‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 197 sur 310 · Correspondance:, du 27 janvier au 1" février · texte numérisé non relu

Correspondance:, du 27 janvier au 1" février

ttribuer qu'à eux-mêmes les malheurs qu'Us éprouvema! »

A parler ainsi en homme du destin il y a sans doute in puissant moyen d'agir sur les imaginations, mais tn grand général doit tout prévoir, même la possibiité d*un revers : il vaut mieux pour lui ne pas prentre des engagements qu'il pourra ne pas tenir, car en M d'échec l'effet qu'il a cherché se retournera couve lui ; et plus les esprits auront été exaltés par ses priffictionSy plus ils seront abattus en les voyant démarties. Dès le 28 janvier Bennigsen avait suspendu m marche, soit qu'il jugeât imprudent de s'avancer ^ftm loin, soit qu'il voulût faire reposer ses soldats ktigués. Le 30 janvier il commença à soupçonner que lu Français voulaient opérer sur sa gauche. Le 1" féilier il était près d'Allenstein lorsqu'on lui apporta k dépêche que Napoléon avait envoyée à Bernadotte fltqoi avait été interceptée par des Cosaques. Éclairé tovt i lait sur le danger de sa position, il prit aussi- Ht le parti de se retirer dans la direction de Kœnigsksg.A Jonkowoil nous arrêta une journée pour mainiMirses communications avec les Prussiens de Lestocq fii se trouvaient encore à Osterode dans une posifioB fort aventurée ( 3 février ). Il se déroba pendant h nuit, et les jours suivants nous tint tête de nou- «BUi à Hott, puis à Landsberg avec une remarquable solidité au moyen de fortes arrière-gardes qui OHmraient la marche de son armée. A son extrême fcoite les Prussiens séparés de lui par la Passarge et wàm de près par Ney restaient toujours très-exposés. Prévenus par ce maréchal à Deppen où ils espéraient franchir la rivière, ils durent sacrifier une partie de

était serré de si près, grAce à la rapidité de n vements, que le premier choc entre les deu) eut lieu ce jour-là même. Les Husses s'étaier en arrière d'EyIau; ils n'avaient occupé la vi ai)ords qu'avec leur arrière-garde commai Barclay de Tolly. Soult l'en chassa après un combat dans lequel la ville fut plusieurs foi: reprise et notre centre s'y lo8:ea pour y p nuit.

Le lendemain 8 fi^vrier, le jour naissant i position dts deux armées. Celle des Russes vait beaucoup plus rapprochëe de la ville qu vait d'abord supposé Napoléon- Trompé reconnaissance imparfaite de Wurat.et conBr ses suppositions par les affaires des jours pH l'Empereur croyait les Russes sinon en pi traite, du moins campés beaucoup plus corps d'armée de Soult se réveilla presque feu de leurs canons. Au petit jour Napoléon p

partout les traces du combat de la veille. En face s'éteDdait le champ de bataille. Une plaine couverte d'une neige glacée allait en s*abaissant à partir de nos position^ d'Eylau et de Rothenen pour se relever à Taotre extrémité après avoir décrit de légères ondulations. Telle était l'épaisseur de la couche de glaee |Di recouvrait le sol, qu'on se battit une partie de la |0iiniée sur des lacs dont on ne soupçonnait pas ■ftme l'existence. Le ciel était sombre et morne ; le «Ml du nord chassait çà et là des tourbillons de neige; Mree fond désolé se détachaient les masses noires il Tannée russe adossées aux hauteurs, de Saussgar- IMB à Scbmoditten, sur trois lignes de profondeur. iBes se tenaient là immobiles, tour à tour déployées IJJÉ bataille ou serrées en colonnes d'attaque derrière |b rempart de feu formé par quatre cents pièces d'ar-

: Tel fut le spectacle qui frappa les yeux de nos solitf^ à leur réveil. Ce tableau était d'autant plus fait IJRir saisir leur imagination qu*ils ne portaient dans ntte guerre aucun des entraînements qui eussent IH propres à déguiser ce que cette scène avait de l|giibre. Ce n'était pas pour que leur patrie fût plus Are, plus grande ou plus prospère qu'ils venaient iBronter la mort à travers tant de privations sur cet ifireux champ de bataille, c'était pour une fantaisie li ce mattre exigeant, et pour une fantaisie dont i, ne rendait compte à personne, car que n'avait- il fm allégué pour se justifier d'avoir repoussé une ftix si avantageuse et si honorable? Tantôt Pondidiéry» tantôt les Polonais, tantôt les Turcs! en ■éalité, ils le savaient bien, Napoléon n'avait été in-

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