I. .VapûlÉon à Duroc, 9 TÉvrior 1SU
de faire mettre au Moniteur < que Tarmée russe avait été mise dans une déroute complète : qu'elle avait perdu dix à douze mille prisonniers, quatorze mille tués oo blessés. > Quant à nous, nous n'avions perdu que quinze cents morts et quatre mille blessés ^ Dans son bulletin^ il eût pour ainsi dire insulté aux souffrances du soldat en accusant des pertes aussi minimes; il âTOua donc mille neuf cents morts, et cinq mille sept eents blessés, chiffre qui toutefois était encore infiniment au-dessous de la vérité*. Bientôt les funèbres impressions du premier moment s'étant tout à fait diiripées, il ne craignit pas d'évaluer les pertes des Rosses à trente mille hommes et à quinze ou seize généraux; puis, lorsqu'arrivé à Landsberg, il n'eut fins sous les yeux le champ de bataille témoin de la destruction de tout un corps d'armée, il lui échappa técrire dans son soixante-unième bulletin qu'U était tiwreux pour Kœnigsberg qu'il ne fût pas entré dans les €akuls du général français de forcer l'armée russe dans mu positiœi ! Bravade puérile et surtout maladroite, car elle évoquait inévitablement dans les esprits une Question à laquelle il ne pouvait y avoir qu'une seule léponse. Le dernier des soldats était en état de comliendre, que s'il n'était pas entré dans les calculs ée Bonaparte de frapper un coup si eitraordinaire et é décisif, c'est uniquement parce qu'il en avait reemnu l'impossibilité.
Pour donner une idée de la cynique impudence qui eeractérisait cet homme et du peu de foi que méritent comptes rendus militaires, je me contenterai de