‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 178 sur 310 · I. Keztnsac, Sourenirt milifaircs · texte numérisé non relu

I. Keztnsac, Sourenirt milifaircs

lÉMA. — LE DÉCRET DE BERLIN. 505

et de l'honneur national, chassa de sa présence le prince de Hatzfeld : « Ne vous présentez pas devant moi, lui dit-il, je n'ai pas besoin de vos services ; retirez-vous dans vos terres l ' » Il interpella ensuite le comte de Neale, lui reprocha avec dureté les nobles sentiments que la fille du comte exprimait dans une lettre interceptée, et rejetant les malheurs de la guerre sor les intrigues de la noblesse et de la cour : « Le ban peuple de Berlin, s'écria-t-il, est victime de la guerre, tandis que ceux qui l'ont attirée se sont sauvés. Je rendrai cette noblesse de cour si pelitCy qu'elle sera obligée de mendier sonpainl *. »

n voulut dès le lendemain commencer à mettre cette menace à exécution en frappant la noblesse prussienne dans la personne de ce même prince de Hatzfeld, qu'il avait si brutalement traité dans son audience de la veille. Son premier soin en entrant i Berlin avait été de faire mettre la main sur la poste et d'ouvrir toutes les correspondances publiques et privées. Le prince venait précisément d'écrire à son souverain pour lui rendre compte des circonstances de notre entrée à Berlin, et il était si loin de se douter qu'il y eût quelque chose de criminel dans un acte si naturel, qu'il n'avait pas hésité à confier sa missive k la poste. Cette lettre , dont la copie a été conservée et qui était des plus insignifiantes^ fut mise sous les yem de Napoléon. Il y saisit aussitôt le prétexte dont la politique avait besoin pour faire un exemple à l'adresse de la noblesse prussienne. Il rendit séance tenante un décret qui traduisait le prince de Hatzfeld

' 1 . Vingt et unième Bulletin.

Page 1