ThiNaijJcau
lurun certain nombre d'ann(''es; qu'ils fussent ï":*^
aux rù.:^'îes de ravancenvMit; il leur imposa "i^"-
)ite dépendance vis-à-vis de leurs supérieurs, ant ces conditions, il leur abandonnait le mole renseignement public.
les» que Napoléon ne put jamais réaliser tout n raison de la résistance que lui opposaient DTS de son siècle, ne furent qu'indiquées en 1806. La fondation de l'Université était ajournOy mais il était, dès lors, facile de prévoir les I l'institution. Elle avait tous les inconvénients Dtralisation dans un ordre de choses qui ne
supporter impunément. L'État a pour devoir Mller et d'encourager Tinstruction, il n'a pas dé raccaparer. Le monopole, en rendant toute ence impossible, supprime aussi toute émula-
paralyse un des stimulants les plus précieux ivité humaine; il encourage la routine et la
d'esprit. L'uniformité absolue dans les méet dans les doctrines n'est pas moins con-
^. Tt r iirseac rien à :a!rç i «a esprit, et en ., r r.ies&îir on éioif-i l'fi^Tt. Enfin, Us ^ r .ciJtiniijnoe eicessive a-x:uels devaîerit . ..-^l^ «is zifr.bres d'j f^^tur crrps enseignant, ^.^ -.•«:. :ju"iii;5ser l'esprit d'une :}nct'on si nc- . -; . ievee : ils révélîiecl t'op ouvertremenl la pré- ,....: :^ .ctcr iins un moule réglementaire toutes > /iiîi-iîs r: t.ji.l-is les intelligences, de confis:;uer > r< ir:i:5 et toutes les influences au profit de ':..., :es:-d-dire, en réalité, au profil d'un seul .aiîue.
\iLe préTCCupation égoïste et intéressée qui pous- Niù Napoléon à tout rapporter à sa propre personne, . îaii>îbrmer en moyens de gouvernement les fonc- :oi);> et les objets les plus étrangers à la politique, >iiticliait plus ouvertement encore dans le catéjiiisme qu'il fit publier en même temps que son proec d'Université. La théologie elle-même allait se voir tbrcêc de devenir un instrument de propagande impérialiste. Dès le mois d'août 1805, Napoléon avait fait pressentir la cour romaine, au sujet de son projet de catéchisme, mais elle avait d'excellentes raisons pour faire la sourde oreille, et elle montra peu d'empressement. Il résolut, en conséquence, de se passer d'elle et de faire confectionner l'ouvrage par ses propres théo!ogiens sur le modèle du catéchisme de Bossuet, accommodé aux besoins des temps nouveaux. Mais il ne s'en tint pas à cet empiétement sur les prérogatives spirituelles; il procura au pape l'agréable surprise de lire cette profession de foi revêtue de l'approbation du cardinal-légat Caprara, à qui Pie YII avait expressément défendu d'y donner le moindre
il avec son protecteur, par le simple énoncé \ f
Limes que contenait le Catéchisme impèriaU Quels sont en particulier nos devoirs envers )n I", notre empereur? — R. Nous lui devons iculier Famour, le respect , l'obéissance , la U service militaire^ les tributs ordonnés pour 186 de Tempire et de son trône , des prières B8 pour son salut et pour la prospérité de
Pourquoi sommes-nous tenus de tous ces deivers notre empereur?— R. Parce que Dieu, en Dt notre empereur de dons, soit dans la paix 18 la guerre, l'a établi notre souverain et Ta ion image sur la terre. Honorer et servir notre ir est donc honorer -et servir Dieu lui-mime. Vy a-t-il pas des motifs particuliers qui doivent rtement nous attacher à Napoléon I^, notre fort — R. Oui, car il est celui que Dieu a susnr rétablir la religion sainte de nos pères et D être le protecteur. Il a ramené et conservé public par sa sagesse profonde et active^ il rÉtat par son bras puissant; il est devenu f oint
f. far ce point les documents publiés far H.d'Haussonville. loléon au prince Eugëae, 23 mars 1806.
xfiMRB DE NAPOLECÎi 1".
nar la consécration qu'il a reçue du sou- ^ ^ , (Jeux qui man nierdient a leurs de-
vs^rw*'^ ■ i nofre empereur se rendraient dignes di la s*^^r^ ^"* ' . . pA-
' ''^"cpi^uve encore plus de dégiàt que d'indigna-
«Offrant qu'un honme a osé dire de lui-même
'"'*^ g choses impudentes. Ce qui est plus extra-
^!3lna>rc encore, c'est qu'il ait pu les dire impuné-
, jj„j Je siècle d** Voltaire c'est qu'il ait pu en
". l'objet d'un enseignom-nt reH'jievx! Avec quel
^flt sans-fîiçon et ancien sous-lieulenant d'ar-
•Jlene enrôle le [ ape dans sa pol ce et transforme
. lui-même en ffendarme î Son autocratie nVlail
w, loin, comme on voit, de passer à l'état de dogme.
,-^j,jl ià. à SOS yi'ux, une t^nsilion nécessaire, en
.* j.,;jnt rapolhi'oso. Celte métliorîe constante, inva-
^> de tout exploiter , au profit du desp lisme,
ipriil* riionneur du soldat jusqu'au zèle du pauvre
^rê de village ensei;?nant la morale aux petits en-
^iit<, aété admir(^e comme une conC'^ption du génie,
y^is elle n'a pas plus de rapport avec l'art de gou-
n'mer que l'acte du sauvage coupant Tarhre pour
:»eillir le fruit n'a de rapport avec Tagriiulture. Une
rftose a manqué k ce sjstème pour qu'il fat apprécié
i sa juste valeur, c'est de pouvoir être jugé par se»
résultats. Si ce régime avait pu «Ire'pratlqHé dads^f^s
con^litions de calme, d'ensemble ^Idfe' continuité qui
sont nécessaires à toute expérience, en présence de
Teffroyable abjection qui en était la suit*? inévitable,
on eût été promptement amené à reconnaître que
Extrait du Catéchisme do TEmpli-e.
R«PTURS AVEC LA PRUS&B. 4&9
106 n'est pas le génie , et que, même au point m du succès, la politique qui dégrade les hommes
les dominer n'est jamais de l'habileté, parce le détruit elle-même à l'avance tous ses éléments irée et de stiibilité.
adant que Napoléon consolidait son despotisme à rieur en l'enracinant de plus en plus dans les rs même de la nation, l'orage dont nous avons S8 premiers symptômes se montrer en Prusse
pris des proportions tout à finit menaçantes. Le était empressé avec une simplicité rare d'accepoffre de Napoléon relativement à la formation ï Confédération du Nord, comptant sur le bon de cette ligue pour se faire pardonner par ses i toutes les humiliations qu'on hii avait iniTigées. dès ses premiers pas il se trouva entravé de telle
qu'il ne put rien conclure. Tout en protestant ir bonne volonté, la Saxe et laHesse ou lui oppotdes raisons dilatoires, ou exigèrent pour prix de idhésion des avantages qu'on ne pouvait leur actr. On ne tarda pas à savoir d'où venaient ces obsu II est certain, quoi qu'on en ait dit, que Napoivait voulu faire entrer l'électeur de Hessc-Cassel la Confédération du Rhin. Mais il y avait mis condition expresse que ce prince donnerait sa ision de maréchal de Prusse ' ; il est donc trèsunblable que n'ayant pu le rattacher à son sys- , il fit sous main tout ce qu'il pouvait pour le rner de se lier à celui de la Prusse. Mais il devait
prévoir que l'électeur dénoncerait tôt ou tard
[apoléoQ àTallcyrand, 31 mai ISOf».
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novre. Il voulait que sur ce point Laîorest fàt trompé lui-même aGn qu'il pût plus facilement tromper les autres: c Laissez-le, écrivait-il à Talleyrand dès le 2 août, dans la conviction que je ne fais point la paix avec l'Angleterre à cause du Hanovre». Laforest fut en même temps chargé de noircir et de perdre auprès du cabinet prussien < ce misérable, ce pantalon imbécile, ce faux et bas Lucchesini qui avait les renseignements les plus ridicules *. » Mais ces dénégations et ces calomnies nepouvaient plus avoir d'autre effet que d'augmenter l'irritation et les trop justes défiances d'un gouvernement dont la patience était à bout. Le roi de Prusse ordonna sur-le- champ la mobilisation de son armée.
En même temps, l'explosion longtemps contenue des sentiments publics éclata avec une violence extraordinaire. Dans toutes les guerres continentales qu'il avait entreprises jusqu'alors, Napoléon avait eu à com» battre des gouvernements plus ou moins solidement organisés, il ne s'était jamais trouvé aux prises avec ose nation. £n Italie comme en Autriche, il n'avait eu aflEure qu'à des peuples sans cohésion, sans esprit national, unis par un lien fédératif des plus faibles, et possédant à peine la notion du sentiment patriotique. Dans ces pays, derrière le gouvernement, il n'y avait que des individus ou tout au plus des provinces, et l'armée une fois détruite on y était mattre de tout; en Prusse au contraire, derrière le gouvernement, il y a?ait une nation. Il y avait un peuple intelligent, éclairé, actif, très-homogène, et justement lier des