‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 174 sur 310 · Oiialri»-[nc b'iîlctin, 13 ootohrr · texte numérisé non relu

Oiialri»-[nc b'iîlctin, 13 ootohrr

•2. L'cinlrc tant contesté fh-pnis est auKsi précis que pwsiWf- ■ Porlez-ious, le jlus tôt possibh avec le ciiri*^ de Dtrnaâoiit à ihiinhurg. ■• N.ii"'lM'n à Mural. 1!> (H-tnJnr. Une Icllre np^lié* J** sn":r ilu raîme j ur \\ D&vout par Borllii r ajcuU t : « ^i le prince <!• I*oiîto Cl rvo ctait dans vos environs roi/jf ])ourricz marcher enft^' blff mais Teroper^ur espère qu'il atra Jijà marché avec Jacaraler:^ du graid-diic «le Borg pour Dornbury. » Ou laissait donc à BcroàdoUe la facu té de cho's r, mai) on dann it la préfcrence à ce dernier m3UveQ:eiit.

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urpemeuts du Landgrafemberg, et à donner à ses ors corps leur position de bataille. Àugereau fut cé'à gauche, sur la route de Weimar; Soult, à isfcœdt, avec la droite; au jcentre, sur le plau, étaient Lannes, Ney, Hurat accouru de Domrg avec sa cavalerie légère, enfin Napoléon Juime avec sa garde. L'ensemble de ces forces mait un total de plus du double de l'armée de Hoilohe. Le 14 octobre au matin, par un brouillard lis, Lanncs fut chargé de dégager le terrain, afin permettre à notre armée de se déployer: il atpua les avant-postes prussiens avec une vigueur ilaur fit bientôt comprendre qu'ils avaient devant t autre chose qu'un corps isolé. Ils se maintinrent adant quelque temps dans les villages de Closewitz de Gospoda, mais ils ne tardèrent pas à en être issés; et Hohenlohe n'apprit que par cet engageant préliminaire qu'il allait avoir sur les bras toute rmée de Napoléon. Il fit aussitôt prendre les armes les troupes, se hâta de rappeler à lui le général \xhél encore à Weimar, puis il se porta en avant ur reprendre une position dont il conunençait seunent à comprendre toute l'importance.

A dix heures du matin, la bataille interrompue re- Bunença, engagée cette fois par le maréchal Ney, lij emporté par son impatience, alla se placer avec )i8 mille hommes seulement au centre même de la [06 ennemie. Assailli par des masses de cavalerie, maréchal avait formé ses bataillons en carré, il se aiatenait depuis près d'une heure dans cette posim périlleuse, lorsque Lannes accourut pour le déiger. Au même moment, Augereau attaquait les

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Prassiens par Iserstedt, après avoir tourné la Schuecke, position qu*ils croyaient inabordable, et Soult, sur notre droite , échangeait une fusillade des plus tItcs avec leur infanterie retranchée dans un petit bois situé derrière le village de Glosewitz. Lorsque Napoléon vit ses deux ailes gagner du terrain sur les troupes prussiennes, il fit avancer simultanément la garde et toutes les réserves. L'irruption soudaine d'une masse aussi écrasante rompit en un instant le centre de Hohenlohe; la ligne ennemie plia et, au moment où elle fléchissait, Murât, saisissant l'occasion, fondit sur elle avec toute sa cavalerie, t En un din d'ceil, * dit Napoléon, la retraite des Prussiens ftit changée en pleine déroute. Les fuyards, poursuivis le sabre dans les reins, se précipitent dans la direction de Weimar. C'était à cette heure même que le général Rûchel arrivait sur le champ de bataille avec ses vingt mille hommes harassés par une marche forcée. Il se place intrépidement en travers de la déroute, mais il est presque aussitôt renversé par le choc irrésistible d*une armée victorieuse; et le torrent arrêté un instant se précipite de nouveau sur Weimar, où nos cavaliers arrivent pèle mêle avec les fuyards, enlevant les prisonniers par milliers.

Pendant que Napoléon remportait sur Hohenlohe cette facile victoire, Davout luttait seul à cinq à six lieues de là contre la plus grande partie de rarmée prussienne, commandée par le roi en personne et par le duc de Brunswick. Ce maréchal avait profité de la nuit pour commencer l'occupation du défilé de Koesen que les Prussiens devaient traverser pour atteindre Naumbourg. Le matin du 14, prévoyant qu'il allait

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avoir affaire à un ennemi supérieur en nombre, sans connattre encore toutefois toute retendue du danger, il s'était vainement efforcé de rt tenir Bemadotte, à qui des ordres positifs, quoique susceptibles de pluâenrs interprétations, prescrivaient d'occuper Dom- Iwrg. Bemadotte, qui ignorait d'ailleurs le véritable état des choses, s'en tint à la lettre de ses instructions, et quoi qu'on puisse dire pour bl&mer ou justifier sa détermination, il est certain qu'en cela il agit conformément à l'esprit que Napoléon avait développé dans son armée. Quand un général afGcIie de telles (urétentions à l'infaillibilité, lui seul est responsable des événements, et il est mal venu à se plaindre des finîtes qui sont commises en exécution de ses ordres. Le 14 octobre, au matin, à l'heure même où la bataille s'engageait à léna, le général Schmettau, qae Brunswrick envoyait bien tardivement en avantgarde pour prendre possession du défilé de Kœsen, vint se heurter à travers le brouillard, contre la division Gudin qui en gardait l'entrée en face d'Hassenhansen. Blûcher commandait la cavalerie de Schmettau. n chargea avec impétuosité celle de Gudin et la fit plier, mais il s'efforça vainement d'entamer notre infanterie, formée en carrés et soutenue par des batteries qui balayaient la chaussée. Les corps du prince d'Orange et de Wartensleben, ayant débouché d'Auërstaedt pour soutenir Schmettau, la division Gudin se trouva un instant assaillie par des forces triptes et débordée de tous côtés. Mais , protégée par rbabileté de ses dispositions, favorisée par un brouillard épais qui mettait beaucoup de conftision dans les manœuvres, elle défendit héroïquement le poste

^ ÏIISTOλ-^ « 5AP0LÊ0X r.

I ^fji râoii "^ icnna aux autres divisions de ^ , I. «««Ils . ituyiirir à son secours. La division . jyinï * jnsœwre et, par un mouvemeiit vi- \^ AâaàiP^ -^ droite de Gudin en retoulant sur fv^^Bjy, k. r^îaierie qui menaçait de rompre nos ^..■aj-itf. Xo:re gauche restait en péril. Le duc . jj2Tam:wuii. iilarmé de la résistance inattendue : :;«uujiJiir'(i::. et désolé de la faute qu*il avait comjfi ^ Idisîsiat prévenir à Kœsen, résolut de ^'cu'^rr ja i;assjge i tout prix. 11 réunit ses deux dii^isuii* a i.*au^e et de Wartensleben, il les exhorte, ^ ufci. ^ M\xT tête et les conduit lui-même au feu. II .^ tçix i>i^ uue grêle de balles et de mitraille. Ses ^,;yj)c> soucieuiient bravement cette épreuve, mais ..iça, i jiit pds l'élan nécessaire pour enlever nos po- ^voii*- c!'^ clierchant à les entraîner, le vieux maréu^ t!-^^ blessé mortellement : tout près de lui tombe v.LucUau. un instant après, Madlendorlf lui-même >.w ><?s plus braves olliciers égalemont frappés i :,^... l'OpenJant la division Gudin épuisée de fatigue „,i,k succo. liber, ]orsque débouche à son tour la divi- ^.4. Uorand qui renouvelle le combat avec des trou- .H..^ .ruùîies. Le prince Guillaume avec sa cavalerie^ c :oi Cl) personne avec la division Wartensleben Ta- .k^uotit et la chargent tour à tour sans réussira cLH duler ; le premier est blessé, le second a deux cbe- ^«AU\ Lues sous lui. Nos carrés restent immobiles sous 0*. (le avalanciie de cavaliers. Reçus par un feu meur- «ikt los Prussiens sont repoussés en désordre et joDchout la terre de leurs cadavres. .\lorSy profitantderîDdi\'is on ot du t rouble <|ue ces échecs répétés ont répanduidaiis l'armée ennemie, Davout, par un mouvement

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mpide, porte ses divisioDs en avant, s'empare des laoteurs d'Eckartsberge et les couronne d*arfillerie. Le moment était des plus critiqaes pour Farmée NTOSsienne : c'était en effet l'heure précise où s'acheriit l'effroyable déroute d'Iéna, et il était plus que tmais important pour elle d'enlever les passages de Lœsen et de Naumbourg. Bien qu'elle eût échoué jus- {oe-là dans sa tentative, une attaque en masse dirigée ivec toutes ses forces réunies lui eût probablement rendu l'avantage, car ses efforts avaient été très-dé- D0II8US et deux de ses divisions n'avaient pas encore oombattu. Mais le roi ne se doutait en rien du dè- Httbre de Hohenlohe , il avait fait les pertes les plus craelles , il avait vu tomber ses premiers généraux et «s meilleurs ofGciers. II résolut de rejoindre le corps de Hohenlohe, sauf à reprendre ensuite le même cheflrin et à forcer le passage du défilé avec toute l'armie prussienne. II donna en conséquence le signal de la retraite et dirigea ses colonnes sur Weîmar. BiTOut, qui avait perdu de son cdté près d'un quart de son effect f et dont les troupes empiraient d'épuiseiDRit, se trouvait hors d'état dMnquiéter la marche de l'année du roi. Elle put donc arriver en assez bon ordre jusqu'à la hauteur d'Apolda, à mi-chemin entre Auërstaedt et Weimar. Mais, parvenue à ce point, oUe y trouva rangé en bataille le corps de Bemadotte accouru de Dornburg, et presque en même tonps elle fut comme submergée par le flot des hfûrds de Hohenlohe. Ceux-ci vinrent se jeter sur elle perdus d'épouvante, serrés de près par notre cavalerie qui les poursuivait dans toutes les directions. OMgée de changer son mouvement de retraite an

' Quelque atmljUlIlU IjUP^IIi^^ de TLirtnée était resté intact, car e] avec le plus grand courage. Mais, S| puis longtemps déslialâtuéc de laj| trouvée, à l'improviste et en non^ prises' avec une armée commandas sans pareil, possëd int au plus hiati acquise et cette impétuosité irré^ une longue suite de victgires. L'isai gagée dans de si déplorables condit b!e; aussi peul-on dire que la jol sembla à une boucherie plutât qu'à] à ses conséquences elles devaient | encore, l'ne Tois celte armée dctru J devenait impossible, la Prusse resl la merci du vainqueur. I

Napoléon rendit compte de sal d'inexactitude encore qu'à l'ordin tOLiLe trace de la méprise qui M

LE DÉCRET DE BERtlN. fiOS

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• Selon l'expression de Napoléon , et le ton

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tteur connaît son adhésion secrète à la coalition.

liûit un crime de n'avoir pas repoussé par la

Jet troupes prussiennes lorsqu'elles ont traversé

il et par un reproche tout contradictoire, de

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.oblige à occuper ses Etals. On pourrait croire ,

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^MléOQ BU prince primu, I" ocUiiire.

494 HISTOIBK DE NAPOLiON IT.

Deux conduites ai différentes mërîtaienti ee semble, de la part de Napoléon, des traitements très-dîyers. 11 en fût ainsi en effet, mais contrairement à ce qu'on pouvait supposer, il renvoya sur parole les priaonniers saxons avec toute sorte de compliments flatteurs pour leur souverain qui nous avait fait la guerre, et il confisqua les États de l'électeur de Hesse-Gassel qui était resté neutre. On a , selon Thabitude , répété à propos de cet incident toutes les fables qu'il a plu à Napoléon d'inventer pour rendre odieux le prince qu'il avait résolu de dépouiller. Ce prince astucieux^ comme l'appellent nos historiens , avait un travers qu'il n'est pas rare de rencontrer même chez des hommes qui n'ont rien de princier, c'était le désir de se conserver lui-même. Sommé de se prononcer entre deui ennemis puissants , qui tous deux convoitaient ses dépouilles, il avait obéi à la criminelle inspiration de ne se déclarer ni pour l'un ni pour l'autre , et il s'était teDu immobile dans sa capitale après leur avoir notifié sou intention de garder la neutralité. Si ce n'était pas là un titre à notre amitié, ce n'était pas non plus un titre à notre haine. Mais depuis quelque temps déjà, Napoléon avait résolu de créer en Allé* magne un nouvel État qu'il destinait soit à Murât, soit à Jérôme, et malheureusement pour l'électeur de Cas* sel, la Hesse supérieure occupait précisément la ré' gion géographique qu'il avait choisie, tandis que h Saxe était dans une position beaucoup trop exœntri' que pour remplir ce râle providentiel. Aussi, quoi qo^ pût faire l'infortuné électeur. Napoléon était d'avance décidé à le trouver coupable, et Ton sait s'il était ingénieux pour créer des torts à ceux qui n'en avaient

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pas. Au limier aDomeiit, le prince» averti des dangens qn'il courait, demanda, après de longues bésitaiions» à faire partie de la Gonfédëratioo du Rhin; il se jeta camme fasciné dans les bras de l'ennemi. Napoléon Mfosa froidement ; il avait sur lui d*antres vues. Le 30 septembre , i la veille d'entrer en campagne, ècrinuoit 1 son frère Louis, il lui recommandait « d'avoir ponr l'électeiir êe bons procédés , de bien vivre avec lui, de lui prodiguer des paroles d'estime, » afin, diialt-il, de le maintenir encore quelque temps dans sa neutralité , mais il le prévenait en même temps « qu'une fois le premier acte de la guerre fini , il le chargerait peutrétre de conquérir Gsssel, d'en chasser l'électeur et de désarmer ses troupes. » Ce qui ne Tempâchait pas de déclarer, en ce moment même, dans une lettre au prince primat < qu'il n'avait aueime raîton de u plaindj^e de FélecUur^ qu'il ne l'attaquerait jamais desùn plein gré*, »

Le lendemain d'Iéna, le premier acte de la guerre est fini , selon Texpressûm de Napoléon , et le ton change l>ru8quement. Une note, rédigée en style équivoque, est envoyée à l'électeur pour lui apprendre que l'empereur connaît son adhésion secrète à la coalition. On lui fait un crime de n'avoir pas repoussé par la force les troupes prussiennes lorsqu'elles ont traversé Gassel , et par un reproche tout contradictoire , de n'avoir pas licencié sa propre armée. Cette conduite nous oblige à occuper ses États. On pourrait croire , d'après ce langage ambigu, qu'il n'y a là qu'une

simple mesure de précaution. Mais Mortier reçoit le

!• Napoléon au prince primat, 1'^ octobre.

même jour des instractioûs beaucoup plus explicites. Napoléon le charge de s'emparer de la personne de l'électeur et de l'envoyer prisonnier à Metz. Il désarmera sur-le-champ l'armée hessoise et fera administrer les Ëtats au nom de l'empereur. « Mon intention, ajoute Napoléon, est qtte la maison de Hesse ait cessé de régner et soit effacée du nombre des puissances^ > Il annonça cet événement dans son bulletin du 4 novembre, en accablant l'électeur des plus basses insultes, et il les fît suivre de ces consolantes prophéties : < Les peuples de Hesse-Cassel seront plus heureux. Déchargés de leurs corvées militaires j ils pourront se livrer paisiblement à la culture de leurs champs; déchargés d'une partie des impôts , ils seront gouvernés par des principes généreux et libéraux , principes qui dirigent l'administration de la France et de ses alliés. > Les malheureux Hessois, dont les ossements blanchirent avec les nôtres sur tous les champs de bateille de l'Europe, allaient bientôt savoir ce quMls devaient penser de ces roucoulements de colombe et de la félicité sans mélangé que leur promettait ce bon faiseur de pastorales. Ils ne furent que trop tôt mis à même de faire la comparaison entre \e prince astucieux et le candide empereur. Napoléon n'était pas homme à perdre du temps pour recueillir les fruits de la victoire d'Iéna. Dès le lendemain même de la bateille, il frappa les pays conquis d'une contribution de guerre de cent cinquante neuf millions , et décréta « Qae toutes les marchandises anglaises qui se trouveraient dans les villes du nord ap' partiendraient à Varmée*. »

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