Qaarante-scptièmc bulletin
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qu'il y avait en lui une tendance croissante à n'en tenir aucun compte dans ses calculs qu'il importe de noter la progression de ce penchant de son esprit. Il croyait avoir répondu à tout, quand il avait écrit dans son bulletin < que sans les horribles boues, suite des pluies et du dégel, pas un seul homme n'eût échappé; » et c'était lui, le capitaine si habile à tirer parti du terrain, qui s'était si souvent moqué des beaux plans faits sur le papier, c'était lui qui trouvait cette justification plausible et acceptable, comme s'il lui avait été impossible de prévoir une tempéra- j ture qui durait depuis plus d'un mois.
Mais quoique peu éclatant, eu égard surtout i nos triomphes passés, le succès de cette courte campagne n'en était pas moins en notre faveur, puisque l'année russe était forcée d'évacuer ses positions et se voyait dans la nécessité de nous abandonner une partie de son artillerie et de ses bagages impossibles à transporter à travers les fondrières. Elle laissa ainsi dans nos mains quatre-vingts canons; elle avait perdu de dix à douze mille hommes en morts ou en prisonniers** Nous avions fait de notre côté des pertes presqae aussi considérables. Napoléon qui ne pouvait songtf i poursuivre l'ennemi dans des régions où selon Fez* pression d'un de ses officiers ^ il voyait se fondn ms bataillons, résolut de prendre ses quartiers d*hiver en attendant le retour d'une saison plus clémente. H dis- J tribua en conséquence ses corps d'armée dans des
1. Fezensac dit vingt mille, mais Napoléon, qui n'a pu l*habtUidf d'atténuer les pertes de TeDuemi, dit : 12,000 hommes. Quarante- ^ septième bulletin.