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^., .ru:«? swrjiris à h faiblesse de d'Haui^wilz pour
-tr*^*" 1 Autriche isolée, il voulait conclure à tout
-1 jn aîTarj;:e[n»M»t im{jrovisé avfc la Russie pour
.fl^oserensull-i toutes ses volontés à TAnglrterre.
Lempt-reur de Uussie, qui s'était d'abord emparé j^ bouches du Cattaro, au monient où nos troupes liaient les oc:uper, avait ensuite témoigné le désir je se rendre aux doléances de TAutriche, que Napoi-oii rendait responsable de l'accident. Il venait jus- **t d'envoyer à Paris M. d'Oubril, avec de pleins
pouvoirs, mais moins pour conclure la paix que pour en discuter les conditions. Napoléon conçoit aussitôt le pian de surprendre d'Oubril comme il a surpris d'Haugwiiz, en lui faisant signer un traité au moyen duquel il intimidera et accablera le cabinet anglais. La seule arrivée du négociateur russe suflit pour produire en lui un changement complet de ton et de langage. A son retour de Londres^ où il est allé porter à Fox les propositions de Bonaparte, lord Yarmouth se trouve en présence d'une situation toute nouvelle. On ne veut plus entendre parler de laisser laSicile aux Bourbons: l'empereur a reçu des lettres de son frère qui lui déclare ne pouvoir &e passer de cette tle I D'ailleurs ses généraux sont à la veille de s'en emparer. Il faut que l'Angleterre se contente du Hanovre, de Malte, des odonies qu'elle a conquises ^ A mesure que d'Oubril se laisse prendre au piège, le cabinet français devient plus exigeant et plus réservé envers Yaraouth. On Tamuse avec les propositions les plus ridicules. On lui offre de donner, comme indemnité an roi des Deux-Siciles, un nouveau domaine formé aoec les villes hanséaliquss qu'on prendra à l'Allemagne ! En général, les indemnités que propose Bonaparte sont toujours à prendre sur le voisin. £n(in, du 15 au 20 juillet, Napoléon est certain de l'adhésion de d'Oubril au traité qu'il offre à la Russie, et subitement la scène change de nouveau. Peu lui importe que ce traité ne soit encore qu'un projet, qu'il contienne des
i. Dép^be de brd Yarmouth à Fox, 19 Juin 1800: Ànnual Bêgister for the year 1806. — Stalc papers. Les pi«ces de la négociation sont reproduites en partie^ mais avec les plus graves altérations dans le Moniteur du 26 nov. 1806.
à Fox le 9 juillet, il a déclaré à d'Oo se faisait, l'Allemagne reslçrait dafl et (jue les changements projtics tiesen Celle promesse est aussitôt violée léon publie la nouvelle organisât déralion germanique réformée à I tectorat, et il faudra que l'AngletfiT d'abord négocié sur le pied du Oa tout à la fois à nous céder la Sicile, de l'Alleoiagne soumifc à noire do Ce coup de Ihéfitre était la rô| stratagèmes qui avaient précédé traité d'Amiens ou plutôt de ceux ployait dans toutes ses négociatii car c'était là, chez lui, une métho< tématique. Avec une connaissanc profondie de son caractère, et mé tant soit peu attentive de ses antj on eût pu prédire à coup sûr ce
pour inspirer une fausse sécurité, il captivait, entraînait par ses promesses des négociateurs que trompait sa rondeur apparente, il faisait valoir à leurs yeux les considérations d'humanité, la gloire de pacifier TEurope après tant de déchirements ; il les associait à ses vues d'avenir, à ses philanthropiques espérances; il se hâtait de les engager sans leur laisser le temps de la réflexion; puis, quand tout était réglé, convenu, terminé, au moment même de signer, il démasquait tout à coup quelque formidable imprévu et les mettait en demeure de s'y résigner ou de déchirer le traité en les menaçant avec éclat de les rendre responsables des conséquences. Comme les cabinets trop confiants avaient presque toujours escompté auprès de leurs lojets les avantages de la paix, ils courbaient le plus souvent la tète et acceptaient le fait accompli.
Cette surprise était faite pour refroidir considérablement Tadmiration enthousiaste que Fox avait vouée à Bonaparte, et qui avait> d'ailleurs, souflert plus d'une atteinte depuis quelques années. Il ressentit d'autant plus vivement cette déception, qu'il s'en croyait tout à fait à l'abri, en raison de ses anciennes relations avec Napoléon. Hais au lieu de plier comme Fempereur l'espérait, il témoigna son mécontentement à lord Yarmoutb, qui avait montré en cette occasion peu de fermeté et peu de clairvoyance en produisant ses pouvoirs, contrairement à ses instructions, et en acceptant la discussion sur l'iudemmié sicilienne. Fox lui adjoignit lord Lauderdale, qui itût chargé de parler un langage plus énergique et de revenir au point de départ même de la négociation, c'est-à-dire au maintien du statu quo. Napoléon
438 HISTOIRE DK NAPOLÉON I^.
proposa alors 9 pour le roi des Deux-Siciles, de nou- Telles indemnités, sur lesquelles il n'avait pas plus de droits que sur les villes hanséatiques, il offrit successivement l'Albanie qui appartenait à l'empire ottoman, avec Raguse qui était une république indépendante, puis les lies Baléares, propriété de son allié le roi d'Espagne. De tous les pays dont Napoléon prétendait trafiquer dans cette étrange négociation, il n'en était pas un seul sur lequel il pôt invoquer môme le droit de conquête: il ne possédait, en effet, ni ie Hanovre, ni la Sicile, ni les villes Hanséatique», ni l'Albanie, ni la république de Raguse, ni les fies Baléares, et il les cédait ou les réclamait tour à tour, comme il tMit fait d*une propriété personnelle. Jamais on ne disposa du bien d'autrui avec plus de cynisme et d'împQdeur. Sur ces entrefaites arriva de Saint- Péters^bourg une nouvelle embarrassante pour notre diplomatie. Alexandre rt»poussait avec mépris le traité dérisoire que Napol«?on avait im^sé à Tindôcision de iVth bril, et l'entente la plus complète se trouvai du même coup rétablie entre l'Angleterre et la Rmie. Toute cette combinaison mesquine et perfide éWt déjouée, percée à jour, tt pour comble de malheor, Fox, le dernier partisan de la paix au sein du a/timi anglais, mourait le 13 septembre, guéri on pee tart de toutes ses illusions au sujet du grand empewor. Les légitimes exigences de l'Angleterre à T^ard de la Sicile , se trouvant compliquées maintemuit de celles que la Russie renouvelait pour son propre compte, relativement au roi de Naples, an roi de Sn^ baigne, à la Dalmatie, la négociation pouTOlt «cw traîner sur les arguties propres à Ja diplomatie, mais
elle était, dès lors, mise à néant. Ainsi échoua t:ette tentative si Uoportante pour la paix du monde. Quelles que soient les subtilités qu'on entasse pour obscurcir et dénaturer les faits, il est une conclusion à laquelle il esit impossible de se dérober, c'est que la guerre resta ouverte entre la France d'une part , la Rnsie, l'Angleterre et, par suite, la Prusse de l'autre, poat un motif unique : le refus de Napoléon de céder la Sicile, où pas un de ses soldats n avait encore mis le pied, et cela, disait-il, parce que la Sicile était indispeiMable au royaume de son frère Joseph 1 II y mit là tout au moins un commencement d'aliénation
Bientale.
La guerre avec la Russie et l'Angleterre, c'était •osai la guerre avec la Prusse, car Napoléon, à force d'habileté, en était venu à mettre aux mains de ces puiâsauces un moyen cenain d'entraîner le roi de Presse. A supposer que ses griefs anciens et rétablissement de la nouvelle Confédération du Rhin, ne tri anssent pas paru des motifs suffisants de rupture, fl était impossible que ce prince pût résister à leurs soDidtations en apprenant le sans-feçon avec lequel Napoléon avait disposé d'une province faisant partie iê MB États; et si le roi d'Espagne avait été cai>able dPoD meuvemer^ de fierté , nul dout€ qu'il n'eût été taUDédiatement entraîné à une détermination analogie par les sujets de plainte qu'on lui avait donnés, iKXHSOTlement en traitant de la paix, sans le consultsTi mais en offrant ses provinces à qui voulait Its pmdn, efi cbasstfnt ses parents de Naples, en gou- ^vemant le Toyamme d'Étrurie comme un départe- ^^t fratncafs. La Hollande av^it été plus malmenée
seule de ses combinaisons venunt h 1 reste s*écroulait à la fois, et Napoléoi dans ses propres ruses, brouillé av« et surtout avec ceux qu'il appelait M li}poLliËse des plus aventurées avall clef do voûte à tout l'échafaudage ds 4 jet de pacification, cette hypothèse et d' Alexandre. L'événement ne se rés restait de ia tentative que le pit«a mauvaise foi, surprise en flagrant d tous les yeux.
Napoléon n'était pas assez aveugle dre sur les sentimenls que sa condu rer à Berliu comme ailleurs, mais il d'en neutraliser l'efl'el à force d'in hJta de prendre les premières me:
ordonna à ses généraux de se tenir s Son armée occupait encore tout le mie car il s'était prévalu de la saisie des
LA COIfF£DÉRATION DU RHlh. 441
igaerrie et plus disponible qu'elle n'avait jamais été. CEes prccautions prises , il attendit* la main sar son èpée, les communications du cabinet de Berlin.
On ayait notifié à cette cour, vers le milieu de juillet, l'acte qui constituait la Confédération du Rhin Sons le protectorat de Napoléon. Cet euphémisme dédisait mal l'état de complète sujétion où se trouvaient les princes que Napoléon avait contraints d'entrer dans cette ligue formée contre leur propre patrie. Indépendamment des trois souverains de Bade, Bavière et Wurtemberg^ la Confédération nouvelle comprenait le prince archichancelier de Dalberg, l'électeur de Hesse-Darmstadt, les deux ducs de NasaOy le grand-duc de Berg Murât, le prince de Salm- Silm et quelques autres. Us formaient avec la France me alliance offensive et défensive à perpétuité, et 'engageaient à fournir, pour la défense commune, ae armée de soixante- trois mille hommes. Le siège de la Confédération était placé à Francfort; ant à l'ancienne diète germanique, on la traitait c si peu de cérémonie, que la ville de Ratisbonne, ïlle tenait ses séances, avait été cédée à la Bavière. re minibtre Bascher eut ordre de lui faire savoir « l'Empereur, son maître, ne reconnaissait plus nstitution germanique, en reconnaissant néans la souveraineté de chacun des princes alle- S| considérés individuellement. * La noblesse imte était définitivement supprimée. Napoléon, aait déjà dans ses mains tous les principaux *8 du Rhin, compléta son système de conmiu- 18 avec les États confédérés, en faisant étendre flcatiors de Mavence au delà du Rhin et en
i:>tOlHE CE tiAPi.iLi.Oli
c lue forte garnison la ^QMAsurbrm droite dans le grand ^Uo iMUpBlion se fit au moment nu j^gltnitsalnnellement, au nom de ,j0t tt ■«tkboime ■ qae l'Binpera' j^gà In limites de la France rq t («•«•tiwa.)
Û» l'^tsU pas seulement ia diète de jaBwivitt frappée par cette irunsforr ^.4ll«io>^e tuj-mëme était, pour ain f«c*nt. L'empereor d'Aatricbe qui çsnin titre, n'avait pour ainsi dire j^magne; la France et la Prusse f • prfteodre dosonnais. François II co IjoB, tt se démit lui-même de cette teoére fpj'on l'y contraignit, bien q Piesbotirg la lui eût formelltmest n donnât le droit de repousser les arm iKKivel acte d'envahissement. L'acte c Usait un peu moins osbensibleracot lUe n'en subissait pas moins une t lobite, [)uis(|ue tant d'Ëtats dont les pouvaient lui être plus ou moins sym ihmt les [jeuptes lui étaient attachés phis étroits du sang, de la langue, ( directions, allaient passer, sans rotou (luence étrangère. Comme on ne poi sentiments que ferait naître en ell ment si contraire <t ses intérêts, Ntp rassurer en lui faisant di'ctarer uu mi il lui nntiliait le traité, • qu'il la ver nin^er sous son influence tous les É
SITUATION INTÉRIEURE. kk3
amagne, par une Confédération semblable à celle ;bin. » Le dédoQunageinent était plus que médiocar ces États étaient loin de pouvoir faire contre- B à ceux que Napoléon venait d'enchatner à son Qce; le cabinet de Berlin l'accepta toutefois arec ressèment, ne se doutant encore en aucune mas» qu'on était d'avance bien décidé à ne pas lui ir prendre ce qu'on lui offrait. Il ne devait pas ir à faire cette découverte en même temps qu'une » plus accablante encore.
■01 la coalition dissoute» au prix de tant de sang, les victoires d'Ulm et d'Austerlitz, avait à peine 08 les armes, que du sein de cette Europe épuisée bec le peuple même qui était le mieux disposé r nous, allait surgir une coalition nouvelle, sus* I uniquement par une longue série de sanglants rnts et de vexations intolérables. Cependant ja- I notre situation intérieure n'avait réclamé plus érieusement une politique pacifique. Napoléon, au V d'Austerlitz, se vit lui-même forcé de recoure cette vérité, il promit solennellement à la Me de la faire enGn jouir des bienfaits de la paix. K eette promesse n^était pas plus sincère que le ipte rendu des revers trop fameux qui avaient nrci l'éclat de nos victoires. Le discours d'ouverrde la session de 1806 contenait la seule mention jeUe que Napoléon ait jamais faite de lacatastrode Trafalgar. Même avec une connaissance approlie de cette âme sans foi et de l'audace de ses im- ;ures, on a peine à en croire ses yeux lorsqu'on lit s quels termes il apprécia ce lamentable événe- \i:*Les tempêtes, dit-il nous ont fait perdre quelques
vaisseaux après un combat imprudemment engagé^. • Voilà sur quelles déposiUoDS il eût voulu qu*on écrivit son histoire! C'était sur de pareils témoignages que la France était appelée à juger son gouvernement, i se former une opinion sur l'état de ses affaires! Après le succès d'un si grossier mensonge, comment s'étontier de Tinvariable crédulité qui accueillait les paroles de Napoléon lorsqu'il prenait le ciel à témoin de ses efforts en faveur d'une paix si chèrement payée? Alors même qu'il la fdisait échouer, il spéculait sur ce désir si légitime pour accroître encore sa popularité de triomphateur : < Ce ne sont plus des conquêtes quil projette, avait dit de sa part Champagny au Corps législatif, il a épuisé la gloire militaire; il n'ambitionne plos ces lauriers sanglants qu'on Ta forcé de cueillir : perfectionner Tadminisiration, en faire pour son peuple la source d'un bonheur durable, d'une prospérité toujours croissante, et de ses actes l'exemple et la leçon d'une morale pure et élevée ; mériter les bénédictions { de la génération présente et celles des génératioDS futures, telle est la gloire qu'il ambitionne^. »
Il était temps qu'il commençât à prendre au sérieux ce programme menteur, tant de fois promis et délaissé. Depuis la rupture avec l'Angleterre, le bienêtre et la richesse de la France avaient reçu de ticheuses et profondes atteintes, et nos victoires, quelque spoliatrices qu'elles fussent pour les pays çon- | quis, étaient bien loin de pouvoir suppléer à Timmeo^ ^ déflcit causé par l'anéantissement de notre commerce l