupule n'avait rien que d'honorable

*le. Quant à la lumière que les révélations de

la tribune anglaise venaient de jeter sur sa conduite passée, elle n*avait rien qui fût nouveau pour Napoléon. La Prusse avait été assez punie par son humiliation. La conduite de Napoléon n'avait en réalité qu'un seul motify le désir de s'arranger avec l'Angleterre.

Sous l'empire de ses anciennes illusions sur le premier Consul, Fox avait profité de la révélation qui lui avait été faite d'un projet d'assassinat contre Napoléon, pour entrer en communication avec le cabinet français dans l'espoir que cette ouverture amènerait quelque incident favorable à la paix. Il avait toujours attribué la continuation de la guerre à l'obstination et à la mauvaise foi de Pitt, aux défiances, à la mauvaise volonté des puissances continentales qui, selon lui, avaient poussé à bout un homme naturellement juste et modéré; il devait attacher le plus grand prix à mettre d'accord ses actes avec ses paroles, à prouver comme ministre l'excellence du système qu'il avait soutenu comme orateur. Il ne pouvait, d'ailleurs, faire l'expérience de ces idées optimistes sous des auspices plus heureux, car Napoléon avait obtenu de tels avantages qu'il pouvait^ sans crainte de paraître reculer, faire quelques sacrifices à un objet aussi eonsidèrable que le rétablissement de la paix avec l'Angleterre,

Napoléon n'était pas sans comprendre toute la portée d'une semblable réconciliation ; il avait lui-même imaginé le faux projet d'assassinat qui avait donné lieu à la dénonciation de Fox. U saisit avec empressement l'occasion qu'on lui offrait, il fit transmettre à Fox, par Talleyrand, un fragment de discours, dans lequel il exprimait le désir de faire la paix iur les

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